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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 20:02
  1. J'évite habituellement de verser dans la théorie du complot avec un centre de décision dans l’ombre qui tirerait des ficelles multiples afin d’infléchir à son profit le cours des évènements. Je suis néanmoins interpelé par la succession des informations lâchées au bon moment dans la presse et par la célérité de la justice, habituellement si lente en France, à s’en saisir. Je ne veux pas désigner, à la différence d’autres, des coupables. Je me contente, à ce stade, de constater que la mise en cause de certains candidats à la présidentielle du printemps prochain va toujours dans le même sens et que cette conjonction entre ce qui ressemble à une campagne de presse et certaines actions en cours de la justice me parait troublante. On voudrait éliminer les deux candidats les plus décidés à rétablir l‘ordre républicain en France, Marine Le Pen et Français Fillon, et on voudrait favoriser le candidat du « système », Emmanuel Macron, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

1/ Compte tenu du niveau élevé et encore en progression, selon les sondages, des intentions de vote en faveur du Front National, de la dynamique qui semblait se dessiner après la primaire de la droite de novembre dernier et de la relative faiblesse et éparpillement de la gauche, il paraissait acquis au début de l’année pour la quasi-totalité des observateurs que le second tour de la présidentielle opposerait Marine Le Pen à François Fillon.

Je me suis personnellement félicité de cette perspective en notant dans ce bloc que ces deux candidats, certes opposés sur la politique économique et sociale et sur l’Union européenne, avaient des positions plutôt convergentes sur l’attitude à adopter face à l’islam conquérant, l’insécurité, l’identité nationale et le rééquilibrage nécessaire de la politique étrangère de Paris, notamment vis-à-vis de la Russie et de la Syrie.

2/ Je constate que les enquêtes judiciaires en cours concernent ces deux candidats et qu’elles sont menées avec une grande célérité. S’agissant de la suspicion d’emploi fictif de l’épouse de François Fillon, la justice s’est mise en branle deux jours à peine après la parution du premier article du Canard Enchainé donnant les premières « révélations » sur l’ « affaire » Pénélope Fillon. Quant à la suspicion d’emplois fictifs au parlement européen de deux proches de Marine Le Pen déclarés comme attachés parlementaires et qui auraient en fait travaillé principalement pour le Front National, la justice française s’est fondée sur un rapport interne du parlement européen diligenté par sa présidence socialiste pour perquisitionner la semaine dernière au siège du FN, pour mettre en garde à vue les deux personnes en question et pour mettre en examen l’une d’elles sans que jamais la présidente du FN n’ait eu la possibilité de donner sa propre version de l’ « affaire ».

Les médias, alimentés par des sources occultes ou directement par la justice, semblent s’acharner depuis un mois sur le candidat de la droite et intensifie sa campagne habituelle contre la présidente du FN.

Dans le même temps, les soupçons de collusion entre Emmanuel Macron, « chouchou » des médias et du « système », et certaines banques étrangères qui pourraient financer sa campagne (Macron est allé deux fois à Londres), « informations » reprises par François Bayrou lui-même avant que le président du Modem fasse allégeance à ce même Manuel Macron, sont à peine évoqués par les médias et ils ne semblent intéresser en aucune façon la justice.

3/ Je constate que l’ « affaire » de l’individu Théo, abondamment présenté par les médias comme « victime » de violences policières, sans que la version, bien différente, de la police ne soit jamais donnée (seul l’Express a écrit un article sur cette version, curieusement reprise par aucun média audio-visuel), fait la une des télévisions, radios et journaux proches de la gauche (voir mon article du 8 février « l’affaire d’Aulnay-sous-Bois »). Les quatre policiers auteurs des « violences » ont été mis en examen par un juge d’instruction qui a retenu la chef d’accusation particulièrement grave de « viol », en contradiction avec les conclusions du rapport de la « police des polices ». En rendant visite à la « victime », le président de la république a semblé accréditer la version anti-police. Dans le même temps, les médias ont donné une large place aux manifestations (rassemblant au total peu de personnes, dont une bonne partie de « casseurs ») et ont minimisé les violences anti-police et les dégradations d’édifices, équipements publics et véhicules (plusieurs incendiés). Aujourd’hui même, ces médias font le plus large écho aux « manifestations » de quelques lycéens en « solidarité » avec l’individu Théo.

4/ Coïncidence. Deux ou trois autres « affaires » de « violences » policières datant de plusieurs mois, voire années, ont opportunément été mises sur le tapis. Elles sont toutes présentées de la même façon : de « braves » innocents, victimes de la « brutalité gratuite» de la police.

5/ Autre coïncidence. Hier, le « défenseur des droits », a donné une conférence de presse dans laquelle il a dénoncé ce qui est présenté comme une pratique systématique de la police d’effectuer des contrôles « au faciès » dont seraient victimes les Maghrébins et les Africains. Les médias ont donné un large écho à ces déclarations sans aucun esprit critique ni recul. Est-il anormal, compte tenu du taux de délinquance des populations concernées, que ces populations soient contrôlées plus que d’autres ?

6/ La même semaine, Amnesty International a publié un « rapport » à charge (basé sur quelles informations ? On n’en sait rien) sur les « violations des droits de l’homme » dont serait coupable la France dans la situation d’ « état d’urgence » actuellement en vigueur. Cette ONG, à la capacité d’émotion à géométrie variable, rejoint ainsi et amplifie les critiques de certains milieux de gauche (et, partiellement, d’une certaine droite) qui mettent en cause la légitimité de cet « état d’urgence ». Les médias reprennent à l’unisson ces critiques, donnant l’impression que les libertés fondamentales ne sont plus assurées en France en oubliant de rappeler que notre pays est visé en permanence par le terrorisme islamiste qui a déjà fait plus de 300 morts depuis deux ans. Quel pays, avec un tel bilan, ne se mettrait pas en « état d’urgence » ?

7/ L’image de donnent, volontairement ou non, les médias est celle d’une France qui ressemblerait au Chili de Pinochet ou à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid : violence institutionnelle et racisme ambiant. On croit rêver.

Soudain, nos médias semblent avoir perdu la mémoire des crimes horribles et massifs des islamistes commis depuis deux ans, de la violence et de la situation de quasi-insurrection qui est celle de nombreux territoires de notre pays, de la loi des « caïds » de la drogue et des tenants de la « charia », et du lourd tribut payé par nos policiers et nos gendarmes (15 policiers sont blessés chaque jour dans ce pays) et les étrangers de passage sont étonnés de la manière dont ces policiers se laissent insulter en permanence par les « jeunes » des « quartiers » (traduisez les voyous quasiment tous issus de l’immigration et quasiment tous de « confession » musulmane).

8/ Je constate que les deux candidats maltraités par les médias et mis en cause par la justice (ils font l’objet d’une « information » et ne sont même pas mis en examen, encore moins condamnés ; les médias ont « oublié » le principe de présomption d’innocence), François Fillon et Marine Le Pen, sont ceux qui défendent la police, qui dénoncent les voyous des « quartiers, qui veulent rétablir l’ordre et la sécurité dans ce pays, qui dénoncent l’islam conquérant, qui sont attachés aux racines chrétiennes de la France et qui veulent rétablir un dialogue serein avec Vladimir Poutine et Bachar-El-Assad, les « bêtes noires » des médias du « système ».

XXX

Je termine comme j’ai commencé. Je ne veux pas tomber dans la paranoïa du complot fomenté par le « système » pour détruire ceux qui le combattent, mais je dois dire que je suis interpellé. C’est pourquoi, je vous ai fait part de ces réflexions.

Pour terminer sur une note plus optimiste, je ne crois pas que ces « révélations », cette campagne et ces enquêtes judiciaires aient un impact sur l’immense majorité des Français. Mais si Macron devance de peu Fillon et si Marine Le Pen est battue de peu au second tour, je ne pourrai m’empêcher de penser que le « système », ses médias et ses juges auront influé à la marge le choix de nos concitoyens et que Macron, si par malheur il devait être le prochain président, ne sera pas ingrat envers les intérêts du « système », conjonction entre grands capitalistes, droits-de-l’hommiste naïfs et aveuglés par leur dogmatisme et « représentants » autoproclamés de « minorités » ethniques et religieuses qui ont décidé d’imposer leurs « valeurs » rétrogrades à la majorité.

Yves Barelli, 23 février 2017

 

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Published by Yves Barelli - dans Politique française
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commentaires

ratuma 23/02/2017 21:10

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2017/02/23/fake-world-se-rebiffe/

la théorie du complot - oui

ratuma 23/02/2017 21:05

https://resistance71.wordpress.com/2012/08/31/droits-de-lhomme-et-hypocrisie-amnesty-international-comme-agence-de-propagande-du-ministere-des-affaires-et

cette campagne n'a d'égale que le ridicule - triste époque

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