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photoidentiteAmi lecteur,

Voici mon blog. Un de plus, penserez-vous peut-être…Alors, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, une question préalable :

 

Qui suis-je ?

Je peux me définir ainsi : Yves BARELLI, né à Marseille le 13 juillet 1945, Provençal, Français, mais aussi citoyen du monde, ancien élève de l’ENA, ancien ambassadeur et néanmoins toujours penseur (si, si, c’est possible !) parce qu’ayant conservé un cœur et une raison.

 

En effet, je pense, j’ai des sentiments et des convictions, tout le contraire des trop nombreux « passe murailles » qui peuplent nos ministères et nos ambassades. Mais nous sommes quelques uns pour qui « service public » rime avec service du public et donc des autres et pas seulement service de sa carrière. Stéphane Hessel, grand ambassadeur que j’ai eu la chance de cotôyer, est à cet égard un exemple, médiatisé, et un modèle. Je n’ai pas son talent, mais son action et sa droiture sont pour moi et quelques autres source d’inspiration. Et d’humilité.


Je suis ancré à gauche, ce qui signifie que je crois aux valeurs d’égalité, de justice, de solidarité. Je crois que l’intérêt général n’est pas la somme arithmétique des intérêts particuliers. L’individu se transcende lorsqu’il met sa compétence et son énergie au service des autres, au service du bien commun et de la collectivité. En sens inverse, il est en droit d’attendre de celle-ci impulsion, protection, sécurité et redistribution. Il est faux de dire que le seul moteur de l’humanité est l’argent et la compétiton effreinée. L’affirmer est une insulte aux millions de gens qui, dans notre pays et ailleurs, donnent de leur temps, et souvent de leur argent, pour des idées, pour le sport, la culture, le combat politique (sans ambition électorale) ou syndical ou simplement pour aider les autres. La grandeur d’un individu, c’est d’être utile, pas de limiter son horizon à la taille de son compte en banque.

 

Pour moi, être de gauche, c’est ce qui précède. Mais je connais des personnes honnêtes et sincères qui ne sont pas du même bord. Il y a aussi des gens respectables à droite et, en sens inverse, des crapules qui se prétendent de gauche. Il est bon que nous ne soyons pas monolithiques. Je crois au débat d’idées et ai une aversion pour la « pensée unique ». Lutter contre les tabous, fuir le conformiste, se remettre régulièrement en question sont un formidable moteur de progrès. Cela, évidemment, dans le respect de principes moraux sans lesquels la vie en société se résumerait au combat de la jungle. J’admets toutes les idées, toutes les options, tous les débats. Mais je ne transige pas sur les valeurs de la République que sont la liberté de pensée et d’expression (qui doit toutefois être encadrée : la liberté de dire et d’écrire n’est pas celle de diffamer ou de mentir effrontément), l’égalité devant la loi, la solidarité institutionnalisée (autre façon d’exprimer la fraternité) et la laïcité (la religion relève du domaine privé). Vivre ensemble, c’est appliquer ces principes, c’est ne pas se replier sur les groupes familiaux, claniques, sociaux, religieux, c’est refuser le communautarisme que certains, dans notre pays, voudraient imposer. La loi doit être la même pour tous et il ne saurait y avoir de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Cela n’empêche pas la pluralité d’opinions et des choix de vie qui ne sont pas forcément les mêmes pour tous. Au-delà de l’identité nationale partagée, nous avons chacun notre propre identité. Elle peut être assumée et elle doit être respectée.


Pourquoi ce blog ?

Depuis le 13 juillet 2011, je suis officiellement retraité de la fonction publique, ce qui ne m’empêche pas de rester actif, y compris dans mon domaine de compétence professionnelle. Mais je suis désormais libéré du devoir de réserve (sauf sur les questions personnelles ou confidentielles dont j’ai eu directement à traiter dans mes fonctions passées ; je me conforme volontiers à cette obligation morale plus encore que légale) et peux donc m’exprimer sans entrave.


Cette liberté, je ne vais pas me priver de l’exercer. C’est la raison d’être de ce blog qui sera alimenté par des textes commentant l’actualité, des réflexions et des propositions. Sur les relations internationales, mon domaine de compétence reconnu. Mais pas seulement. Je n’aime pas les cloisenements intellectuels et professionnels. Mon horizon ne s’arrête pas à la diplomatie. J’ai des idées sur quantité de sujets que je souhaite partager. Sans fausse modestie sur ceux que je connais bien, avec prudence et humilité sur les autres. La parole ne doit pas être réservée aux spécialistes ou soit disant spécialistes, que leur spécialité parfois aveugle ou freine dans leur liberté d’appréciation.


C’est pour faire partager ma réflexion que ce blog est créé. Partage signifie échange. Je serai donc toujours heureux d’avoir vos réactions, positives (on est toujours content de recevoir des félicitations !) ou négatives (c’est de la confrontation d’idées que nait le progrès, à condition, évidemment, que cette confrontation ne prenne pas la forme de la polémique stérile où on ne cherche qu’à marquer des points sans soucis d’avancer).


Ce blog sera sans doute évolutif, en fonction des circonstances, du cheminement de ma propre réflexion et de vos contributions. Je n’en préjuge donc ni la forme définitive ni la périodicité. Dans un premier temps, au moins sur une base mensuelle et si possible hebdomadaire.


J’ai vécu dans un grand nombre de pays et j’ai beaucoup voyagé. J’ai écrit sur les terres et les hommes que j’ai cotôyés. Je tiens en réserve des écrits sur plus de 80 pays du monde. Je m’intéresse, et ce n’est pas extravagant pour un grand voyageur, aux langues et aux cultures avec une prédilection pour celles qui sont minoritaires, celles dont on parle moins parce qu’elles n’ont pas pignon sur rue. Dans mon identité, il y a la France mais aussi la Provence et l’Occitanie dont l’apport à la France n’est pas suffisamment reconnu. J’ai écrit beaucoup sur la langue occitane, qu’il m’est arrivé d’enseigner.


Ces récits de voyages, ces monographies sur les langues et les cultures, je voudais également vous en faire profiter. J’envisage donc un deuxième blog, consacré à ce type de récits. Dès que le premier (le blog « idées ») sera opérationnel, je me mettrai au second (« récits »).


Un dernier mot. J’avais pensé appeler mon blog, « le blog de son Excellence ». Pas par vanité, on l’a compris, mais par dérison, par autodérison. Je suis une « Excellence » qui n’est pas plus excellente que n’importe quel individu doué de cœur et de raison. Certains d’entre vous ont reçu la première esquisse de ce blog sous sa première appellation. Mais de plus doués que moi en informatique m’ont déconseillé ce titre. Dans un moteur de recherche, il renvoit à quantités d’individus non diplomates qui usurpent ce titre honorifique pour « vendre » tout et n’importe quoi. De plus, en tapant mon nom, le lien avec le titre du blog est difficile à établir. Alors, va pour « le blog d’Yves Barelli ». C’est moins original, moins amusant, mais plus fonctionnel.


Bonne lecture. Ne restez pas indifférents. Réagissez à mes écrits. Merci pour votre confiance et le temps que vous passez à me lire. J’espère que ce n’est pas du temps perdu.


Yves Barelli, 28 septembre 2011

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