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4 octobre 2019 5 04 /10 /octobre /2019 15:28

Une fois de plus, un individu a assassiné froidement au couteau. Mais cette fois, encore plus fort : au sein même de la préfecture de police de Paris ! Comme toujours, réactions très mesurées, pour ne pas dire timorées, des médias et des politiques, empressés d’affirmer, sans aucun élément tangible pour l’étayer, que l’assassin était un homme « normal », banal, insoupçonnable auparavant d’un tel geste et que, en conséquence, il ne pouvait s’agir que d’une crise de démence (explication donnée immédiatement pour nombre d’attentats individuels avant que, après coup, on reconnaisse, presque en catimini, une motivation terroriste religieuse). Depuis vingt-quatre heures que les télés ne parlent que de cela, des bribes d’informations commencent à apparaitre, qu’on apprend au détour d’une phrase  dite presque clandestinement, rompant en fait avec l’autocensure que le politiquement correct nous impose : on commence enfin à savoir que l’assassin était un converti à l’islam d’origine antillaise et vivant à Gonesse, ville assez « sensible » : curieux pour un employé travaillant au saint du saint de la sécurité et habilité aux informations confidentielles, et mêmes secrètes. La société française est en train de se suicider et bien d’autres éléments, moins spectaculaires que celui-là, le prouvent.

1/ Pour des raisons d’économie budgétaire, on recrute depuis des années des non-policiers et des non-fonctionnaires titulaires (et les projets de Macron de réformer la fonction publique pour accroitre le nombre de contractuels ne peuvent qu’aggraver cette situation) pour travailler dans les lieux les plus sensibles de notre sécurité. Je le savais pour nos préfectures. Je constate avec stupeur que c’est même le cas au sein de la préfecture de police de Paris. Je pensais qu’au moins là, on faisait attention : même pas !

En fait, cette dérive se constate désormais un peu partout.

Un exemple que je connais bien. Autrefois, les chauffeurs de nos ambassadeurs étaient français. Dotés de passeports de service (moins protecteurs que les diplomatiques mais offrant tout de même une assez bonne sécurité), ils étaient peu en prise aux pressions que tout pays cherche à exercer sur les ambassades. Aujourd’hui, on recrute des locaux, moins chers que les expatriés. Or, les locaux ont des comptes à rendre aux services de renseignement nationaux et, surtout dans les pays sensibles, ils peuvent être manipulés ou, en tout cas, intimidés par les groupes terroristes. Seuls les idiots ne le voient pas !

Il y a encore plus grave : dans les pays pour lesquels la sécurité de l’Etat et des citoyens a encore un sens, on est particulièrement vigilant dans les aéroports. Aux Etats-Unis par exemple (mais aussi dans de nombreux autres pays), ceux qui contrôlent la fouille des bagages qu’on passe aux scanners de sécurité sont des fonctionnaires de police. Chez nous, ce sont de simples employés formés en quelques jours et recrutés en général aux abords des aéroports : à Roissy, ils viennent des cités de la Seine-Saint-Denis et tout voyageur constate qu’il y a bien peu de Français de souche parmi eux. Idem pour ceux qui manipulent les bagages sur les pistes. Des enquêtes de télévisions ont montré des failles dans la sécurité : bref, on nous bloque si on a avec soi un peu d’eau ou du fromage à pâte molle (on confisque les Camembert, je l’ai vu !), mais la vérité est que notre sécurité n’est pas vraiment assurée.

Autre exemple : 10% des militaires français engagés dans nos opérations extérieures seraient des musulmans.

Et on pourrait encore citer pas mal d’autres exemples.

2/ Ouvrons les yeux ! Notre pays est myope. Il ne peut, et ne veut (peut-être pour se rassurer) voir la réalité en face. Sa sécurité n’est pas assurée pour la simple raison qu’on la confie à des individus peu sûrs. Ce n’est pas seulement une question de moyens budgétaires mais d’état d’esprit et aussi, il faut le dire, de lois qui empêchent de regarder la réalité et donc, pour la société, de se défendre.

Nous nous sommes dotés de lois tellement sophistiquées contre le racisme et la jurisprudence en a donné une définition si extensive que cette législation et cette pratique nous paralysent.

Se poser la question de la compatibilité de l’islam avec la République est déjà être « raciste », constater qu’il y a « beaucoup » de musulmans dans nos écoles est également être « raciste » (le maire de Béziers a été condamné pour cela). Et si je constate que le fait d’employer sans précaution des musulmans dans nos organes de sécurité peut être dangereux, je suis également « raciste ». Les contrôles au « faciès » sont également « racistes ». Pourtant, statistiquement, la probabilité qu’un Maghrébin ou un Africain soient plus délinquants qu’un Français de souche est avérée. Il ne s’agit certes pas de suspecter tous les immigrés mais faire porter les recherches plus sur eux que sur les autres, c’est, d’évidence, pour la police, gagner du temps. Or, la police n’a pas le droit de le faire, d’où le dilemme : ou on contrôle personne (cas le plus général), ou on contrôle tout le monde (sans efficacité parce que chronophage).

Dans le cas des personnes habilitées aux infos confidentielles ou au secret-défense, idem. Comme tout diplomate de carrière occupant certaines fonctions, j’ai été habilité au secret-défense : procédure relativement inquisitoire qui prend du temps : si on découvrait qu’on y passe encore plus de temps avec quelqu’un issu de l’immigration, l’intéressé et tous les « droits de l’hommistes » qui passent leur temps à mettre en cause ce pays crieraient immédiatement à la discrimination et porteraient l’affaire en justice (avec de grandes chances de gagner). Curieusement, la seule discrimination admise est la soit disant « positive », d’où quelques nominations de préfets issus de l’immigration : pas les meilleurs !

2/ Alors, je pose clairement la question : veut-on assurer notre sécurité ? Si la réponse est oui mais assortie d’une réaffirmation de l’illégalité et l’illégitimité des « discriminations » fondées sur l’ethnie ou la religion, je dis clairement qu’il n’y a en fait aucune volonté d’assurer la sécurité car le laxisme en matière d’origine est incompatible avec la sécurité.

En disant cela, je sais que j’en choque plus d’un. Mais ouvrons les yeux ! Ne restons pas myopes face à une réalité pourtant évidente.

Aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale, les citoyens américains d’origine japonaise ont fait l’objet d’une surveillance particulière, ils ont été « discriminés » et l’attitude adoptée envers eux a été « raciste ». La belle affaire : il faillait surtout se défendre contre l’agression nippone et contre tous ceux qui pouvaient en être complices.

Dans la plupart des pays musulmans, les hautes fonctions de l’Etat et plus encore de la sécurité sont interdites aux non-musulmans. Cela a une logique : difficile de défendre un pays ou un système si on ne fait pas partie de la majorité qui en est l’ossature.  

La France est en guerre. L’islamisme radical lui a déclaré la guerre, à elle et à l’ensemble du monde civilisé. C’est ainsi. Faut-il se laisser faire et ne pas prendre toutes les précautions sous prétexte que le faire serait « discriminatoire » et « raciste » ? Si vous pensez que oui, je ne peux rien pour vous si ce n’est vous combattre car vous êtes complices du terrorisme islamiste.

3/ Ma conclusion logique est que, avec la législation actuelle et l’interprétation qu’en font la plupart des juges, des hommes politiques et des médias, on est face à un blocage et que la situation ne pourra qu’empirer.

Si nous le voulons, les solutions existent. Pour le moment, je crains que la société française ne le veuille pas vraiment. Alors, continuons les pleurnicheries sur le deuil des cinq familles frappées à la préfecture de police, et, pour chaque attentat à venir (il y en aura certainement encore beaucoup), sortons les bougies et les nounours et pleurons : ça ne fera rien avancer du tout et ça amusera les terroristes.

Mais si, enfin, nous nous réveillons : faisons face lucidement à la réalité au lieu de détourner le regard, interrogeons-nous sur le bienfondé de certaines de nos lois et changeons celles qui s’avèrent nuisibles. Sortons aussi des règles européennes et des conventions internationales que nous avons signées en des temps moins dangereux. Et une fois ceci fait, agissons enfin sans complexe, avec lucidité et détermination.    

Je n’ai rien contre les musulmans. J’ai quelques amis qui le sont (j’ai habité le Maroc et l’Algérie et j’en garde le meilleur souvenir ; ceux qui voudraient m’accuser de « racisme » sont des imbéciles). Ils sont plus lucides que ce qu’on croit et se demandent pourquoi nous sommes si laxistes (le Maroc, par exemple, est un pays musulman mais là-bas, les islamistes, sont pourchassés, pas comme chez nous).

Pour le moment, l’islam pose problème. Les emplois bien rémunérés ne manquent pas dans le secteur privé, dans le « business » et dans quantités de secteurs qui nécessitent une haute qualification. Les musulmans y ont droit comme les autres.

Mais dans les secteurs régaliens de l’Etat, il faut prendre des précautions. Il me parait en conséquence nécessaire d’écarter de ces fonctions les musulmans (sauf exceptions évidemment, toute règle a ses exceptions ; il ne faut pas passer d’un dogmatisme à l’autre : c’est au cas par cas). Laisser un musulman (sauf exception, je le répète) travailler au sein de la préfecture de police, contrôler les bagages dans les aéroports, lui confier une arme dans la police ou l’armée ou un volant pour conduire un ambassadeur, c’est prendre un risque.

Ceux qui vont s’étrangler d’indignation en lisant ces lignes devraient, une fois leur indignation exprimée, s’ils sont honnêtes, réfléchir. S’ils sont de bonne fois, je suis sûr qu’ils me donneront raison. Quand bien même devraient-ils mettre un peu de côté leurs beaux principes parfaitement inadaptés.

En quand l’islam sera redevenu une religion « normale » et que le terrorisme islamiste aura disparu, alors, on pourra reconsidérer les discriminations.

Pour le moment, c’est prématuré.

Yves Barelli, 4 octobre 2019                                             

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