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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 18:22

L’Arabie saoudite et le Qatar sont tous deux des monarchies arabes wahhabites (l’« école » musulmane la plus rigoriste et la plus archaïque, ce qui n’empêche pas le Qatar de se donner un verni moderniste qui ne fait illusion que sur ceux qui ne le connaissent pas ou qui, pris par un jeu d’intérêts économiques, comme le France, font semblant de ne pas voir la réalité ; l’Arabie saoudite, elle, ne s’embarrasse pas d’hypocrisie et applique la charia dans toute sa bestialité). On pourrait penser que cela en fait des amis et des complices. Ce n’est pas le cas : le Qatar est comparable à la grenouille de la fable ; elle veut se faire plus grosse que le bœuf, en l’occurrence son grand voisin saoudien. A force de penser qu’en achetant tout et tout le monde (par exemple la FIFA qui leur a attribué la coupe du monde de 2022) pour leur donner une puissance mondiale hors de proportion avec la très modeste taille du pays, les dirigeants du Qatar ont indisposé le régime saoudien qui attendait l’occasion pour, en l’humiliant, ramener le Qatar à la raison. Il pense l’avoir obtenue, d’où la rupture de toutes les relations, pas seulement diplomatiques mais aussi aériennes, terrestres et économiques avec Doha, entrainant dans le blocus quatre pays de la région : Egypte, Yémen, Bahreïn et Emirats Arabes Unis. Cette rupture est-elle durable ? Sans doute pas. Au Moyen-Orient, jamais rien n’est durable, sauf l’instabilité.

1/ Le prétexte avancé par Riyad est le soutien au « terrorisme ». S’il est vrai que les liens de Doha avec Daesh, par riches mécènes interposés, sont quasiment avérés, on peut en dire autant de l’Arabie saoudite. La vérité est que le wahhabisme est la base idéologique du soit disant « Etat islamique » (« Daesh »).

En fait, ce que reproche surtout le régime saoudien à la monarchie qatari, c’est, dans le passé, d’avoir soutenu la confrérie des Frères Musulmans, actifs dans la diaspora, notamment en France, et qui était au pouvoir en Egypte jusqu’à ce que le coup d’état du général Sissi la renverse en 2013 et, dans l’actualité, d’avoir conservé des relations avec l’Iran chiite, considéré par Riyad comme son ennemi le plus dangereux.

Le soutien de Doha aux Frères Musulmans n’a pas de signification idéologique particulière. Riyad et Doha sont tous deux islamistes, mais chacun, pour accroitre son influence, soutient les siens et, à l’occasion, combat ceux de l’autre. Le Qatar soutenait l’Egypte islamiste du président Morsi et l’Arabie saoudite a soutenu le coup d’état du général Sissi pour s’implanter sur les rives du Nil dans le pays le plus peuplé et le plus prestigieux du monde arabe. En s’opposant à l’islamisme au pouvoir au Caire, l’Arabie saoudite a fait coup triple : elle a écarté le Qatar de l’Egypte, elle s’y est installée à sa place et elle a donné un gage aux Américains qui, comme les autres Occidentaux, commençaient à estimer que le persistance du wahhabisme, avec son attitude pour le moins ambigüe avec les terroristes islamistes et sa violation permanente des droits de l’homme (et de la femme) les plus élémentaires, commençait à poser problème (d’autant que, avec le pétrole de schistes, les Etats-Unis ont moins besoin de celui d’Arabie saoudite).

2/ Dans sa confrontation avec l’Iran chiite, ennemi de l’islam sunnite (au pouvoir tant à Riyad qu’à Doha), l’Arabie saoudite a trouvé dans l’Amérique de Donald Trump un nouvel allié qui rompt avec le rapprochement avec Téhéran opéré par Obama.

Les motivations des uns et des autres sont évidemment différentes. Pour des raisons internes, les Etats-Unis se cherchent des ennemis, la Syrie de Bachar (alliée à l’Iran et à la Russie), la Corée du Nord et, rompant avec la normalisation entamée par Obama (mais revenant aux vieilles oppositions du temps où Khomeini traitait les Etats-Unis de « grand Satan »), l’Iran, désormais accusé, en contradiction avec la réalité, de soutenir le terrorisme (alors que la réalité est plutôt le soutien, au moins idéologique, de l’Arabie saoudite et du Qatar).

Si les Etats-Unis de Trump se montrent à nouveau hostiles à l’Iran, c’est en premier lieu pour plaire à Israël et au lobby juif de Washington, si puissant, comme on le sait, que ce sont davantage les Etats-Unis qui dépendent d’Israël que le contraire.

En second lieu, parce que le nouveau président américain estime qu’il a plus à gagner économiquement et stratégiquement d’un renforcement de sa relation avec la monarchie saoudienne plutôt que des avantages hypothétiques d’un rapprochement avec l’Iran qui risquerait de ne pas rapporter autant que ce qu’on a pu penser et qui, surtout, mécontente tant Israël que l’Arabie saoudite.

Le déplacement de Trump à Riyad le mois dernier a scellé le renforcement de l’alliance stratégique avec l’Arabie saoudite (qui existe depuis la création de ce pays au début du 20ème siècle et qui est basée sur les intérêts réciproques : d’un côté, on a le pétrole et le soutien à la politique américaine au Moyen Orient, même lorsqu’elle avantage unilatéralement Israël, pourtant oppresseur des Palestiniens arabes ; de l’autre, le soutien au régime saoudien en fermant les yeux sur le fait qu’il s’agit du régime le plus obscurantiste, le plus en contradiction avec les droits de l’homme et les valeurs du monde occidental).

Ce revirement américain est une bénédiction et un bol d’air pour le régime saoudien, fragilisé par la chute depuis trois ans du prix du baril, par la montée de la contestation interne, par les critiques internationales qui se font plus vives depuis quelques temps et par le défi représenté par le petit Qatar qui nargue effrontément la suprématie régionale de l’Arabie saoudite.

Dans sa discussion avec le président Trump, le roi Salman a certainement obtenu le feu vert (au moins implicite) américain pour l’initiative agressive qu’il vient de prendre à l’encontre de l’émir Al Thani. Les divers contrats conclus au cours du voyage, qu’on a chiffré à 300 milliards de dollars (chiffre invérifiable : dans ce genre de transaction, on gonfle souvent les montants pour un effet d’annonce), ont sans doute aidé à la compréhension du président américain.

3/ Quelles sont les modalités de la rupture et quelles en seront les conséquences ?

L’Arabie saoudite et quatre autres pays arabes (Egypte, Yémen, Bahreïn et EAU) ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, ont fermé leurs frontières terrestres et aériennes, interdit le survol de leur espace aérien par les avions de Qatar Airways et donné deux semaines aux ressortissants du Qatar présents sur leurs territoires pour rentrer chez eux.

Pourquoi ces quatre pays arabes et pas d’autres ?

Parce que Riyad a une forte emprise sur eux. Sur l’Egypte, évidemment, dont le budget est renfloué par Riyad (à titre d’exemple, les deux navires de guerre « Mistral » vendus par la France à l’Egypte ont été payés par Riyad). Sur Sanaa, parce que le Yémen est en guerre civile et que Riyad y a envoyé son armée pour soutenir la faction au pouvoir (Doha aussi, mais sa participation est symbolique). Sur Manama, parce que le Bahreïn est un protectorat saoudien de fait (la population, à majorité chiite, est en état permanent d’insurrection contre la monarchie sunnite et les troupes saoudiennes ont participé à la répression).

Le cas des Emirats Arabes Unis est plus curieux et on peut expliquer la décision d’Abou Dhabi par la duplicité de ce pays composé de sept émirats quasiment indépendants dont Abou Dhabi et Dubaï sont les plus puissants avec un partage des rôles : Abou Dhabi s’occupe de politique et Dubaï de commerce. Politiquement, les EAU sont contre l’Iran mais économiquement, par Dubaï, ils sont son principal partenaire commercial dans la région (tous les produits théoriquement soumis à embargo sont présents sur tous les marchés et supermarchés d’Iran en provenance de Dubaï, relié par mer et par avion à Téhéran et à la côte iranienne).

Quant aux pays qui n’ont pas rejoint l’embargo saoudien contre le Qatar, on peut citer le cas du Koweït, qui ne veut pas s’attirer l’hostilité de la majorité chiite du sud voisin de l’Irak. L’Oman est le trait d’union politique accepté par tous (Dubaï l’économique) entre les monarchies arabes et les Etats-Unis d’une part, l’Iran de l’autre. C’est par lui qu’ont eu lieu toutes les discussions qui ont abouti à l’accord nucléaire avec l’Iran.

Quelles sont les conséquences de l’action saoudienne contre le Qatar?

Militairement aucune. Les Etats-Unis sont les alliés militaires de l’Arabie saoudite mais aussi du Qatar où ils ont une base aérienne. Riyad veillera donc à ne pas aller trop loin.

Economiquement, cela peut être gênant pour le Qatar. Ce petit pays de 12 000 km2 (à peine légèrement plus grand que la Corse) et de 2 millions et demi d’habitants (dont 80% d’étrangers) peut certes paraitre vulnérable.

Il n’a qu’une frontière terrestre, avec l’Arabie saoudite, désormais fermée. Beaucoup de camions qui approvisionnaient l’émirat l’empruntaient. Les bateaux et les avions cargo devront prendre le relai. Le Qatar, qui a des réserves financières considérables, peut payer le surcoût sans problème. Il peut aussi corrompre les intermédiaires pour contourner l’embargo.

A noter que la frontière avec l’Arabie saoudite est de fait, pas de droit. Si vous avez la curiosité de regarder des atlas, vous noterez que, parfois, une frontière terrestre du Qatar avec les Emirats figure sur les cartes. D’autres fois non. L’explication est qu’il s’agit d’une petite zone littorale désertique revendiquée tant par Riyad que par Abou Dhabi. L’Arabie saoudite l’occupe et empêche donc tout contact direct entre le Qatar et les Emirats. La route qui relie Doha à Abou Dhabi passe donc par quelques kilomètres de territoire saoudien.

Depuis de nombreuses années, des ponts sont en projet entre le Qatar et Bahreïn d’une part, le territoire émirati de l’autre. Ils n’ont jamais abouti. Avec le Bahreïn, les relations ne sont pas au beau fixe : les familles au pouvoir sont cousines (les Al Khalifa), mais en froid et il y a un petit litige territorial sur des îles. Avec Abou Dhabi, un pont serait plus compliqué à construire car, trop près du littoral, il devrait traverser la mer territoriale que l’Arabie saoudite s’est auto-appropriée.

Pour le moment, le seul pont qui existe dans la région est celui qui relie Bahreïn (qui est une île, ou plutôt un archipel) à l’Arabie saoudite.

S’agissant des liaisons aériennes, l’interdiction de survol obligera les avions qatari à faire quelques détours (pour l’Europe via l’Irak sans doute), à moins que cette interdiction ne soit qu’un effet d’annonce et ne soit pas réellement appliquée. Lorsqu’on annonce au Moyen Orient des décisions, il ne faut jamais faire des plans sur la comète s’agissant de leur application.

Il est évident que les canaux de communications ne seront pas rompus. Le Qatar comme l’Arabie saoudite sont membres tous les deux du Conseil de Coopération du Golfe (ils y côtoient les EAU, le Bahreïn mais aussi le Koweït et l’Oman, qui pourront servir d’intermédiaire, en particulier ce dernier). Ils pourront aussi continuer à se parler à Washington ou à l’ONU.

4/ Ma conclusion est simple. Elle consiste en un b-a ba de la géostratégie, malheureusement oublié par ceux qui ont un appétit plus gros que leur ventre : un petit pays ne devrait jamais braver un grand voisin. Il vient toujours le moment où ce voisin montre sa force. Quand l’ours en a assez d’entendre un chien qui lui tourne autour aboyer trop fort, il arrive qu’il donne un grand coup de patte et à ce moment de deux choses l’une : ou le chien se calme, ou il se pourrait qu’il soit anéanti.

Les exemples abondent dans l’histoire et dans l’actualité de petits qui ont cru pouvoir provoquer un gros voisin. En général, ça se termine mal pour le petit. Cuba a bravé les Etats-Unis et récolté un embargo de 50 ans. La Pologne avait cru pouvoir s’emparer de la moitié de la Biélorussie en 1917, profitant d’un affaiblissement passager de la Russie ; elle le paya en 1939. L’Ukraine de Kiev brave depuis deux ans la Russie : elle a déjà perdu la Crimée, ne contrôle plus ses régions orientales et est asphyxiée économiquement par la Russie. Si les dirigeants ukrainiens actuels étaient intelligents (je crois qu’ils ne le sont pas), ils s’arrangeraient avec Poutine. S’ils ne le font pas, ils finiront par être remplacés par des politiciens plus réalistes.

Le petit Qatar a cru pouvoir agir dans le monde comme une grande puissance. Il y a mis des moyens énormes : sa diplomatie, sa télévision Al Jazirah, l’entregent de son monarque à l’apparence « éclairée » et de son épouse d’apparence moderne (non voilée), dont tous ceux qui y ont un intérêt financier (ils sont très nombreux, notamment en France) disent le plus grand bien, et surtout, son système de corruption à l’échelle mondiale (si on faisait une enquête sur les cadeaux, petits et grands, reçus par les députés actuels de l’Assemblée Nationale française (tous partis, sauf peut-être le Front National), on risquerait d’en trouver une majorité).

Se croyant tout permis, pensant qu’il suffit de corrompre pour obtenir, les Qataris en ont fait trop. L’attribution de la Coupe du Monde de foot en est l’illustration et, peut-être, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la compréhension. Monsieur Zidane, qui a touché 5 millions d’euros pour faire la promotion du Qatar, a peut-être compris qu’il avait intérêt, pour son prestige, à se concentrer désormais sur le Real. Platini, qui a voté pour le Qatar (on ne sait s’il a touché et combien mais les apparences sont contre lui), a perdu son poste de président du football européen et s’est vu barrer la route de la FIFA.

En France, on peut penser que le nouveau président sera plus prudent que Sarkozy et Hollande, « amis » du Qatar.

En tous cas, entre le Qatar et l’Arabie saoudite, les Américains ont choisi. C’est l’Arabie.

La monarchie saoudienne voulait que le Qatar rentre dans le rang, c’est-à-dire reprenne sa place de petit émirat satellite de Riyad, une sorte de principauté de Monaco dont on tolère la présence de la princesse épouse de l’émir dans les magazines people, mais pas plus. Elle va sans doute réussir.

Le gros qui dicte sa loi au petit, est-ce moral ? Mais les relations internationales n’ont rien à voir avec la morale. Ce sont des rapports de force. Et, de toute façon, je ne vais pas pleurer sur le Qatar.

Ce pays va désormais être plus prudent et plus modeste. Ce n’est pas plus mal.Quant à l’Arabie saoudite, elle continuera encore pour quelque temps à être la source d’inspiration de ceux qui veulent nous imposer une domination mondiale d’un islam de plus en plus arrogant et conquérant. Là est le problème. Le Qatar n’est qu’un épiphénomène.

Yves Barelli, 5 juin 2017

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 10:17

L’assassinat délibéré d’un policier hier sur les Champs-Elysées par un terroriste islamiste, qui en a blessé grièvement deux autres avant d’être abattu, était, hélas, prévisible.

Malheureusement, tout a déjà été dit, notamment par moi-même il y a trois jours dans ce blog (« attentat déjoué à Marseille », 18 avril 2017).

Quand comprendra-t-on ? Combien encore d’innocents assassinés par des sauvages dangereux qu’on laisse courir dans la nature en toute connaissance de cause ?

Comprendra-t-on enfin que, entre eux et nous, il faut choisir ?

Comprendra-t-on que ce fameux « état de droit », qui est un véritable état de droit de tuer, est incompatible avec la protection de notre Nation et des citoyens qui la composent.

L’assassin des Champs-Elysées, une fois de plus, était « connu des services de police ». « Français » de papiers, probablement binational, n’ayant en fait rien à voir avec notre pays auquel il vouait une haine paranoïaque, complètement étranger à nos valeurs, vivant en fait sur une autre planète, pas celle des singes, mais des chameaux du désert, rivé sur un autre monde, celui du 7ème siècle, mais ayant parfaitement assimilé la « culture » du vingtième-et-unième s’agissant des armes de guerre, un individu qui n’a jamais fait autre chose dans sa vie que de voler, de violenter, d’insulter ses semblables, de vivre aux crochets d’une société trop bonne, en fait trop conne et trop faible car incapable d’éliminer une telle racaille, une bête sauvage qui croyait qu’en mourant en tuant avant de mourir on achète le droit di violer éternellement au paradis cent vierges et sans doute même un peu plus.

L’assassin avait été condamné à quinze ans de rétention en 2005 pour violence aggravée et tentative d’assassinat, au moins à deux reprises, semble-t-il, de fonctionnaires de police. Douze après, on constate qu’il était libre d’aller et venir (sans doute depuis assez longtemps ; j’aimerais savoir combien de temps exactement il est resté en prison). Au mois de février dernier, il y a donc moins de trois mois, alors que la campagne électorale avait commencé dont on pouvait anticiper qu’elle se prêterait à des actes terroristes spectaculaires, cet individu avait été placé en garde à vue car soupçonné d’avoir fait part sur les réseaux sociaux de son intention d’assassiner des policiers, son obsession depuis des années, mais on l’avait relâché, « faute de preuves ».

Des individus comme lui, il y en a en ce moment des milliers qui se promènent en toute impunité sur tout le territoire, pas seulement de « France et de Navarre », comme on dit, mais sur l’ensemble de celui de Schengen puisque nous vivons en espace international ouvert rendant encore plus illusoire la surveillance des individus dangereux, surveillance que des responsables de la police interrogés sur les télévisions d’information continue avouent lucidement (et courageusement car en contradiction avec les propos lénifiants du gouvernement) impossible à réaliser. On estime qu’il faut de 10 à 20 fonctionnaires de sécurité pour « filer » un individu dangereux qui ne prend pas de précautions particulières pour se dissimuler. Il y a 200 000 fonctionnaires de police et de gendarmerie en France dont la surveillance n’est qu’une des missions, accessoires d’ailleurs. Il y a 10 000 individus « fichés S » donc potentiellement dangereux.

Faites le calcul. Nous ne sommes pas à l’abri d’un assassinat, ciblé ou non. Nous ne sommes pas protégés.

Lorsqu’on aura compris que les islamistes prêts à passer à l’acte sont des individus déterminés et d’autant plus dangereux qu’ils sont prêts à mourir, et même le recherchent, après avoir tué, lorsqu’on comprendra que ces bêtes dangereuses ne sont = absolument pas= récupérables et que toute humanité à leur égard, tout respect de l’ « état de droit », est vu comme de la faiblesse et n’attire de leur part que haine, mépris et davantage encore d’envie de tuer, on aura fait un grand pas.

La guerre que nous a déclaré l’islamisme ne sera gagnée que par l’élimination de tous ses « soldats » et que, si on veut éviter ou au moins limiter les assassinats qu’ils veulent perpétrer avant de mourir, il faut agir de façon = préventive = en incarcérant les plus dangereux, sans jugement et aussi longtemps que durera la « guerre », qu’il faut expulser les étrangers coupable de crimes ou délits, déchoir de la nationalité française et expulser ou incarcérer ceux qui prennent les armes contre nous.

Je répète : ce sont eux ou nous. Ceux qui veulent absolument respecter les lois civilisées pour lutter contre des gens qui ne le sont pas, commettent non seulement un erreur de jugement, mais se rendent, objectivement, complices des crimes commis.

Yve Barelli, 21 avril 2017

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 22:49

L’interpellation de deux individus à Marseille le 18 avril juste avant qu’ils commettent un attentat islamiste qui aurait visé, semble-t-il, un meeting électoral de l’un des candidats à la présidentielle dans le but, compte tenu des explosifs trouvés par la police au domicile des terroristes, non seulement d’assassiner le candidat mais aussi de faire un carnage dans l’assistance venue l’écouter, suscite de ma part deux questions et deux observations.

La première question est : comment se fait-il qu’un individu condamné = douze fois = (oui, 12) par la justice à des peines bien courtes eu égard des faits incriminés puisse se promener en France et, semble-t-il aussi en Belgique, véritable supermarché de vente d’armes de toutes catégories, en toute liberté et puisse louer en toute tranquillité un appartement en ville ? Le second terroriste est également un délinquant récidiviste, condamné « seulement » (ce sont les mots du procureur dans sa conférence de presse, comme si deux condamnations, ce n’était à peu près rien) deux fois.

La seconde question : comment se fait-il que deux individus fichés S, « connus des service de police », comme on dit, comme individus « radicalisés » (selon le langage « politiquement correct », on ne parle pas de = musulmans = extrémistes, fanatiques, radicaux, activistes ou autres qualificatifs, on se contente de l’adjectif le plus « soft » en omettant le substantif : oui, ils sont hélas musulmans, comme tous les terroristes, de Londres à Berlin et de Saint Petersburg en Floride, en passant évidemment par Paris et Nice), puissent se balader partout et avoir des activités comme n’importe quel citoyen ?

Je ne vais pas revenir ici sur tout ce que nous avons écrit sur le sujet, moi et beaucoup d’autres, y compris des candidats à l’élection présidentielle que les médias du « système » continuent le plus souvent d’affubler du terme, infamant à leurs yeux , de « populistes » (il est vrai que, pour eux, et ceux qui les rémunèrent, le mot « peuple » est vulgaire et infamant), et que je préfère, moi, qualifier de réalistes, de clairvoyants, de lucides, d’humanistes (quand on veut protéger les humains contre des fous dangereux, on est humaniste) et de patriotes (car la patrie est en danger).

Je vous renvoie sur tous les articles de mon blog dans lesquels je me prononce, comme tous les gens sensés non aveuglés par le dogmatisme de type « droit-de-l’hommisme » (quand il s’agit des droits des criminels et des délinquants et non des victimes) ou « vivre ensemble » (désolé, mais vivre ensemble avec des sauvages, pas question ; les sauvages, on les enferme, on les élimine ou on les expulse de France si vraiment on veut être gentil) devraient le faire, pour les mesures suivantes :

- arrestations préventives des fichés « S » les plus dangereux, avant donc qu’ils passent à l’acte (acquérir un arsenal terroriste, c’est déjà passer à l’acte ; empêcher un islamiste « radicalisé » de le faire, ce serait encore mieux. Nous sommes en état de guerre, n’est-ce pas ? Le président de la république l’a dit. Et en outre en « état d’urgence ». Les conditions constitutionnelles d’arrestations préventives sont donc réunies. On abat un chien enragé avant qu’il morde. Pourquoi en va-t-il autrement d’un apprenti terroriste « enragé » contre notre société ?)

- expulsion immédiate de tous les étrangers fichés S, même s’ils ne sont pas réputés très dangereux.

- contrôle effectif des frontières et donc suspension (ou, mieux, fin) des accords de Schengen

- renforcement des peines de prison pour les récidivistes (lorsqu’on a été condamné douze fois comme l’un des terroristes de Marseille, la probabilité de ne pas recommencer est infime ; le principe de précaution devrait entrainer une incarcération pour très longtemps)

- expulsion des étrangers condamnés à la prison à l’issue de leur peine

- déchéance de la nationalité pour ceux qui ont pris les armes contre la France et leur expulsion ou leur non-réadmission en France pour ceux qui sont partis à l’étranger (cas des djihadistes en Syrie)

- application stricte de la laïcité s’agissant de religions importées (seules sont considérées comme autochtones celles qui sont nommées dans les lois de 1905 et dans le régime de concordat d’Alsace-Moselle). Pour les religions autochtones, la laïcité doit s’accommoder des traditions culturelles (ex : les crèches de Noël et les processions sur la voie publique). Pour les religions importées, interdiction de toute dérogation, notamment en matière de nourriture, accoutrement ou exercice prosélyte du culte.

- surveillance particulière des lieux de culte musulmans. Ceci n’est pas de l’ « islamophobie » mais du simple réalisme compte tenu de la religion affichée de ceux qui commettent des actes de terrorisme. En l’occurrence, il faut appliquer le principe de précaution.

- ces mesures ne sont pas limitatives. Il en est d’autres, complémentaires mais importantes, à appliquer, par exemple à l’école ou s’agissant des incivilités (qui, non sanctionnées, peuvent conduire à la délinquance, elle-même marchepied du terrorisme)

Si je mêle ici mesures anti-terroristes, lutte contre la délinquance « ordinaire » et lutte contre le prosélytisme et les revendications religieuses, c’est tout simplement parce que le lien entre terrorisme, délinquance et communautarisme est établi. Lutter contre l’un sans s’attaquer aux autres minimise considérablement les chances de succès.

Ma seconde remarque est qu’il serait souhaitable que les citoyens qui s’apprêtent à voter dimanche prochain pour désigner le président de la république choisissent parmi les candidats qui ont exprimé dans leur programme tout (si possible) ou au moins partie des mesures que, moi et d’autres, nous préconisons.

Marine Le Pen, François Fillon et Nicola Dupont Aignan me paraissent répondre à ce critère. J’élimine en revanche Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon (son programme économique, social et même européen a des qualités mais il me parait singulièrement naïf s’agissant de l’islamisme). Les autres sont muets ou trop flous sur cette question. Or, nous avons besoin de clarté et de résolution.

Mes deux priorités, les lecteurs de ce blog le savent, sont la préservation de la nation française contre la prétention insensée de l’islam conquérant à asservir le monde, et notre pays en premier, et la nécessité pour la France de recouvrer sa souveraineté, donc d’en finir avec l’Union européenne.

Dans ces deux priorités, je considère que la lutte contre l’islam conquérant est la priorité des priorités. Il en va de notre sécurité et même de notre survie en tant que nation partie d’un monde civilisé.

Yves Barelli, 18 avril 2017

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 22:36

La décision du Conseil d’Etat d’invalider, sur plainte de la Ligue des Droits de l’Homme et d’un collectif musulman, l’interdiction de porter la tenue islamiste « burkini » (vêtement recouvrant le corps de la tête aux pieds ; mot formé d’après burka, cette tenue intégrale islamiste et bikini) prise par arrêté municipal à Villeneuve-Loubet, près de Nice, est sans doute juridiquement fondée au regard du droit en vigueur en France. Elle n’en demeure pas moins extravagante au regard de l’éthique, des valeurs de la République et de l’opinion publique, partisane (sondage IFOP) à 64% d’interdire cet accoutrement qui s’inscrit dans un contexte de multiplication des exigences et des provocations communautaristes et des crimes islamistes dont la France est la victime depuis deux ans. Que des « idiots utiles » et complices de l’islamisme, défenseurs à géométrie variable des droits de l’homme, même s’ils sont au service d’une tyrannie totalitaire foulant aux pieds les principes les plus élémentaires de la civilisation, aient pu saisir la plus haute justice administrative ajoute au scandale.

1/ Le Conseil d’Etat est la plus haute juridiction administrative en France. Il est composé de « conseillers d’Etat » qui sont des énarques sortis « dans la botte ». Ils ne sont généralement liés à aucune formation politique particulière, bien qu’ils servent souvent dans les cabinets ministériels (en tant qu’experts, plus qu’engagés politiques), ne sont pas nommés, sont inamovibles et sont réputés intègres et objectifs. Leur compétence ne peut être mise en doute.

Cela dit, j’ai personnellement été assez souvent critique vis-à-vis de leur travail. Ils prétendent être justes et non partisans, mais sont, en fait, les défenseurs inconditionnels du « système ». Ils connaissent parfaitement le droit. Sont-ils en phase avec la société ? C’est une autre question. Issus, pour la plupart, de milieux privilégiés et parisiens (dans ma promotion de l’ENA, nous n’étions que 15 vrais « provinciaux », c’est-à-dire ayant toujours habité et étudié en dehors de Paris, sur 150). Ces « forts en thème », qui n’ont souvent quitté les meilleurs lycées des 5ème ou 16ème arrondissements de Paris que pour intégrer Sciences Po, puis l’ENA, dans le 7ème arrondissement de la capitale, avant d’être nommés au Conseil d’Etat, juste en face, de l’autre côté de la Seine, (en étant dans les tout premiers de leur promotion, ce qui leur a permis de choisir ce corps de prestige), ont une vision de la vie et de la France qui est loin de celle des « gens ordinaires ». Nombre d’entre eux connaissent beaucoup mieux Regent Street, la Cinquième Avenue (lorsqu’ils voyagent, ce qui n’est pas le cas de tous) ou tout simplement Auteuil-Passy-Neuilly que le Cantal ou la Seine-Saint-Denis. Je me souviens encore de leurs appréhensions à l’idée d’aller faire leur stage de préfecture au-delà du périphérique. Inutile de dire qu’ils n’ont jamais été confrontés aux énergumènes des banlieues et qu’ils n’ont de la « communauté musulmane » qu’une connaissance totalement théorique. Pas tous, bien sûr, mais la plupart. Lorsqu’on parle de l’ « énarchie », c’est évidemment d’eux qu’il s’agit, pas des administrateurs civils qui galèrent (oui, il y a des énarques qui galèrent !) dans les ministères et qui doivent attendre quinze ans pour avoir des postes de responsabilité (eux sont généraux – sans troupe à commander – tout de suite, les autres piétinent comme colonels avant, si tout va bien, de grimper dans la seconde moitié de leur carrière).

Sans état d’âme, les conseillers d’Etat disent le droit. Ils s‘appuient sur les lois et les normes en vigueur pour juger, éventuellement casser des décisions, conseiller le gouvernement, voire lui faire des injonctions (ils sont, par exemple, zélés pour les transcriptions des directives de la Commission européenne dans la loi française, même lorsqu’elles posent problème et même lorsqu’il n’y a aucune urgence à le faire ; comme nous avons, grâce au Conseil d’Etat, la meilleure administration de l’UE, c’est la France qui est la plus en pointe pour appliquer des directives européennes souvent absurdes mais, et c’est ce que les conseillers d’Etat mettent en avant, acceptées par nos politiques ; ils ne sont pas spécialement « européistes » mais ils ont à cœur d’appliquer le droit, y compris communautaire).

Les conseillers d’Etat ne jugent pas sur le fond, mais sur la forme. Si la loi ou l’arrêté est conforme au droit, même mauvais, dangereux et inhumain (cas fréquent en droit social ou lorsque la propriété, « sacrée », est en jeu), le Conseil d’Etat entérine, voire oblige à aller encore plus loin.

En l’occurrence, si vous interrogez un conseiller d’Etat sur ce qu’il pense du burkini, il vous répondra que soit il n’a pas d’opinion, soit, s’il en a une, cela n’influence en rien sa décision.

On peut en conséquence penser ce que l’on veut des conseillers d’Etat, regretter que leur origine ou leur parcours ne les aident pas à comprendre la France « profonde », mais il faut reconnaitre qu’ils font un travail utile (même si les conséquences peuvent être néfastes) si on veut rester un « Etat de droit ». Ils appliquent mécaniquement le droit. Le problème, s’il y a problème, c’est celui du droit, pas celui de ceux qui sont chargés de l’appliquer. Un peu comme un gendarme qui vous met un PV pour excès de vitesse dans une zone où, manifestement, la limitation n’est pas adaptée. Ce n’est pas son problème ! Pareil pour le « burkini » des conseillers d’Etat. Bref, si j’étais conseiller d’Etat, j’aurais demandé un droit de retrait sur cette affaire. Certains le font. Mais d’autres n’ont jamais aucun état d’âme.

2/ Cette invalidation de l’arrêté municipal de Villeneuve-Loubet (il y en a une trentaine d’autres, en diverses localités) pose le problème de la motivation de l’arrêté et de la cohérence au plan national.

Les arrêtés pris l’ont été en se fondant sur le risque d’atteinte à l’ordre public. La réponse des juges est que le fait qu’une femme se baigne tout habillée n’est pas une atteinte à l’ordre public. Sans doute en irait-il autrement si la population des gens « normaux » réagissait bruyamment. Mais, nous les « ordinaires », nous ne sommes pas nécessairement des héros car ces femmes ainsi accoutrées se baignent rarement seules. Leurs « mecs » (père, mari, frères, cousins) sont là pour les « protéger ».

On a toutefois signalé (mais les médias préfèrent souvent rester discrets sur ce genre d’affaire) avant-hier des incidents sur une plage de Marseille entre « pro » et contre le burkini. Il y en aura sans doute d’autres. Les Français sont naturellement tolérants (trop), mais notre limite d’acceptation est en voie d’être atteinte.

Le Conseil d’Etat a estimé que, outre le trouble à l’ordre public non constaté, ce type d’arrêté pouvait être vu comme une discrimination envers les adeptes d’une certaine religion et donc mettait en cause la liberté religieuse. Ils notent en effet que, si le voile est interdit à l’école et la burka partout, rien n’interdit de se baigner habillé (il existe néanmoins, certains arrêtés municipaux qui l’interdisent pour des raisons d’hygiène et de sécurité. Par exemple à Marseille ; mais la police, qui a d’autres chats à fouetter, n’est pas très active en l’occurrence. Idem pour la burka dans la rue). Donc, en vertu des principes républicains du droit, ce qui n’est pas interdit est autorisé et, la France étant un pays laïc où toutes les religions ou non religion sont sur un pied d’égalité, interdire le seul accoutrement musulman n’est pas possible en l’état actuel du droit.

Il y a en outre une question de cohérence. C’est vrai qu’on voit un peu trop d’arrêtés municipaux les plus divers concernant toutes sortes de sujets fleurir un peu partout. Non seulement les citoyens qui passent d’une commune à l’autre n’y comprennent rien, mais, en outre, on peut considérer ces règles municipales différentes comme une atteinte au principe de l’égalité de tous les Français devant la loi. On pourrait l’accepter sur le plan régional, certaines régions ayant une histoire et des traditions spécifiques, mais cela me parait plus contestable au niveau municipal.

3/ La droite sarkoziste et le Front National demandent, en conséquence, une loi spécifique sur le burkini, comme il en existe pour le voile ou la burka.

Le groupe parlementaire Les Républicains a formulé son intention de déposer une proposition de loi en septembre. Comme le notait hier soir à juste titre un journaliste de Marianne sur France info, le temps d’effectuer les navettes parlementaires entre Assemblée et Sénat, le temps aussi, le cas échéant, de saisir le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel, on sera en février, une vague de froid aura chassé la canicule, on aura oublié les burkinis et on sera en pleine campagne pour la présidentielle.

Difficile de ne pas y voir une manœuvre politicienne.

Il me paraitrait plus judicieux que les trente maires en question qui ont émis des arrêtes anti-burkini démissionnent en bloc, ce qui provoquerait de nouvelles élections municipales et favoriserait un débat. Auront-t-ils le courage de le faire ? Le maire de Villeneuve-Loubet s’est déjà défaussé en s’en remettant à la future proposition de loi.

4/ Ce débat, non sur le burkini, les mères voilées accompagnant des sorties scolaires, les menus de cantine ou les heures de piscine qui pourraient être réservées aux femmes et d’autres sujets qui ne manqueront pas de venir sur le devant de la scène, mais plutôt sur la place et les limites de l’islam dans la vie française devrait avoir lieu d’urgence.

Il faut arrêter avec les circonvolutions relatives aux signes religieux ostentatoires sans jamais nommer la religion en cause, aux tenues dissimulant le visage (la burka, jamais nommée), aux risques d’atteinte à l’ordre public ou encore le choix de menus dans les cantines scolaires (sans dire que l’une des options est fonction de la religion – je me souviens de la remarque d’une « cantinière » que m’avait rapportée ma fille alors en primaire qui avait choisi une viande autre que le porc : « non, toi c’est le porc, l’autre, c’est pour les musulmans » ; sans doute avait-on bien dosé les rations en fonction des uns et des autres : cela n’avait plus rien à voir avec un choix -).

Les lois sur la laïcité de 1905 ont été faites à une époque où la religion catholique posait problème et où il y avait une laïcité militante, et militante parce qu’il fallait en finir définitivement avec le totalitarisme de l’Eglise catholique dont il faillait se libérer.

Malheureusement, les lois de 1905 sont aujourd’hui utilisées par les ennemis de la laïcité. Sous prétexte d’égalité de tous devant la loi, on considère aujourd’hui que toutes les religions sont égales.

Cela est évidemment contraire à la situation engendrée par le communautarisme musulman conquérant.

Revenons à l’esprit de 1905 : la République doit se défendre contre un totalitarisme religieux, autrefois le catholique, aujourd’hui le musulman. Et la meilleure des défenses étant l’attaque, il faut revenir à une République militante. On a réussi, par un dur combat, à imposer la laïcité à beaucoup de Catholiques qui n’en voulaient pas. Faisons la même chose avec les Musulmans. Sans angélisme. Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et ils devront se plier à la loi, de grès ou de force. Ou partir.

Face au communautarisme musulman, on fait encore semblant de traiter la laïcité en général au regard de toutes les religions, quitte à mettre en cause des traditions culturelles qui n’ont plus rien à voir avec la religion. Ainsi de la présence de crèches dans les lieux publics. Je suis personnellement Provençal, athée et attaché aux crèches de ma région. Quand j’étais enfant, il y avait chaque année de belles crèches à la gare Saint Charles de Marseille, à l’aéroport de Marignane et dans d’autres lieux publics.

Aujourd’hui, on n’ose plus faire de telles crèches. Ce n’est même pas une demande des musulmans en tant que tels (la plupart trouvent cela normal et là où les islamistes n’ont pas imposé leur « loi » à la « communauté », il y a encore des pères Noël – de moins en moins -dans les écoles). Cet ostracisme envers tout ce qui peut rappeler de près ou de très loin nos traditions vient d’une certaine frange de la gauche anticléricale par principe mais qui n’a rien à dire face aux demandes communautaristes des musulmans, sans doute parce que, pour eux, l’islam est désormais la religion du prolétariat. La religion, « opium du peuple », pour ces gens-là, cela ne s’applique qu’à la religion catholique. Il est vrai que cette gauche caviar ou bobo qui n’a plus rien de gauche parce qu’elle a tout abandonné des programmes de gauche (même le mot « nationalisation » est désormais tabou dans leur langage), se raccroche à sa dernière raison d’être, le combat « antiraciste » et anti Front National.

Il est vrai que notre société est désormais prisonnière des lois qu’elle s’est données. Dites que l’islam est une religion qui pose problème et on vous traite tout de suite de « raciste », comme si une religion était une « race ». Si vous le dites publiquement, vous risquez d’être attaqués en justice, notamment par la Ligue des droits de l’Homme. Quand Nadine Morano rappelle ce qui devrait être des évidences du type « la France, pays de race blanche et de tradition chrétienne », on la traite de raciste et on crie au « dérapage ». On peut parler du Sénégal, « pays de race noire » (Senghor et Césaire ont inventé la notion de « négritude », et ils ont eu raison de le faire), mais pas de la France de race blanche (en l’occurrence, ceux qui la condamnent n’ont rien compris : on peut être noir et se reconnaitre dans une France blanche et blanc et dans un Sénégal noir. Moi, je suis de Provence, autrefois peuplée de Ligures et je me reconnais des ancêtres gaulois bien qu’il n’y en ait jamais eu dans ma région et tous les immigrants d’avant la vague musulmane ont toujours mis un point d’honneur à valoriser ces origines gauloises, même lorsqu’ils venaient de Pologne ou d’Arménie. Il faut être bobo de Neuilly pour ne pas le comprendre). Dire que la France est, depuis la conversion de Clovis au 5ème siècle, un pays de tradition chrétienne, pour eux, c’est également être raciste. Cela ne les gêne pas, en revanche, de parler des pays « musulmans ». Mais interdiction de toute référence au christianisme.

Dans cette gauche-caviar, qui fait front commun avec la droite-foie-gras (voyez Juppé : il parle comme Hollande et il s’est dit non choqué par le burkini. « Idiot utile » ou complice par soucis électoral ? Parce que, à force d’immigration de masse et de forte natalité encouragée par des allocations familiales généreuses, on commence à avoir de nombreux électeurs musulmans, même à Bordeaux), la soit disant Ligue des Droits de l’Homme, s’illustre particulièrement.

Droits de l’Homme à géométrie variable, hélas. Pas un mot sur la situation de tous (je dis bien tous) les pays « musulmans » où, dans le meilleur des cas, les citoyens non musulmans sont des citoyens de deuxième zone (par exemple en Algérie, il faut être musulman pour se présenter à l’élection présidentielle), où, en vertu du code civil (même dans les pays les plus « progressistes – tout est relatif – comme l’Algérie ou le Maroc), la femme n’a pas les mêmes droits que l’homme et où il est interdit à un musulman d’abandonner sa religion (dans cette religion, on est condamné à vie à en être « fidèle » et les enfants sont condamnés à être de même religion que leur père, une épouse non musulmane doit obligatoirement se convertir et les enfants, même si la mère n’est pas musulmane, le sont). Où est la liberté que prétend défendre la Ligue dans tout cela ? Ils n’en pipent mot.

En revanche, pour cette soit disant Ligue des Droits de l’Homme, tout musulman a le droit d’arborer tous les signes religieux qu’il veut, c’est une liberté « élémentaire ». Bref, pour ces gens, complètement aveuglés par leur idéologie primaire, être musulman et suivre la charia est un droit de l’homme (et même de la femme!) élémentaire. Tous les droits pour les musulmans et les obligations pour les autres, en premier l’obligation d’accepter l’inacceptable.

Malheureusement, cette conception partiale et hypocrite n’est pas l’apanage de la seule Ligue des droits de l’Homme (plus puissante par les subventions qu’elle reçoit que par le nombre infime de ses adhérents). Cette attitude de « compréhension » est largement partagée chez les militants socialistes (les quelques-uns qui restent encore), chez d’autres se disant de droite (comme Juppé) et chez pas mal de gens (j’en connais) qui confondent générosité, compassion pour les plus faibles, attitude passée anticoloniale, et complicité avec l’islamisme militant.

Et quand le communautarisme rejoint le Parti « Socialiste » (qui n’a plus grand-chose de socialiste), cela donne Najat Valaud-Belkacem qui, après l’introduction de l’arabe en primaire, trouve que le burkini ne la trouble pas. Viendra-t-elle bientôt voilée en conseil des ministres pour plaire à ses amis communautaristes ? Je note le même comportement chez Samia Ghali, maire des quartiers nord de Marseille. Quand on se comporte comme l’élue d’une fraction religieuse ou ethnique de la population, on ne peut plus parler de démocratie. Je conseille au prochain président d’y réfléchir à deux fois avant de nommer une musulmane, binationale qui plus est, à un poste de responsabilité. Madame Belkacem représente-t-elle les Marocains ou les Français ? On peut se poser la question. L’Algérie vient de répondre indirectement à la question en décidant que, dorénavant, seuls les mono-nationaux pourront avoir des postes de responsabilité dans l’appareil d’Etat. C’est une bonne mesure.

Parmi les gens honnêtes (je ne parle pas de ceux que je viens de citer) qui adoptent une attitude bienveillante face au communautarisme en ne voyant pas que leur attitude est une complicité objective de ceux qui combattent les valeurs auxquelles ils se disent attachés, il y a des catholiques pratiquants. Je dois dire que j’ai été suffoqué par l’attitude du pape qui a fait monter en Grèce dans son avion des femmes voilées, alors que des Chrétiens d’Orient y auraient eu davantage leur place, et par celle de la hiérarchie catholique qui a répondu à l’assassinat ignoble d’un prêtre près de Rouen en juillet dernier en invitant dans les églises les musulmans pour prier ensemble. Sans doute les mêmes étaient-ils pacifistes en 1938 face au nazisme conquérant et se sont-ils félicité de la non intervention en Espagne (où les républicains ont été massacrés comme les Chrétien d’Orient aujourd’hui) et des accords de Munich qui ont dépecé la Tchécoslovaquie.

La comparaison est pertinente. Face à un totalitarisme qui veut imposer sa loi au monde, le pacifisme et les concessions ne font qu’encourager le totalitarisme. Certains pensent qu’en étant « compréhensifs» face aux exigences chaque jour plus extravagantes du communautarisme musulman, on évitera la guerre civile qui se profile à l’horizon. Ils ont faux sur toute la ligne. C’est leur attitude qui va provoquer la guerre civile. Comme pour le nazisme avant la seconde guerre mondiale, plus on attendra pour défendre nos valeurs, davantage la guerre sera meurtrière. Si on avait réagi immédiatement aux premières violations par Hitler des traités de 1918 (militarisation de la Rhénanie) et à l’intervention des troupes allemandes en Espagne, on n’aurait sans doute pas eu la seconde guerre mondiale en 1939.

Nos politiques, apparemment, ne l’ont pas encore vu ou, pis, font semblant de ne pas le voir. Certes Sarkozy tient un bon langage. Mais pourquoi n’a-t-il rien fait quand il était président et pourquoi tant de maires de droite préfèrent-ils faire les concessions au communautarisme pour « avoir la paix » et peut-être quelques électeurs de plus ?

Valls est l’un des rares à gauche à avoir approuvé les arrêtés municipaux anti-burkini. Mais pourquoi ne légifère-t-il pas ? Il est passé en force sur la loi-travail. Pourquoi ne le fait-il pas sur ce sujet ? Simple posture, sans doute.

5/ La France est confrontée au problème de l’islam. Qu’on ne nous raconte pas d’histoires. Ce n’est pas seulement le problème des 10 000 salafistes fichés S. C’est le problème du comportement communautaire de millions de gens dont beaucoup sont honnêtes et pacifiques mais qui sont prisonniers de leur « communauté » (il en est qui rejettent ce diktat mais ceux-là – il y en a pas mal – rompent avec cette communauté et quittent les quartiers où elle est organisée en contre-société).

Ce comportement est malheureusement encouragé par les irresponsables de la Ligue des Droits de l’Homme, du PS ou de l’extrême-gauche qui leur répètent à longueur de journée qu’ils sont brimés par la société française, qu’ils vivent sous un régime d’Apartheid, que nous devons payer pour le colonialisme passé et que, musulmans, ils ont les mêmes droits que les autres (et même plus pour rattraper les « injustices » passées). Je me souviens encore du dérapage, car c’en fut un, de Mélenchon dans son discours de campagne électorale de 2012 sur la plage de Marseille dans lequel il rendit un pathétique hommage à l’apport irremplaçable des Arabes et des Berbères à la France, oubliant simplement qu’à Marseille il y a aussi des Français provençaux, corses ou originaires d’ailleurs (Arméniens, Italiens, Pieds-Noirs, etc) qui ne sont pas musulmans, qui en ont marre de voir les musulmans les envahir et qui sont attachés à leur culture provençale et française (du coup Mélenchon perdit beaucoup de voix dans cette ville).

Non, l’islam n’est pas une religion comme le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme et les religions d’Extrême-Orient. Je ne parle pas de ses fondements théologiques : chaque religion a des points forts et des points faibles. Le problème est celui de l’interprétation des textes et des dogmes. Or, la tendance actuelle de l’islam est au fondamentalisme et à l’obscurantisme. Certains diront que le christianisme aussi dans le passé. Sans doute, mais pour le présent, les obscurantistes en France ce sont les musulmans, pas les chrétiens.

Et puis, il y a autre chose à prendre en considération. La France est de tradition chrétienne. Cette religion nous a posé des problèmes dans l’histoire. Ils ont été résolus (bien ou mal, c’est une question d’appréciation personnelle) par les Français en France. L’islam, lui, est une religion importée. Je ne discute pas de ses qualités propres. Ce n’est pas mon propos. Je dis simplement que c’est une religion importée et que, la moindre des choses pour ceux qui viennent de l’extérieur, c’est de s’adapter à la France. Ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam, mais l’islam à la France. Cela signifie que nos lois sont au-dessus de la charia et que, s’il en est qui n’aiment pas nos lois et qui considèrent qu’elles sont de nature à les empêcher de pratiquer leur religion, respectons cette opinion. Mais, dans ce cas, disons-leur qu’ils s’en aillent. Ils ont la chance d’avoir trente pays dans le monde où l’islam est religion d’Etat, y compris l’Algérie et le Maroc dont la plupart des musulmans de France sont originaires ou ont la double nationalité. Si le maillot de bain local ne leur convient pas à Marseille, qu’ils mettent leur voiture sur un bateau et qu’ils aillent se baigner à Alger ou en Kabylie. Il y a là-bas des plages magnifiques.

Notre pays doit se doter d’une législation spécifique. Faisons confiance à nos juristes, y compris du Conseil d’Etat, pour trouver le vocabulaire adéquat. On peut, par exemple, écrire qu’en France il convient de vivre en adéquation avec nos valeurs, qui précisent notamment que la religion est de la sphère privée et donc qu’elle ne peut être intrusive dans le domaine public, y compris sur la voie publique. Dire cela, ce n’est pas attaquer une religion, c’est rappeler que chaque nation a le droit de choisir sa voie et ses valeurs et que ceux qui en ont d’autres, doivent se plier à la loi du pays où ils se trouvent. Cela n’est pas de l’islamophobie, c’est tout simplement la démocratie et dans une démocratie la minorité immigrée accepte la loi de la majorité autochtone. Opprimer une minorité n’est pas légitime, lui demander de se conforter à la loi de la majorité du pays où elle s’installe l’est. Cela, on devrait pouvoir le dire dans des textes de loi sans risquer la censure du Conseil d’Etat ou du Conseil Constitutionnel. Quant aux conventions internationales, de toute façon, chacun les applique comme il le veut et nous sommes libres de nous en retirer si nécessaire. Aucune grande puissance n’a jamais hésité à le faire lorsque ses intérêts fondamentaux sont en jeu. Les nôtres le sont.

S’il devait y avoir des problèmes avec la Constitution, ce texte n’est pas gravé dans le marbre pour l’éternité. On peut le modifier. Les lois sur la laïcité de 1905 peuvent être modifiées ou complétées encore plus facilement. Une loi peut en remplace une autre.

Agir avant qu’il ne soit trop tard est une question à la fois de volonté politique et de prise de conscience de la société. Ayons un vrai débat en nommant les problèmes, en l’occurrence le problème, celui de l’islam et son corollaire, le communautarisme. Evitons les lois de circonstance votées à la sauvette et souvent inappliquées ensuite. Rappelons avec force nos principes.

Alors, on pourra « vivre ensemble » avec ceux qui sont disposés à vivre avec nous, en tant que Français et comme tout Français doit vivre.

Pour les autres, bon voyage. On n’est pas obligé de garder chez nous des parasites et des gens qui ne se souviennent qu’ils sont Français qu’au moment de toucher des allocations.

Yves Barelli, 27 août 2016

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 00:09

Les évènements intervenus la semaine dernière sur une plage du Cap Corse sont maintenant connus : Trois loubards maghrébins ont privatisé par la force une plage pour permettre à leur famille de se baigner en toute tranquillité avec les femmes habillées de la tête au pied en « burkini », cet accoutrement importé d’Arabie saoudite que la soit disant « communauté musulmane » tente de nous imposer après avoir souvent obtenu satisfaction dans ses demandes de menus particuliers dans les cantines et d’autres dérogations pour motifs religieux. Désormais, les prétentions de la racaille musulmane n’ont plus de limites, conséquence de trente ans de laxisme et de renoncements de la société française. Allons-nous enfin nous réveiller ?

1/ Ce n’est pas la première fois que de tels agissements sont constatés, tant en Corse que dans le reste de la France. Une fois de plus, ce sont ceux qui se réclament de la « communauté » musulmane qui posent problème. Personnellement, j’avais toujours refusé jusqu’à une date récente de mettre en exergue les origines ethniques ou les appartenances religieuses des habitants de notre pays. Pour moi, un Français était un Français. Point. Mais ce n’est plus le cas puisque un nombre croissant de nos « concitoyens » se déclarent avec arrogance « musulmans » et veulent mettre la charia au-dessus des lois de la République. Ils se veulent en premier lieu « musulmans ». Soit. Donnons-leur satisfaction. Il y a désormais deux catégories de personnes ayant la nationalité française. Les Français ordinaires et les musulmans, pour la plupart, d’ailleurs, binationaux. Ceux qui se mettent ainsi en dehors de la société française ne méritent plus, cela me parait évident, le titre de « Français ». Ils le sont peut-être pour les « papiers », mais pas dans leur tête. Sans doute devra-t-on un jour, et le plus tôt sera le mieux, en tirer les conséquences quant à la détention de la nationalité française. Pour le moment, ils le sont, mais le code de la nationalité n’est pas immuable et c’est le droit de n’importe quel pays de le modifier. En attendant, je demande, comme d’autres, la publication de statistiques ethniques et religieuses, jusqu’à présent interdites. Je veux savoir, au minimum, combien « ils » sont. Cela permettra d’y voir plus clair.

2/ Quels ont été les faits à Sisco, ce village corse ? Les loubards musulmans venus d’une cité de Bastia s’installent sur une plage et en font déguerpir à coup de pierres tous ceux qui se présentent : au moins deux couples de touristes, plus des jeunes du village, sauvagement agressés après qu’ils leur eurent demandé de cesser leurs agissements. S’ensuivit une bagarre, les Corse ayant l’immense qualité de ne pas se laisser faire, surtout chez eux.

3/ Au minimum l’un des trois « musulmans » interpelés est un repris de justice, avec un casier judiciaire chargé pour plusieurs faits de violence aggravée.

4/ On a donc la combinaison classique de délinquance et de communautarisme provocant. J’ai noté dans mes articles précédents que tous les terroristes impliqués dans les attentats islamistes que la France a subi depuis dix-huit mois sont musulmans et, pour l’immense majorité d’entre eux des délinquants multirécidivistes. Dans le cas de Sisco, pas de terroristes. Du moins ne le sont-ils pas encore. Ça viendra peut-être.

5/ Certains disent, tout en reconnaissant les faits et la conjonction fréquente de la délinquance, du communautarisme et du terrorisme, qu’il vaut mieux ne pas trop en parler car la « stigmatisation » des musulmans et l’ostracisme à leur encontre aurait un effet inverse à celui recherché, à savoir qu’il aggraverait la situation en incitant l’ensemble des musulmans à faire corps.

Je crois qu’ils se trompent.

Il me parait, au contraire, utile, de stigmatiser la conjonction entre délinquance et communautarisme. C’est le phénomène du communautarisme qui favorise la délinquance pour la simple raison que les délinquants se sentent dans leur « communauté » comme un poisson dans l’eau ; ils s‘y sentent protégés et incités à s’en prendre aux « mécréants ».

Il appartient aux musulmans de « faire le ménage » chez eux. Ou ils sont avec les délinquants, ou ils sont contre. S’ils veulent être collectivement respectés, il faut qu’ils soient respectables. Et pour cela, il faut notamment qu’ils mettent en « veilleuse » leur pratique religieuse. Chez eux, oui, s’ils le souhaitent. Pas en public.

Les « musulmans », s’ils se définissent comme tels, doivent choisir une fois pour toutes entre la charia et la République. La France est un pays laïque de tradition chrétienne qui n’est pas, n’a jamais été musulman et, sauf capitulation, ne le sera jamais. Ceux qui ne se sentent pas bien avec les lois de la République, qu’ils partent !

6/ Une fois de plus, le problème de la délinquance et en particulier de la récidive non sanctionnées, se pose. Le laxisme à leur égard donne un sentiment d’impunité qui s’est traduit à Sisco pour la prétention invraisemblable à s’approprier une plage et à exercer la violence à l’encontre d’autrui.

7/ Cette délinquance « ordinaire » se double dans le cas d’espèce, et beaucoup d’autres, d’une provocation vis-à-vis des Français, en l’occurrence des Corses.

8/ Je m’insurge contre la présentation qui a été faite par les médias des faits. Ces médias, à commencer par les chaines d’info en continu ont parlé d’affrontements « intercommunautaires », comme si les Corses, chez eux, étaient une « communauté » au même titre que les « musulmans ».

La vérité est pourtant qu’il y a des gens ordinaires et normaux, les habitants du village jusque là paisible de Sisco, et qu’il y a des individus qu’on doit classer comme délinquants et marginaux. Etre Corse en Corse, c’est être normal. Etre « musulman » en Corse, le proclamer et vouloir imposer par la force les mœurs d’Arabie saoudite, ce n’est non seulement pas « normal » mais inadmissible.

Ceux, à commencer par les médias, qui veulent toujours minimiser les agissements des musulmans pour ne pas les stigmatiser sont les complices objectifs de la racaille musulmane. Tous les musulmans n’en font pas partie. Aidons-les, en les plaçant face à leurs responsabilités, à s’en différencier et à s’en débarrasser, dans leur propre intérêt.

9/ La justice devrait statuer en septembre sur cette affaire. J’ose croire que les juges feront la différence entre agresseurs et agressés. Si la République, par laxisme, laisse faire la racaille, il est légitime que les agressé se défendent. Sisco a été agressé. Il est légitime que le village se soit défendu. Lorsque la racaille ne comprend que les coups, on doit applaudir ceux qui leurs donnent. A défaut des gendarmes, les citoyens de Sisco.

10/ Il est temps que notre société se réveille et agisse. Assez d’angélisme. Assez de « vivre ensemble » avec des gens qui, d’évidence, ne veulent pas vivre avec nous comme des gens civilisés, qu’ils ne sont pas.

Il est temps aussi d’appeler un chat un chat. Pour ma part, je renonce aux précautions oratoires. Je me sens agressé, comme beaucoup de Français, par les musulmans. Il s’agit sans doute de certains musulmans. Pas tous. Mais c’est aux musulmans honnêtes d’apporter la preuve qu’ils n’ont rien à voir avec la délinquance. Leur silence vaut complicité.

Yves Barelli, 18 août 2016

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 23:35

Le 14 juillet, 84 morts à Nice, le lendemain, on interpelle dans le Val de Marne, grâce à un contrôle routier inopiné, un islamiste fiché « S » prêt à passer à l’acte, avant-hier, un autre individu, prénommé Mohamed, s’en est pris à coups de couteaux à une mère et ses filles dans un camp de vacances des Hautes-Alpes, hier un demandeur d’asile afghan a attaqué à coup de hache et de couteau aux cris de « Allah Ou Akbar » les voyageurs d’un train en Bavière. Et cette série vient après une multitude d’autres en France, aux Etats-Unis, en Turquie, au Bangladesh, en Côte d’Ivoire et ailleurs (je n’en tiens pas la liste exhaustive). Chaque fois le même scénario : un musulman, généralement connu pour des actes de délinquance ordinaire, « radicalisé » de longue date ou récemment, qui agit de la manière la plus barbare là où on ne l’attend pas. Et toujours le même « motif » : la haine de tout ce qui n’est pas musulman et la certitude, en tuant le maximum d’ « infidèles », d’aller au paradis.

J’ai mis en ligne sur mon blog deux articles depuis samedi. Ils s’ajoutent à ceux que j’avais écrits antérieurement sur le sujet. J’y renvoie mes lecteurs.

Je me contenterai aujourd’hui de quelques réflexions plus générales que je vous livre.

Je suis convaincu qu’elles rejoignent les vôtres, du moins si vous n’êtes pas aveuglés par le politiquement correct qui fait voir la réalité à travers un prisme grossièrement déformant (si c’est votre cas et que vous êtes honnête et intelligent, je ne doute pas que vous finirez par vous réveiller et sortir de vos rêves dans lesquels « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil », à commencer par nos « compatriotes » ( !) musulmans).

Ces réflexions, vous n’osiez pas les faire, de peur d’être accusés d’être des «islamophobes », des « racistes », voire, injure suprême, des « populistes ». Moi-même, je ne les aurais pas faites il n’y a pas si longtemps. Ayant habité le Maroc et l’Algérie, y ayant conservé quelques amis, je voulais encore croire que le « monde musulman », comme on dit, était aussi bon et respectable qu’un autre, que ses frasques et ses soubresauts accompagnés des crimes les plus affreux (je pense notamment aux années de « braise » en Algérie) n’étaient le fait que d’une minorité non représentative de la masse du peuple.

Certes. Peut-être. Mais j’en ai assez de « leur » trouver des excuses et des circonstances atténuantes. Un jour, peut-être, l’islam deviendra une religion « normale », ayant fait son « aggiornamento », comme le catholicisme, qui engendra dans le passé les crimes de l’inquisition, sut le faire avec Vatican II.

Peut-être. Mais, pour le moment, ce n’est pas le cas. La lecture bornée, rétrograde et criminelle du coran et des « hadits », qui prévaut en Arabie saoudite et dans l’ « Etat islamique », a le vent en poupe et s’impose partout où il y a des musulmans, y compris en France. Je ne reconnais plus les Maghrébins que j’ai côtoyés dans ma jeunesse à Marseille (il n’y avait aucune femme voilée et Oum Kalsoum chantait sans cacher ses formes) ou ceux avec lesquels j’ai vécu il y a trente ans au Maroc (le « hidjab » importé d’Arabie y était inconnu ; on avait, à la place, de beaux caftans et l’arabe qu’on y parlait n’était pas encore pollué par le vocabulaire, y compris dans les salutations, importé du Moyen Orient). Je ne retrouve pas non plus aujourd’hui ces Algériens laïques qui ont courageusement résisté et vaincu les terroristes islamistes dans les années 1990. Où sont-ils donc ces fils du grand Lounès Matoub, ce magnifique chanteur kabyle assassiné par les « barbus » ? Je ne les vois plus.

En ce temps pas si éloigné, mais qui, aujourd’hui parait dater de l’Antiquité, j’ai aimé la culture arabe, j’ai apprécié sa musique, ses chanteurs, son art de vivre, son sens de l’hospitalité et de l’amitié. C’était le temps d’un Maghreb convivial et d’un islam tolérant. Au Maroc, j’ai appris l’arabe marocain, j’ai lu le coran et les autres livres religieux, j’ai même observé le jeûne du ramadan deux années de suite par solidarité et sympathie envers ceux qui m’invitaient le soir aux « ruptures du jeûne », en Algérie, j’ai appris le kabyle et ai même écrit des poésies dans cette langue.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui quand on voit ce qu’est devenu le « monde » musulman ? Quand on voit les musulmans de France se replier dans un communautarisme stupide et fermé et copier la culture des bédouins arabes du 7ème siècle, si éloignés des splendeurs du Maroc et de l’Andalousie arabo-berbères d’antan, il y a de quoi pleurer. Un recul généralisé, une antithèse de la civilisation et de la culture, un abaissement et un abrutissement généralisés.

Alors, je suis réaliste. Je regarde la réalité comme elle est et non comme je la voudrais. Je la vois telle qu’elle saute à mes yeux et à vos yeux. Je la contemple avec tristesse et horreur. Mais elle est là. Je vois un islam conquérant, guerrier, violent, intolérant, raciste, primitif, avilissant. Ce n’est pas de ma faute. Je le souhaiterais meilleur. Peut-être un jour le sera-t-il. Mais ce jour n’est pas en vue. Dois-je m’en excuser ?

En attendant, on nous a déclaré la guerre. Battons-nous. Ils veulent détruire la civilisation occidentale. Détruisons-les avant qu’ils y parviennent. Et si chez les musulmans, il y a des gens bien (j’en connais), qu’ils prennent leurs responsabilités et qu’ils rejoignent notre combat. En France, c’est la République ou la charia. Ça ne peut être les deux !

En attendant, il me parait sain de considérer que :

1/ Moins il y a de musulmans dans un pays, mieux ce pays se porte. Madame Merkel, qui en a fait rentrer un million l’année dernière, est une criminelle. Le tueur de Würzburg faisait partie du lot des « réfugiés ». Les violeurs de Cologne aussi. Et beaucoup d’autres, en Allemagne et ailleurs. Et il y a encore des donneurs de leçons de morale qui nous insultent (je l’ai été sur les réseaux sociaux) lorsque nous avons refusé l’accueil des soit disant réfugiés, lorsque nous avons écrit qu’il était fou de recevoir des gens incapables de s’assimiler à notre civilisation, tout simplement parce qu’ils ne le veulent pas, et que nos sociétés prenaient le risque d’introduire en leur sein ceux qui allaient les combattre. Hélas, nous ne nous sommes pas trompés. Et il est affligeant de voir que le pape actuel a symboliquement fait monter dans son avion des femmes voilées. On attendait de lui qu’il accueille plutôt des chrétiens d’Orient, en voie d’extermination par génocide planifié. Je préférais le pape Wojtiła. Il était de Cracovie, ville qui a une place dans mon cœur et qui se souvient qu’il y a six siècles, elle a failli être détruite par l’invasion de Tatars musulmans. Les Polonais refusent les Tatars du 21ème siècle et ils ont raison.

2/ On peut tolérer des musulmans en France, en Allemagne ou en Amérique. Mais à condition que leur culte soit discret et qu’ils respectent nos lois, nos valeurs, nos traditions, y compris les traditions chrétiennes, notre mode de vie et qu’ils s’y conforment, y compris dans l’habillement et l’alimentation. Ceux qui acceptent des dérogations font le jeu de l’islam conquérant. Ils sont aussi coupables que Madame Merkel. Ce principe devrait se traduire notamment par l’interdiction de symboles tels que le voile islamique.

Si musulmans il doit y avoir en Europe, c’est à titre individuel. Certainement pas en tant que « communauté » avec des droits collectifs. Et encore moins avec des règles et des pratiques communautaires. Même loi pour tous, mêmes valeurs, même histoire. Et ceux qui n’acceptent pas que les Gaulois soient nos ancêtres et leurs ancêtres par assimilation (alors que c’est l’honneur de la République d’offrir l’assimilation à ceux qui viennent d’ailleurs, comme des millions de Polonais, Portugais, Italiens ou Arméniens l’ont acceptée et revendiquée), qu’ils aillent retrouver leurs ancêtres sur les terres d’où leurs parents sont partis.

3/ Les islamistes répertoriés et fichés doivent être mis hors d’état de nuire par les rétentions administratives et, lorsqu’ils sont étrangers, les expulsions. De plus en plus de gens le demandent en France. Le gouvernement s’y oppose. Je l’accuse de complaisance et même de complicité objective avec les tueurs.

4/ J’ai expliqué dans mon article d’hier le lien étroit qu’il y a entre délinquance « ordinaire », communautarisme et terrorisme. Il faudrait en tirer les conséquences en traitant conjointement et sans faiblesse ces trois fléaux.

5/ Compte tenu des circonstances de guerre que nous vivons, ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous. Le principe de précaution exige que ceux qui se disent musulmans doivent être surveillés jusqu’à ce qu’on soit sûr qu’ils sont bien avec nous. Le même principe de précaution doit entrainer aussi une surveillance des lieux de culte musulmans en s’assurant qu’ils ne débordent pas sur la voie publique.

Voilà quelques principes qui, tout simplement si notre civilisation ne veut pas mourir par suicide, devraient être observés.

J’entends déjà les défenseurs du politiquement correct m’accuser d’islamophobie et de liberticide. Si on considère que refuser l’islam conquérant est être islamophobe, j’assume. Quant aux libertés, la première des libertés est de vivre en sécurité. Et si pour cela, il faut restreindre les libertés des ennemis de notre liberté, faisons-le.

D’autres, peut-être parmi vous, peuvent penser que j’exagère et que mes solutions sont trop radicales. Ceux qui le pensent n’ont pas encore pris toute la mesure du problème. Je ne doute pas qu’ils viendront bientôt sur mes positions.

J’espère simplement que ceux qui n’y sont pas encore, y viendront vite. Le temps presse.

Combien de Nice faudra-t-il encore ?

Yves Barelli, 19 juillet 2016

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 23:39

J’ai réagi sur ce blog dès le lendemain de la tuerie du 14 juillet de Nice (« Après l’attentat terroriste de Nice, prendre enfin les mesures »). J’ai analysé la situation et ai fait part de mon sentiment quant aux mesures d’urgence à prendre. Je renvoie le lecteur à mon article. Après la minute de silence observée ce jour en mémoire des victimes et le début de polémique autour de l’incapacité affligeante du président de la république et du gouvernement à faire face à la situation, je voudrais aujourd’hui compléter ma réflexion et faire des remarques additionnelles.

1/ Les représentants de l’opposition qui pointent du doigt l’insuffisance des mesures prises par le gouvernement pour répondre à la guerre que nous a déclarée l’islamisme radical ont parfaitement raison.

Le problème n’est pas tant la question de l’adéquation ou de l’insuffisance des moyens spécifiques déployés pour assurer la sécurité du rassemblement populaire sur la promenade des Anglais. On peut sans doute s’étonner du relatif faible nombre de policiers présents sur les lieux : environ une centaine, y compris des policiers municipaux. Cela est certainement dû à la concentration des moyens sur Paris et sur le Tour de France. Circulant beaucoup en province, je constate que depuis des mois, la présence policière y est faible et que, en outre, les frontières restent ouvertes sans contrôle effectif (le contrôle des frontières, annoncé par le ministre de l’intérieur après la tuerie du Bataclan n’a été qu’un effet d’annonce ; il est scandaleux de mentir ainsi aux Français). Je constate aussi qu’on prend le TGV de Paris à Marseille ou à Nice sans aucun contrôle et que la sécurité dans les aéroports n’est pas à la hauteur des risques. Quant aux contrôles routiers et autoroutiers, ils sont inexistants. Même les gendarmes chargés d’intercepter les excès de vitesse ont quasiment disparu (seuls les radars restent).

La vérité est que la réalité ne correspond absolument pas avec la situation théorique d’ « état d’urgence ». J’ai donné quelques exemples dans mon article précédent des mesures qui sont prises dans d’autres pays soumis à un danger comparable ou même moindre à celui de la France. Le constat est sévère : ni les autorités ni la société n’ont pris conscience de la gravité de la situation et de la permanence de la menace. Qu’on ait tenu l’euro de foot, qu’on ait maintenu le tour de France et qu’on ait laissé se rassembler des foules immenses pour les feux d’artifice comme si de rien n’était est pure folie criminelle. Le gouvernement est le premier responsable. Mais nous, collectivement, le sommes aussi.

C’est de l’inconscience pure de croire et de faire croire que la réponse à apporter au terrorisme est de continuer à vivre « normalement », en consommant aux terrasses de café et en allant voir les feux d’artifice accompagnés de bambins. En le faisant, on prête le flanc aux terroristes en leur laissant le choix du lieu et de l’heure pour frapper.

En l’occurrence, lorsque le gouvernement dit que la police ne peut être partout, il a raison. Mais quel aveu d’impuissance ! Et quelle atteinte au moral des Français en leur avouant que « le risque zéro n’existe pas » et donc que nous sommes tous des cibles potentielles sans défense.

Toutes choses égales par ailleurs, comme disent les scientifiques, deux fois plus de policiers à Nice n’aurait sans doute rien changé. Et même avec des barrières renforcées, le camion tueur serait sans doute passé.

2/ Cette résignation du président de la république et de son gouvernement est insupportable. Les Niçois qui ont sifflé le premier ministre ce midi ont eu raison. Trop, c’est trop. Nous sommes tous des cibles et nous sommes en colère parce que nous estimons que cette situation n’est pas une fatalité et que les mesures sérieuses, qui n’ont pas été prises depuis Charly, doivent enfin l’être.

Quelles mesures ont-t-elles été prises depuis le début de l’année, à la suite du massacre du Bataclan et des divers assassinats, dont celui de deux policiers chez eux dans les Yvelines ?

Quasiment aucune. On a annoncé le recrutement de policiers : 380 policiers supplémentaires seront recrutés (je parle de recrutements nets, déduction des départs à la retraite). Dérisoire, alors Sarkozy avait supprimé plus de 10 000 postes. Le gouvernement se contente de claironner qu’il a mis fin à la diminution du nombre de policiers, mais aussi de gendarmes et de soldats. Sur ce plan, Sarkozy avait été nul. Hollande est content de n’être que mauvais. Lamentable !

Comprendrons-nous que nous manquons cruellement de policiers sur le terrain et de militaires sur les nombreux théâtres d’opération dans lesquels l’armée française est engagée ? Ce n’est pas mettre fin aux baisses d’effectifs qu’il faut, mais un recrutement massif. J’ai proposé dans mon article de vendredi de créer un impôt spécifique ou un emprunt « de guerre ». Si on veut assurer notre sécurité, il faut y mettre le prix. Et c’est à chacun de nous de payer en proportion de ses possibilités (dans cette esprit, il faut évidemment considérer les « exilés fiscaux » comme des déserteurs et les traiter en conséquence au lieu de continuer à les décorer dans les promotions du 14 juillet).

3/ Ces recrutements massifs sont nécessaires, mais ils seront loin d’être suffisants.

Si on attend toujours que le terrorisme frappe pour réagir, on aura toujours un temps de retard : après le camion tueur, on aura sans doute un bateau explosant dans un port ou un hélicoptère bombardant une petite ville choisie en fonction de son manque de défense.

Il faut donc prendre d’autres mesures.

Je les ai exposées il y a trois jours. Elles rejoignent en grande partie les propositions de l’opposition, qu’il s’agisse des Républicains, du Front National ou de Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Nombre de ces propositions sont contenues dans le rapport (adopté à l’unanimité) de la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, composée de députés de la majorité comme de l’opposition. Le gouvernement n’en a pas tenu compte.

Quelles sont ces propositions ? Elles sont diverses mais peuvent se résumer à deux grands principes : renforcer les moyens des forces de l’ordre et, surtout, mieux contrôler les islamistes avant que certains d’entre eux ne passent à l’acte terroriste. Pour le détail de ce qui devrait être fait, je vous renvoie à mon article précédent.

Il me parait incompréhensible que le gouvernement ne fasse rien de sérieux pour mettre hors d’état de nuire les islamistes dangereux. Pourquoi ne veut-t-il pas mettre en rétention les plus dangereux ? Pourquoi n’expulse-t-il pas les imams salafistes étrangers ?

Sans doute craint-il qu’en prenant des mesures coercitives vis-à-vis des islamistes avant qu’ils passent à l’acte, il prête le flanc à l’accusation d’amalgame vis-à-vis de la soit disant « communauté musulmane ».

Ce n’est que reculer pour mieux sauter. Il faudra bien un jour (ce gouvernement ou, probablement, un autre) s’attaquer au problème de base : l’existence dans notre pays de comportements « communautaristes » qui font passer les solidarités ethniques et religieuses avant l’appartenance à la Nation et la supposée loi de l’islam avant celle de la République. Ce n’est qu’en engageant un vrai combat (une guerre, puisqu’elle nous a été déclarée) contre l’islamisme qu’on obligera les membres de cette soit disant « communauté musulmane » à choisir une fois pour toutes leur camp : celui de l’islam conquérant ou celui de la République. On ne pourra rester éternellement dans l’ambiguïté.

Parmi les mesures non prises qui interpellent, il y a la situation des étrangers condamnés par la justice et à l’encontre desquels on ne prend aucune mesure d’expulsion. Là, il ne s’agit plus du seul terrorisme mais de la délinquance ordinaire. Le tueur de Nice en est un exemple : étranger, condamné à la prison en mars dernier après plusieurs actes non sanctionnés (parce que, malheureusement, notre justice est laxiste ; laxisme pris par les délinquants pour de la faiblesse et donc une autorisation, de fait, à persévérer dans la délinquance) de violence, y compris conjugale, cet individu, remis immédiatement en liberté grâce au sursis, a pu continuer à rester légalement sur le territoire français, à y travailler et, accessoirement, à louer un camion de 19 tonnes.

Je demande, avec de nombreux hommes politiques et des millions de citoyens, que les étrangers condamnés par la justice soient immédiatement expulsés. La France n’a que faire de délinquants, de parasites et de terroristes en puissance.

On peut se poser au passage une question annexe, malheureusement non relevée par les médias. Comment est-il possible, en situation d’état d’urgence, qu’un étranger (maghrébin musulman : la loi ne fait pas la différence avec une autre catégorie d’étranger, mais ne faisons pas semblant de ne pas voir la réalité !) avec un casier judiciaire puisse louer un camion sans motif professionnel. Demain, on aura sans doute des locations de petits avions, d’hélicoptères ou de bateaux, voire de locomotives. Va-t-on continuer ?

4/ J’ai pointé hier le lien qui existe entre délinquance, communautarisme ethnico-religieux et terrorisme islamiste. Je le répète parce que je crois que nous sommes là au cœur du problème.

Notre société ne réagit pas comme il le faudrait au phénomène de la délinquance. Le laxisme n’est pas seulement dans la mansuétude incompréhensible de la justice et celui encore plus grand de l’application des décisions de justice.

Contrairement à ce que certains gogos de la gauche-caviar croient, la délinquance n’est pas, en France, dictée par la misère. On peut être paresseux et vivre du RSA et de multiples allocations. On ne vole pas avec violence parce qu’on a faim. Mais on vole par appât du gain et surtout parce qu’on a perdu les notions de bien et de mal et, de surcroit, parce qu’il y a un sentiment général chez les délinquants d’impunité. Que risquent-t-ils ? Six mois avec sursis comme le tueur de Nice ? Le plus souvent, même pas.

Cette société laxiste doit se ressaisir. Il faut rétablir l’ordre et les valeurs minimales. Cela doit commencer par l’école où les gamins des banlieues ne respectent plus les maitres et ressortent devant ces maitres qui ne leur inspirent aucun sentiment de crainte les sornettes entendues chez eux relatives à la supériorité de la loi de Dieu et à la différence à faire entre un bon musulman, un mauvais et un « infidèle ». Il faut donc rétablir l’ordre, la discipline et la loi de la république à l’école (où il me paraitrait sain d’établir un uniforme, de saluer le drapeau et de chanter l’hymne national, comme cela se fait dans de nombreux pays démocratiques, tels les Etats-Unis, trop souvent pris pour modèles en d’autres occasions mais pas, hélas, pour leur exaltation du patriotisme). Et pas seulement à l’école. Dans la rue aussi : papiers par terre, crottes de chien, stationnement gênant avec voitures sur les trottoirs et passages piétons, etc.

On commence à avoir un bon échantillon de terroristes depuis Charly. L’étude statistique est déjà pertinente.

Quel est le profil type du terroriste ?

Un individu étranger ou issu de l’immigration maghrébine (plus rarement sahélienne) vivant dans un quartier « ethnique » (c’est-à-dire avec une proportion telle de Maghrébins que la sociologie est celle de l’autre côté de la Méditerranée), donc en situation de communautarisme. Ce dernier se caractérise par la suprématie des relations de solidarité basées sur la grande famille, l’origine ethnique et la prégnance de l’islam (pas nécessairement accompagnée de pratique mais toujours reconnu comme référence).

Ces délinquants sont en général « paumés », c’est-à-dire qu’ils sont des délinquants de petite catégorie (pas les gros trafiquants qui amassent des fortunes), tombés dans la délinquance parce qu’ils y ont été entrainés par des membres de la famille ou des relations de bandes de quartiers. Chez eux, en situation d’échec scolaire et professionnel, il y a un ressentiment, qui vire facilement à la haine, contre la société et tout ce qui la représente : police, éducateurs, personnel médical, pompiers même. Contre cette société, ils se replient et se protègent par leur milieu familial et de quartier. Voler ou être violent avec les « autres » (les étrangers à la cité ou les non musulmans) est, en quelque sorte, normal. Ils ont en outre le sentiment d’être approuvés par la cité ou la famille.

Une partie infime (mais numériquement importante) de ces délinquants éprouve parfois l’envie de faire autre chose, pour la « cause » de l’islam ou, simplement, pour donner un sens à leur vie, peut-être pour se racheter de leur conduite passée (pas seulement les vols et violences, mais, par exemple, le fait de boire de l’alcool). Ils partent alors en Syrie faire le « jihad » et, dans les cas extrêmes, font le sacrifice de leur vie après avoir tué le maximum de « mécréants ». Le paradis leur est alors promis. Certains se « radicalisent » par les sites internet, d’autres par la fréquentation de mosquées radicales ou de salafistes, dans le quartier ou en prison, d’autres le font tout seul.

Et c’est ma conclusion : les mesures spécifiques contre les « radicaux » (internement ou expulsion) sont nécessaires ; le renforcement des moyens de la police et de l’armée aussi.

Mais, ce qui me parait le cœur de la réponse à apporter réside dans deux catégories d’action :

a/ Passer à l’offensive contre les islamistes sans attendre le prochain attentat en les pourchassant partout où ils sont ou ils peuvent être. Fouilles d’appartement, contrôles dans les cités, présence massive de la police et même de l’armée, arrestations préventives de tout individu suspect. La peur doit changer de camp. A eux et à leurs complices communautaristes d’avoir peur. Pas à nous. A titre d’exemple une comparaison : 8000 arrestations après le putsch manqué en Turquie, zéro ou quasi zéro après Charly, après le Bataclan ou après Nice. Ça vous parait normal ? On a pourtant 10 000 individus fichés comme potentiellement dangereux ? Sommes-nous inconscients ou suicidaires ?

b/ Garder présent à l’esprit que les incivilités non sanctionnées conduisent à la délinquance et que la délinquance peut conduire in fine au terrorisme islamiste lorsque cette délinquance s’exprime sur un terreau communautariste musulman. Lutter contre la délinquance et le communautarisme est donc la meilleure manière de lutter contre le terrorisme.

Tout cela doit être conduit avec détermination. On a besoin à la tête de l’Etat d’un chef de guerre, pas d’un diseur d’oraisons funèbres spécialiste du dépôt de gerbes. De l’action « de guerre » contre les tueurs, avérés ou potentiels, et contre leurs complices. Assez de fleurs et de bougies.

Continuons à chanter la Marseillaise. Mais à condition de saisir parfaitement le sens de ses paroles : « ils viennent égorger nos fils et nos compagnes…Qu’un sang impur abreuve nos sillons ». Notre sang a assez coulé. C’est au tour des tueurs d’être tués !

Yves Barelli, 18 juillet 2016

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 14:15

La France est en guerre et la France s’amuse : après les fan-zones, les feux d’artifice. La France est en guerre et s’arc-boute dans son « état de droit » au profit des terroristes : l’avocat d’un assassin demande à ce qu’il ne soit plus filmé dans sa cellule. La France est en guerre et elle continue à rêver d’un renseignement « européen » alors que les tueurs vivent chez nous. La France est en guerre et elle répond à l’urgence par des mesures parcimonieuses de recrutements homéopathiques de forces de police qui sont loin de compenser les réductions antérieures d’effectifs. La France est en guerre et il y a encore des gogos qui, sous prétexte d’éviter les amalgames, ne veulent pas désigner les populations à risque et refusent les mesures préventives, préférant attendre passivement les « passages à l’acte ».

1/ Cet attentat de Nice était prévisible. On ne savait où et quand il interviendrait mais les « responsables » s’y attendaient.

Des responsables tout à fait irresponsables en l’occurrence. Mais ils ne sont pas les seuls. En fait, c’est toute la société française qui est irresponsable. Par dogmatisme, par la méthode Coué qui consiste à faire semblant qu’on n’a pas peur pour conjurer la peur en prétendant continuer à vivre « normalement », par inconscience du danger, bientôt synonyme de fatalisme et de cynisme (« ça n’arrive qu’aux autres »), rien de sérieux n’a été fait depuis les attentats massifs de « Charlie », de l’ « hyper-Cacher » et du « Bataclan », mais aussi à la suite des nombreuses attaques moins médiatisées car moins spectaculaires (une voiture qui fonce sur un marché de Noël, un patron égorgé par un de ses employés, des attaques de militaires en faction, etc).

On a répondu aux attentats islamistes d’abord en évitant de les qualifier d’islamistes (des « déséquilibrés », des « loups solitaires ») avant d’enfin reconnaitre qu’il s’agit d’attaques sinon concertées, du moins convergentes dans ses objectifs (tuer le maximum de « mécréants ») et de par ses auteurs (tous des musulmans d’origine maghrébine ou sahélienne).

Puis, on a estimé que, si l’Etat prenait des mesures exceptionnelles et si nous changions drastiquement nos habitudes, ce serait faire un « cadeau » aux terroristes dont l’objectif est de déstabiliser la France. Alors, on a demandé aux Parisiens de continuer à fréquenter les terrasses de café et de vivre « normalement ». On s’est contenté des oraisons funèbres et des bougies déposées sur les sols. Et on a maintenu, comme si de rien n’était, les « fan-zones » pour l’euro de foot, le Tour de France et les feux d’artifice partout.

Bref, en coulisse, les policiers épuisés « font leur travail », les militaires patrouillent dans les gares et devant les lieux de culte. Pendant ce temps, nous, citoyens ordinaires, avons continué à vaquer « normalement » à nos occupations. Nous avons même, luxe suprême, exigé et obtenu de pouvoir continuer à manifester sur la voie publique en dépit d’un « état d’urgence » qui, dans les faits, n’en est pas un, nous sommes partis en vacances sans voir l’ombre d’un barrage policier sur nos routes (nous n’aurions pas supporté les « bouchons ») et nous pouvons continuer à passer les frontières sans l’ombre d’un contrôle ni même la présence d’un képi (vive Schengen et la « libre » circulation !).

Et la société dans son ensemble, et, en premier lieu ses représentants et législateurs, restent attachés à la « liberté » et à la protection juridique des justiciables. Plus de dix mille individus sont fichés comme potentiellement dangereux et ils continuent de pouvoir aller et venir sans entrave bien que nos « responsables » reconnaissent que la police n’a pas les moyens de les surveiller.

Des délinquants, « petits » et « grands », n’accomplissent pas les peines de prison, pourtant légères, parce que la justice n’a que des moyens dérisoires et que les prisons sont pleines (pas en raison du nombre de détenus, l’un des ratios les plus faibles des grands pays occidentaux, mais parce que les locaux pour les accueillir n’existent pas). Alors, on a ce spectacle affligeant et démoralisant pour les forces de l’ordre, de ces petits malfrats interpelés pour la dixième fois pour les mêmes faits et, chaque fois, remis aussitôt en liberté.

Et comme cela entraine un sentiment généralisé d’impunité, ces mêmes individus passent tranquillement par toutes les gradations du mal-vivre en société : ça commence par les « incivilités » à l’école, puis dans la rue (par exemple jeter n’importe quoi à terre, dégrader ou stationner en gênant les autres), ça continue par la petite délinquance (vols, violences) assortie le plus souvent de « rappels à la loi » compris comme autant de droits à recommencer et même à amplifier, puis on passe au niveau supérieur (trafic de drogue, vols avec armes, puis crimes) et, stade suprême, parce qu’il faut donner un « sens » à sa vie de délinquant, on se « radicalise » et, pour être sûr d’atteindre le paradis d’Allah, celui où on reçoit en prime cent vierges pour l’éternité, on verse dans le terrorisme pour la « cause », voulue par Dieu, celle de l’islam : tuer des « infidèles » devient un devoir et, dans cet acte terroriste, le petit jeune des cités, le délinquant petite frappe, vainc tous ses complexes et sa haine de la société proportionnelle à sa nullité, et devient un « héro » dont les télévisions inconscientes reproduiront le nom et les images en boucle, suscitant ainsi de nouvelles vocations chez ces moins que rien qui prennent la mansuétude de la société pour de la faiblesse méprisable.

2/ Ce qui précède montre qu’il y a un lien direct entre délinquance, communautarisme ethno-religieux et terrorisme.

Pour lutter contre le terrorisme islamiste, il faut d’abord lutter contre ses terreaux : la délinquance « ordinaire » et le communautarisme musulman, c’est-à-dire la tolérance de l’existence d’une contre-société où la « loi » de la cité et celle de la charia remplacent la loi de la République, contre-société qui dans le meilleur des cas vit en marge de la nation et, dans le pire, contre elle (aboutissement logique).

La mansuétude de fait envers la délinquance est non seulement moralement inacceptable (des adolescents ne vont plus à l’école car il sont payés pour faire le « chouf » et ils rêvent de faire comme les « gros » qui roulent en 4X4 ou en « béhème » dans la cité, même si cela est assorti du risque de finir dans un « règlement de comptes »), elle est dangereuse pour la société et les citoyens ordinaires qui la composent.

Le premier des droits, celui de vivre en sécurité, n’est plus assuré dans notre société. Statistiquement, le risque d’être victime de la délinquance ordinaire est nettement supérieur à celui du terrorisme, même si ce dernier est le plus spectaculaire.

Ceux qui estiment que, parce que nous vivons dans un « état de droit », les droits des délinquants doivent systématiquement être respectés, ceux qui cherchent toutes sortes d’excuses à la délinquance (éducation insuffisante, milieu familial et social défaillant, parcage dans des « logements-ghettos », chômage), ont une lourde responsabilité. Vivant le plus souvent dans leurs beaux quartiers de l’ouest parisien, ils ne connaissent pas la vie des gens ordinaires, donnent l’impression de s’en « foutre » et, de fait, sont totalement indifférents au sort des victimes.

Ça suffit ! Il est temps de prendre les mesures nécessaires au respect de l’ordre public et de la sécurité des gens ordinaires. Le disant, je sais que la gauche-caviar et la droite-foie gras vont m’accuser de « populisme ». Je l’assume. Si défendre le peuple, c’est être « populiste », je suis « populiste ».

Je ne veux plus voir ce spectacle de voyous insulter en toute impunité les fonctionnaires de police, mais aussi les enseignants, les pompiers, les personnels de santé, mais aussi les citoyens ordinaires qui font remarquer poliment à l’un de ces petits « nervi » qu’ils salissent le sol, font du bruit tard dans la nuit ou empêchent une voiture de pénétrer dans un parking.

Je constate d’ailleurs que ces « jeunes », comme on dit (plutôt que de les appeler par leur nom : personnes d’origine maghrébine, parce que, le plus souvent c’est bien d’elles qu’il s’agit), ne sont pas totalement inconscients mais profitent de la faiblesse de la société française : lorsqu’ils vont en vacances dans le « bled », là, ils se tiennent à carreau car, à Alger ou à Casablanca, on sait mieux utiliser le seul langage que ces délinquants sans courage comprennent : les coups de matraque et, si nécessaire, le « passage à tabac ». La mansuétude de chez nous et le respect des « droits » des interpelés sont compris comme la faiblesse d’un pays décadent, donc à combattre, parce que, chez ces petits « merdeux » (excusez mon vocabulaire ; je l’adapte à eux), seule la force primaire est une valeur et, donc, ceux qui ne l’emploient pas sont à leurs yeux sans valeur.

Il faut donc revoir du tout au tout notre législation et la pratique de notre justice. A la limite, il ne serait même pas besoin d’augmenter considérablement le nombre de nos policiers. Une police qui est crainte n’a pas besoin d’être présente partout. La dissuasion est alors suffisante. J’ai vu des classes d’écoles en Afrique où un maitre enseigne seul devant des classes de plus de cent gamins dans le silence total : les élèves ne bronchent pas parce qu’ils savent que, en cas de besoin, le maitre leur donnera un coup de la baguette qu’il tient toujours à la main pour appuyer ce qu’il écrit au tableau noir et, le cas échéant, pour sanctionner (ce que, en général, il n’a pas besoin de faire ; la dissuasion suffit). Chez nous, un élève de primaire peut insulter en toute impunité l’enseignant ; si ce dernier lui tire l’oreille, il risque un procès de la part des parents, appuyés par des droits-de-l’hommistes inconscients imbus de leurs grands principes (je me souviens d’une discussion avec des enseignants à Alger : « face à un perturbateur, que faites-vous ? – une baffe ou coup de pied au cul, ça suffit, en général il comprend ! ». Mais, chez nous, on ne peut pas : l’élève attend une sanction qui ne vient pas : il en perd la notion du bien et du mal).

Les « bavures » policières doivent évidemment être évitées, voire sanctionnées, mais j’estime qu’il appartient à la hiérarchie de sanctionner ces manquements. Pas à la justice. Quel spectacle inadmissible donné par ces tribunaux qui jugent des policiers poursuivis par des délinquants ou des familles de délinquants ! Même si la relaxe est le plus souvent prononcée, le traumatisme est tel que la police, désormais, a peur non seulement d’utiliser ses armes mais même de frapper, préférant laisser courir le délinquant (exemple : les casseurs des dernières « manifs » ou les supporters-voyous à Marseille, mais, moins visible, tous les délinquants ordinaires dans les cités).

Ça suffit ! La peur doit changer de camp. Plus chez les policiers et les citoyens ordinaires, mais chez les délinquants. Ce serait la moindre des choses, non ?

2/ La délinquance et le communautarisme musulman font bon ménage. Lorsque les solidarités familiales, ethniques, religieuses ou de « cités » deviennent la règle pour des millions de personnes, la société est malade et clivée et le bien et le mal sont à géométrie variable. Faire du mal aux « autres », les étrangers à sa famille, sa tribu, sa cité, ceux qui ne sont pas musulmans ou « mauvais » musulmans, ce n’est plus du mal, c’est une attitude « normale » envers une société que l’on estime « hostile », voire répressive et, mot ultime, « raciste ». C’est alors le règne de l’omerta, des petites frappes que l’on protège lorsque la police « ose » s’aventurer dans la cité.

Il est clair que tout encouragement au communautarisme est une prime à la délinquance et la porte ouverte au terrorisme.

Ceux qui acceptent les menus confessionnels dans les cantines scolaires, qui estiment normal de faire des exceptions pour les fêtes religieuses (toujours vues comme les seules fêtes musulmanes : il y a longtemps que dans ce pays la laïcité est à géométrie variable ; fermeté pour les crèches de Noël, laxisme pour l’islam, sans doute parce que la gauche-caviar le considère comme la religion du « prolétariat »), qui acceptent ce spectacle affligeant de femmes voilées et, pis, de la barbarie des abatages d’animaux selon le mode « hallal », n’ont pas compris les enjeux.

Il ne s’agit en effet pas de revendications spontanées mais d’une entreprise concertée qui vise dans un premier temps à obtenir des dérogations pour ceux qui veulent pratiquer, dans un deuxième temps à imposer les pratiques religieuses à tous ceux catalogués comme « musulmans », même ceux n’en veulent pas, et, dans un troisième temps, parce que le mot « tolérance » ne fait pas partie du langage de ces gens, à imposer l’islam partout où cela est possible, y compris dans les sociétés occidentales.

La France est en guerre contre le terrorisme. Les terroristes ne viennent pas de la planète Mars. Ils vivent chez nous. L’assassin de Nice, qui a tué en camion plus de 80 personnes, est un franco-tunisien (je lui récuse la qualité de Français : je préfère dire un individu d’origine tunisienne) délinquant « ordinaire » résident de Nice, où il est probablement né. Voilà la réalité !

Nous ne sommes pas en guerre civile, mais les ingrédients se mettent en place. Si nous laissons encore s’organiser sur notre sol cette contre-société maghrébine et musulmane, ce sont plusieurs millions de personnes qui risquent de basculer dans l’affrontement contre la France. Nombre de Français d’origine maghrébine et même musulmans pratiquants ne souhaitent certes pas cet affrontement. Ils essaient eux-mêmes d’échapper à l’emprise de leur « communauté », de leur famille. Mais ce n’est pas facile.

Ceux qui ont un bon métier et vivent dans des quartiers normaux peuvent s’en échapper, au prix, parfois, d’un dilemme et d’une certaine mauvaise conscience (on ne va pas facilement contre ses origines et sa famille). J’en connais. Je ne mets donc pas tout le monde dans le même sac.

Raison de plus pour les aider. Et la meilleure aide à leur apporter est de combattre le communautarisme et de refuser les revendications d’ordre communautariste. Le langage à tenir est que, une fois pour toutes, la France n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais, même partiellement, un pays musulman. Les mosquées et les minarets ne font pas partie du paysage français. On peut tolérer le culte musulman, à condition qu’il soit discret et qu’il respecte nos lois, nos valeurs et nos traditions. Ceux qui veulent vivre comme au « bled », qu’ils y aillent. Ils sont binationaux. Franchir la Méditerranée ne devrait pas être un problème pour eux. Moi, je ne suis que mono-national. Où vais-je aller si je veux fuir une France qui s’islamise ? En Pologne ? J’y ai vécu quatre ans et ce ne serait pas une punition. Mais je suis Français, je tiens à la France et moi, comme des millions de Français, nous ne nous laisserons pas déposséder.

Le communautarisme musulman est une bombe à retardement (dont les premières étincelles ont touché le Bataclan et la Promenade des Anglais) qui fera encore plus de dégâts si on ne s’y oppose pas tout de suite.

3/ On ne pourra éradiquer le terrorisme islamiste si on ne lutte pas, parallèlement, contre la délinquance ordinaire et le communautarisme.

Cela ne signifie pas, néanmoins, qu’il ne faille pas lutter spécifiquement contre le terrorisme. On peut prendre, tout de suite, même si on sait qu’elles ne seront pas suffisantes, des mesures appropriées d’urgence.

a/ L’idéologie islamiste doit être « criminalisée », c’est-à-dire être considérée comme un « crime », au sens pénal du terme, au même titre que, par exemple, la pédophilie, même s’il n’y a pas passage à l’acte.

b/ Il faut mettre hors d’état de nuire les 10 000 personnes fichées comme potentiellement dangereuses. Dans le cadre de l’état d’urgence, qui appelle des mesures exceptionnelles d’urgence, il faut soit mettre en rétention administrative ces islamistes, soit les astreindre à porter un bracelet électronique ou à pointer régulièrement au commissariat (pour les moins dangereux), ou, a tout le moins, expulser ceux qui sont étrangers ou binationaux (à mon sens, d’ailleurs, la déchéance de nationalité française, déjà prévue par le code pénal, ne devrait pas être réservée aux coupables d’actes terroristes).

c/ Puisque nous sommes en guerre, il faut, en ce temps de guerre, annuler tous les évènements publics du type concerts, feux d’artifice, tour de France mais aussi manifestations politiques ou syndicales. Le gouvernement a joué avec le feu en maintenant tel quel l’euro de foot. Malheureusement, le terrorisme, s’il a épargné le premier, n’a pas raté notre fête nationale. On l’attendait sous la tour Eiffel. C’est à Nice qu’il a frappé.

L’annulation des manifestations publiques aurait un double avantage : minimiser les risques, mais aussi faire prendre conscience à tous les inconscients que nous sommes véritablement en guerre et que cela concerne tout le monde, pas seulement les policiers et les soldats.

d/ J’ai voyagé récemment dans des pays qui vivent sous la menace terroriste. En Algérie, au Maroc et en Iran, il y a des contrôles de police tous les 50 à 100 km sur les routes et les autoroutes. On n’est pas systématiquement contrôlé mais la police est là et peut le faire quand elle le juge utile. A l’aéroport de Marrakech, de Téhéran et de Madras (Inde), pour ne citer que mes expériences récentes, on passe aux rayons X les bagages à l’arrivée comme au départ d’abord à l’entrée de l’aérogare puis avant l’embarquement. Ce n’est pas le cas dans les aéroports français. Quand on passe la frontière terrestre entre le Canada et les Etats-Unis, pays amis, on est contrôlé et souvent fouillé ; à contrario, en dépit de l’annonce non suivie d’effet du rétablissement du contrôle aux frontières, on entre et on sort de France sans même savoir où commence et finit le pays car, par dogmatisme européiste, on est allé jusqu’à démonter les anciens postes de douane et même supprimer toute trace de frontière.

Il est évident qu’il faut rétablir présence policière et contrôles, qui ne permettent certes pas une sécurité à 100% mais diminuent les risques.

e/ On a supprimé 10 000 postes de policiers (un crime de la part de Sarkozy !) et 80 000 militaires. Nos armées sont appelées sur tous les fronts et tous les spécialistes tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme : le matériel est insuffisant et inadapté (certains véhicules ont 70 ans d’âge). La police n’est pas mieux lotie et toutes les procédures bureaucratiques (qui, si elles ne sont pas scrupuleusement respectées donnent des prétextes aux avocats pour obtenir la libération même de délinquants dangereux) la freinent et parfois la paralysent.

Ce n’est pas quelques centaines de personnels supplémentaires budgétés qui vont permettre de faire face aux besoins. Il faudrait au minimum deux ou trois fois plus de policiers. Pas seulement de policiers. L’Etat est le garant de notre sécurité. Un Etat sans moyens suffisants ne peut l’assumer. Les candidats de droite pour 2017 qui font de la surenchère pour tailler dans les dépenses publiques et le nombre de fonctionnaires sont des fous dangereux.

Il y a certes de nombreuses dépenses publiques à revoir. En particulier les nombreuses allocations indues qui servent à entretenir des parasites le plus souvent d’origine étrangère et qui coûtent très cher. Il ne s’agit pas de ne plus faire de social, mais il faut le faire dans la justice et l’équité. Il est urgent d’arrêter de subventionner des profiteurs nuisibles. A titre d’exemple, les allocations familiales versées sans discernement à des non Français qui ne servent qu’à fabriquer des colonies de peuplement, elles-mêmes bombes à retardement.

Et si on ne peut tailler suffisamment dans les dépenses publiques, il existe d’autres moyens de faire face aux nécessités du moment. Dans un pays en guerre, on crée des impôts ou des emprunts de guerre et on sanctionne les déserteurs. En l’occurrence, les « exilés fiscaux » sont des déserteurs.

f/ Je ne préconise pas l’amalgame et l’ostracisme vis-à-vis de certaines populations. Il faut pourtant prendre des mesures de circonstance. De même que les Américains surveillaient particulièrement pendant la seconde guerre mondiale leurs citoyens d’origine japonaise, le réalisme et le pragmatisme, qui n’ont rien à voir avec le racisme, doivent conduire à surveiller particulièrement nos concitoyens de confession musulmane. Tous les fumeurs n’attrapent pas le cancer, mais ils constituent une population à risque. Tous les musulmans ne deviennent pas terroristes ou délinquants, mais, statistiquement, c’est chez eux, qu’il y a le plus de risques. Il faut donc en tenir compte. Tant pis pour ceux qui dénoncent les contrôles au faciès. Ils répondent pourtant à une nécessité.

Mettons de côté nos belles idéologies universalistes et égalitaristes. Il y a des lois statistiques, celles des grands nombres et des probabilités. La probabilité de commettre un acte terroriste lorsqu’on est d’origine algérienne est supérieure à celle des Islandais, impeccables, même quand ils sont supporters de foot. L’immigration portugaise est considérable en France. Combien de Portugais impliqués dans la délinquance ? Et combien d’Algériens ? Poser la question, c’est y répondre. La réalité est ce qu’elle est. Tenons-en compte. Et si certains Maghrébins en ont assez d’être montrés du doigt, qu’ils prennent leur part dans le ménage à faire au lieu de se contenter de dénoncer l’ « islamophobie », pourtant justifiée au regard de la réalité.

Cela signifie, même si on le déplore par principe, que, pour être efficace, il vaut mieux surveiller Bobigny que Neuilly et les quartiers nord de Marseille plutôt que ceux du sud.

Si on veut lutter contre la délinquance et le terrorisme, il faut donc mettre la police et même l’armée, là où « ça craint ». Pas seulement par des patrouilles statiques ou mobiles. Il faut multiplier les fouilles d’appartements, contrôler les allers et venues des parasites que ne travaillent pas. La peur doit changer de camp, je l’ai dit plus haut. Il ne faut laisser aucun répit aux délinquants et aux terroristes. Et, si cela n’est pas suffisant, il faut renforcer l’arsenal répressif, tant par la législation, que le nombre de ceux qui la mettent en œuvre et aussi le nombre de places dans les prisons et les conditions de détention. On ne lutte pas contre une bête sauvage à coup de confetti !

Dans ce contexte, il est évident qu’il faut revenir à un renseignement efficace. Il est urgent de rétablir les « renseignement généraux » (RG) que Sarkozy a stupidement démantelé. Il faut recruter et payer des « indics » afin que les individus potentiellement dangereux soient systématiquement fichés, en particulier dans les quartiers « sensibles ». Les mesures législatives d’exception doivent être prises pour croiser tous les fichiers. Et, bien, sûr, ne pas se limiter aux fiches mais sévir en mettant fin au laxisme incompréhensible de la justice. Dans la délinquance, on peut admettre une erreur, surtout de jeunesse, mais la récidive ne doit plus être considérée comme une fatalité. Après un nombre limité de méfaits, même relativement peu graves, il faut incarcérer pour longtemps.

g/ Il faut aussi mener une réflexion sur notre politique étrangère et l’emploi de nos forces armées.

J’ai écrit moi-même dans ce blog que j’estimais qu’il n’était pas de la responsabilité de la France de jouer aux supplétifs de l’armée américaine en envoyant nos soldats, sous ses ordres, en Afghanistan d’abord, en Irak et en Syrie ensuite. Les Américains, après avoir « fabriqué » Ben Laden, ont déstabilisé l’Irak et le Moyen-Orient par leur intervention stupide de 2003, puis, en armant les milices islamistes, y compris Daesh, en s’attaquant à la Syrie légale de Bachar.

A eux de réparer leurs erreurs et leurs crimes. A nous de le faire pour nos propres erreurs et crimes. C’est la France de Sarkozy (avec l’approbation de Hollande) qui a détruit la Libye et a déstabilisé l’ensemble du Sahel. A nous de de réparer cette faute criminelle majeure. Plus de « frappes » en Syrie (ceux qui devraient être nos amis, les Russes, s’en chargent) et davantage de présence en Afrique (où nos forces quittent la Centrafrique alors que rien n’est réglé). La défense de l’Afrique francophone est de notre intérêt politique, économique, culturel et migratoire et est un élément indispensable de notre propre sécurité. C’est là qu’il faut mettre le paquet, pas au Moyen-Orient. Je l’ai toujours dit et écrit et le répète.

XXX

Oui, la France est en guerre. Les Français n’en avaient pas pris la mesure.

Vont-ils enfin ouvrir les yeux ?

Espérons !

Yves Barelli, 15 juillet 2016

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Published by Yves Barelli - dans ISLAMISME
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 00:32

L’attentat commis à l’aéroport Atatürk d’Istanbul (plus de 40 morts et plus de 200 blessés) par trois kamikazes très vraisemblablement d’obédience de l’ « Etat islamique » est l’un des plus sanglants, mais pas le seul, de l’histoire récente de la Turquie. Il s’inscrit dans le contexte des tensions que connait ce pays depuis trois ans et est la conséquence de l’activisme tous azimuts du président Erdoğan et surtout de ses revirements stratégiques et tactiques. On a en fait affaire à un « arroseur » arrosé.

1/ Recep Tayyip Erdoğan est au pouvoir depuis 2003. La première décennie de son « règne » peut être considérée, d’un point de vue turc, comme un succès. Celui qui fut maire d’Istanbul et Premier Ministre avant d’être élu président de la République en 2014, a pu être crédité d’un double succès : une bonne croissance économique qui place aujourd’hui la Turquie (800 000 km2, 80M d’habitants, PIB de près de 1000Mds$) aux portes du club fermé (une quinzaine de pays) des puissances d’envergure mondiale (ce qu’elle fut jusqu’en 1918) et, en tout cas, à la première place de la région tricontinentale Moyen-Orient-Balkans ; la réaffirmation d’une forte identité nationale qui puise ses racines dans une histoire pluriséculaires et dans la combinaison d’un islam populaire dans le cadre du régime laïc créé par Mustafa Kemal Atatürk après le première guerre mondiale.

Ce contexte pouvait laisser espérer à la Turquie un destin relativement serein à l’intérieur et de jouer à l’extérieur un rôle de premier plan tant compte-tenu de son poids spécifique que de son rôle de pays charnière entre mondes arabe et persan, Caucase et Asie centrale, Europe occidentale et Russie, ensemble de pays avec lesquels la Turquie était en bons termes jusqu’à une date récente où tout a commencé à se gâter.

2/ Depuis 2013, rien ne va plus.

Erdoğan semble, comme on dirait vulgairement, avoir « pété les plombs ». Pris par son succès et son idéologie, il s’est voulu un nouvel Atatürk, mais à l’envers.

Et il a multiplié les erreurs :

a/ Erdoğan, prudent au début s’agissant des entorses à la laïcité, a considéré que les obstacles à l’établissement d’un pouvoir au caractère de plus en plus islamiste (fond de doctrine de son parti, celui de la « Justice », mais mis en sourdine par opportunisme) étaient levés. Le principal était constitué par l’armée, gardienne vigilante des acquis d’Atatürk. Les forces armées avaient en effet fait la pluie et le beau temps jusque dans les années 1990 ; elles n’avaient jamais hésité à déposer des pouvoirs civils pour les remettre au pas.

Mais les temps ont changé. Plusieurs affaires de corruption avaient atteint la haute hiérarchie militaire ; des généraux avaient été condamnés sans que l’armée veuille ou puisse intervenir. Avec la hausse du niveau de vie et d’éducation, la « société civile » ne tolérait plus les atteintes des militaires à la démocratie, d’autant que les Etats-Unis (l’heure n’était plus au soutien aux dictatures militaires latino-américaines) poussaient à une adhésion de la Turquie à l’Union européenne, à leurs yeux complémentaire de l’appartenance à l’OTAN.

Par ailleurs, depuis la fin des années 1990, la tendance à une réislamisation de la société, comme dans tous les autres pays de tradition musulmane, poussait à abandonner le laïcisme pur et dur d’Atatürk.

Erdoğan a donc estimé que le moment était venu de pousser ses pions islamistes. Par touches plus ou moins grandes et plus ou moins provoquantes, les atteintes à la laïcité sont devenues plus systématiques. On a ainsi vu l’épouse du président s’afficher voilée en public (inimaginable il y a vingt ans) et le voile, qui y était interdit, a été autorisé à l’université. L’armée et les laïques n’ont pu s’y opposer.

b/ Le président a parallèlement considéré qu’il pouvait modifier les institutions à son avantage. Une fois élu président, il a redonné du lustre à la fonction, jusque-là purement honorifique comme cela est le cas en régime parlementaire. Son objectif était de faire entériner par le peuple l’établissement d’un régime présidentiel. Un référendum était en préparation pour cette année ou l’année prochaine, mais la chute de popularité d’ Erdoğan et les évènements actuels risquent de contrecarrer son projet.

Sans attendre la réforme constitutionnelle, le pouvoir est déjà devenu très autoritaire et personnel. Erdoğan vient d’obliger son premier ministre, qui lui faisait de l’ombre, à démissionner. Toutes les vieilles lois d’exception, autrefois au service de l’armée, ont été remises en vigueur. Les procès contre les opposants deviennent courants, de nombreux journalistes ont été arrêtés (record mondial aujourd’hui), l’intimidation par des groupes de « nervis » contre les opposants est devenue permanente (des opposants ont été assassinés sans qu’on retrouve jamais les assassins).

c/ Tout ce que la Turquie compte de libéraux et de laïques est désormais dans l’opposition. En 2013, les étudiants de l’université d’Istanbul ont longtemps occupé une place centrale de la ville (pour à la fois protester contre l’évolution du régime et contre un projet immobilier destructeur d’espaces verts).

La Turquie est désormais coupée en deux. Aux dernières élections, le pouvoir islamiste a pu compter sur l’Anatomie conservatrice, mais le littoral et en particulier Istanbul ont voté pour les partis laïques.

d/ En flattant le nationalisme et l’islamisme sunnite, Erdoğan s’est aliéné tant les musulmans, minoritaires mais nombreux, appartenant à des obédiences proches des chiites, que les Kurdes.

Les Kurdes, au nombre de 15M environ, sur 80M de Turcs, longtemps en guerre ouverte contre le pouvoir d’Ankara, avaient réussi à obtenir quelques avantages et concessions (notamment une place de la langue kurde à l’école et sur les ondes) et un accord avait été trouvé pour mettre fin à la lutte armée.

Erdoğan a commis une erreur majeure en s’attaquant aux Kurdes, tant à l’intérieur de la Turquie qu’à l’extérieur. La répression et la lutte armée ont repris. Désormais, le sud-est de la Turquie est à nouveau en état de guerre, comme dans les années 1970-80. A l’extérieur, si la coopération de fait avec le Kurdistan en pratique indépendant d’Irak se poursuit, en revanche, le pouvoir turc non seulement n’a rien fait pour venir en aide aux Kurdes de Syrie, mais il les a même combattu indirectement en coopérant, de fait, avec Daesh.

e/ Dans le conflit syrien, Erdoğan a pris le parti, dès le début, des anti-Assad, comme d’ailleurs l’ont fait les Occidentaux et les monarchies du Golfe. Les islamistes syriens ont été aidés, qu’il s’agisse de Daesh, d’Al Qaida ou des soit disant islamistes « modérés ».

Tant que cela allait dans le sens des Américains, la Turquie a pu surfer sur la vague du sunnisme militant pour essayer d’éradiquer le régime laïc syrien.

f/ Mais les temps ont tourné. Désormais, les Occidentaux, frappés par des attentats terroristes, ne soutiennent plus Daesh. Ils se sont même résolus à le combattre, d’abord timidement, puis de façon de plus en plus systématique. La guerre est enclenchée en Syrie et en Irak contre Daesh. Le retrait d’Assad n’est plus à l’ordre du jour. Le président syrien est même devenu un allié de fait de la « coalition ».

Une autre coalition a spectaculairement vu le jour avec l’intervention russe en Syrie aux côtés du pouvoir syrien et de l’Iran (qui, dans le même temps, a normalisé ses relations avec les Américains).

g/ La collusion de fait de la Turquie avec Daesh a été de moins en moins tolérée par Washington. Dans le même temps, alors que les relations commerciales et touristiques avec la Russie étaient intenses, la Turquie a commis une erreur criminelle en abattant un chasseur russe sur la frontière syro-turque.

3/ L’évolution de la situation a complètement échappé à Erdoğan. Désormais, ce n’est plus un affrontement entre sunnites, dont la Turquie ambitionnait de prendre la tête, soutenus par les Occidentaux et chiites, soutenus par la Russie. La situation nouvelle est celle de Daesh contre tout le monde. En ne comprenant pas l’ampleur du changement, la Turquie d’ Erdoğan s’est mise en porte à faux. Elle a trop soutenu l’ « Etat islamique » pour ne pas paraitre suspecte ; elle n’en a pas fait assez aux yeux des dirigeants de ce groupe barbare et, surtout, elle apparait désormais à leurs yeux comme un « traitre » en collusion avec les « mécréants ».

4/ D’où la « punition » de Daesh.

5/ Et maintenant ?

Les choses sont plus claires. Même si cela est contraire à son idéologie islamiste, Erdoğan est contraint de changer totalement de cap. On peut s’attendre à ce que la Turquie, désormais, abandonne toute collaboration et bienveillance envers Daesh et participe pleinement et, cette fois, sans arrières pensées à la guerre contre l’ « Etat islamique ».

Cela est une nouvelle preuve, s’il en était besoin, de la folie et du fanatisme de Daesh. La Turquie, de fait, ménageait les terroristes. C’est fini. On peut penser que ce précédent turc incitera les monarchies du Golfe à prendre davantage encore leurs distances par rapport aux terroristes, qui pourraient les frapper elles aussi.

On ne voit, décidément, aucune logique dans la stratégie de Daesh. En s’attaquant à tout le monde, ils n’ont plus que des ennemis. Ils sont condamnés.

Erdoğan serait bien inspiré à tirer toutes les conséquences de l’attaque de Daesh. On peut penser qu’il a compris que la carte Daesh est devenue injouable. Il va donc lui faire la guerre pour faire oublier sa complaisance passée.

Cette guerre sera d’autant plus difficile à mener que les Turcs ont laissé l’organisation terroriste s’implanter profondément dans leur pays. Non seulement, il y a un nombre important de terroristes potentiels parmi les vrai ou faux réfugiés syriens (2 millions en Turquie), mais, en laissant l’ « Etat islamique » utiliser la Turquie comme base arrière, l’organisation terroriste a pu s’y créer des sanctuaires utilisés aujourd’hui pour opérer sur le territoire turc. A ces terroristes syriens et arabes, s’ajoutent des islamistes radicaux turcs que la complaisance d’Erdoğan envers Daesh a encouragé à s’organiser et qui se retournent aujourd’hui d’autant plus contre le pouvoir qu’ils le considèrent comme traitre.

On peut espérer aussi qu’il a compris que son rêve fou d’hégémonie sur le monde sunnite et de combat d’Assad était tombé à l’’eau. Sin intérêt est de renouer avec la Syrie, avec les Kurdes syriens et avec la Russie. Pour cette dernière, la réconciliation est en passe d’être réalité. La Turquie s’est excusée, avant même l’attentat d’Istanbul, pour l’avion russe abattu et Poutine a accepté le principe d’une rencontre avec Erdoğan.

Parmi les autres conséquences que le président turc devrait tirer, s’il lui reste un peu de sagesse, la réconciliation avec les Kurdes de Turquie et avec le camp laïque devrait être une priorité. Erdoğan ne peut mener en parallèle une lutte contre Daesh, une autre contre les Kurdes et une troisième contre le camp laïc.

Pour entamer une marche vers l’unité nationale, il est impératif que le président turc mette de côté ses rêves autocratiques, sa nostalgie du califat ottoman, son nationalisme agressif et son islamisme militant.

Y parviendra-t-il ? Il en a la capacité. En a-t-il la volonté ?

6/ Au-delà de la Turquie et du Moyen Orient, il convient, à mon sens, de tirer quelques conclusions pour l’Occident en général et la France en particulier.

La première est que les islamistes de Daesh sont des terroristes fanatiques doublés de fous incapables du moindre sens politique qui consisterait à rechercher des alliés de circonstance ou à diviser leurs ennemis actuels ou potentiels. Ils font la même erreur qu’Al Qaida : quand on veut tout (un califat mondial) et tout de suite, on prend le risque de rien obtenir sur le long terme et, in fine, de tout perdre.

La seconde conclusion est qu’il est contreproductif de rechercher avec les islamistes radicaux des compromis ou des voies moyennes.

L’islamisme, quelles que soient ses formes, est foncièrement en contradiction avec les valeurs universelles de droits de l’homme et de la femme et incompatible avec la démocratie de type occidental. Le fondement idéologique de l’islamisme est la primauté de la supposée volonté divine sur le pouvoir et les droits des hommes. Cette idéologie estime que dans les pays musulmans et là où existent des « communautés » musulmanes, la société et le pouvoir politique doivent être complètement soumis à la supposée volonté divine inscrite dans le coran dont ils font généralement une lecture littérale. Pour eux, non seulement les musulmans doivent être soumis à la charia, mais, en outre, tous ceux qui ne sont pas musulmans sont des ennemis et donc doivent être anéantis ou soumis. La seule différence entre les islamistes réputés modérés et les radicaux est que les premiers sont plus patients par réalisme. Ils sont prêts à des compromis quand ils ne sont pas en position de force. Les autres estiment devoir mener le « djihad » même quand le rapport de force ne leur est pas totalement favorable.

Je parle ici, bien entendu, de l’islamisme en tant qu’idéologie politique, sociale et religieuse et non de l’islam. L’islam est une religion, non une idéologie. On peut être musulman et ne pas se reconnaitre dans l’islamisme. On peut être musulman et être tolérant et respecter les lois de la république et de la laïcité, même si l’environnement intellectuel et social actuel ne va pas vraiment dans ce sens. A cet égard, dans un pays comme la France, le communautarisme musulman ne conduit pas nécessairement à l’islamisme, mais y contribue fortement. C’est pourquoi, il faut le combattre.

La conclusion fondamentale que les peuples et les dirigeants occidentaux devraient tirer est qu’en aucun cas il ne faut composer avec l’islamisme. On a vu où cela a mené en Turquie. Quand on a affaire à des gens si éloignés intellectuellement de nous et si ancrés dans leurs convictions (lorsque quelqu’un estime avoir une mission divine ou des ordres venus de Dieu, il est évidemment impossible de les faire changer : les actions de « déradicalisation » sont vouées à l’échec).

Toute concession faite aux islamistes (tenues vestimentaires, port du voile, viande hallal, culte au sein des entreprises, horaires séparés dans les piscines, etc) est prise pour un dû et, pis, est vue comme de la faiblesse. Ces gens-là méprisent les faibles. Surtout lorsque ce sont des « mécréants ».

La malheureuse expérience d’Erdoğan montre que lorsqu’on satisfait les revendications d’exceptions aux lois de la République à hauteur, disons, de 80%, ceux qui les reçoivent ne s’en contentent pas et nous méprisent. Si on revient ensuite à 50%, c’est-à-dire en revenant sur des concessions qu’on n’aurait jamais dû faire, ceux qui les avaient faites (les plus compréhensifs à leur égard) sont alors considérés comme des traitres, encore plus ennemis que ceux qui sont toujours restés fermes. C’est ainsi avec tous les fanatismes, l’islamiste comme tous les autres.

Les démocraties ont déjà trop baissé les bras. Le résultat a été qu’on a laissé les « communautés » musulmanes s’organiser en contre-sociétés en dehors de la Nation et, bientôt contre la Nation. Dans un premier temps, les dérogations appuyées par la gauche-caviar et le droite-foie gras (pourquoi s’opposer au voile ? Après tout, disent-t-ils, c’est leur liberté, et tant que ça se passe en Seine-Saint-Denis ou dans les quartiers nord de Marseille, on s’en fout !) ; dans un deuxième temps, l’obligation de la charia pour tous les musulmans (tant pis pour ceux, au moins la moitié, qui n’en veulent pas ; et on trouve encore, à ce niveau, de « bonnes âmes » nous dire que c’est dans l’ordre des choses puisque pour elles, il faut accepter la « diversité culturelle ») ; et puis, il y a le troisième temps (nous y sommes) avec la charia pour tous et le « respect » de l’islam partout : pour eux, ce n’est pas seulement en « terre d’islam » qu’il est interdit de caricaturer le prophète, mais partout, y compris en Europe.

Les démocraties occidentales doivent se reprendre : toute concession à l’islamisme conduit à l’exigence de nouvelles ; il est impossible de discuter avec les islamistes et tout compromis avec eux est contreproductif ; face à des gens qui ne respectent pas l’état de droit, les en faire bénéficier est dangereux. Il y a en France 10 000 islamistes répertoriés, bien identifiés et réputés dangereux, dont au moins mille dont on a de bonnes raisons de penser qu’ils pourraient passer à l’acte.

Il ne faut pas attendre qu’ils y passent. Ils doivent être mis hors d’état de nuire tout de suite par la détention ou l’expulsion. On peut s’en donner le moyen juridique en criminalisant l’idéologie islamiste, au même titre par exemple que le nazisme, le racisme ou la pédophilie.

Il ne faut pas s’imaginer que la question islamiste sera résolue lorsque Daesh sera éradiqué. Les islamistes dangereux ne sont pas seulement en Syrie. Ils sont aussi chez nous. Plus on attendra pour mener une véritable guerre contre l’islamisme, plus ce sera difficile. On ne cherche pas à composer avec un animal furieux. On le tue avant qu’il ne vous tue.

Si l’attentat d’Istanbul, après ceux de Paris, de Bruxelles, d’Orlando et d’ailleurs, et avant les prochains qui ne tarderont pas à venir, pouvait inciter nos dirigeants et nos sociétés à réfléchir et à se décider à, enfin, prendre les moyens qui s’imposent, les 41 personnes qui ont perdu la vie ne seraient pas mortes pour rien.

Erdoğan est un arroseur arrosé. Notre laxisme a, lui aussi, suffisamment « arrosé ». N’attendons pas de nouvelles éclaboussures !

Yves Barelli, 30 juin 2016

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 12:27

Le nouvel acte de barbarie islamiste commis le 13 juin dans l’ouest de la région parisienne où deux fonctionnaires de police ont été lâchement assassinés par arme blanche à leur domicile sous les yeux de leur enfant de trois ans était hélas prévisible, même si le mode opératoire est inédit. Si notre pays ne change pas drastiquement de stratégie dans sa protection, d’autres crimes auront lieu. Il est temps, enfin, de réagir autrement qu’en paroles présidentielles de compassion, de fleurs déposées et de bougies allumées.

Si rien de sérieux n’est fait, il est à craindre que, une fois les discours prononcés, les fleurs fanées et les bougies consumées, tout recommence comme avant. Les médias passeront à autre chose. Après les inondations, la canicule ; après l’euro de foot, le tour de France. Jusqu’au prochain crime islamiste, qui risque de venir rapidement.

Certains ont déjà versé dans le fatalisme, d’autres se barricadent chez eux et se consolent dans leur petit égoïsme en se disant qu’ils ne sont ni policiers, ni homosexuels, ni juifs, ni journalistes, ni fonctionnaires d’autorité, ni personnages connus, qu’ils ne fréquentent pas les terrasses de concerts et qu’ils ne prennent pas le métro. Mais ces moralement petits risquent eux aussi d’avoir de mauvaises surprises.

Mais il en est d’autres, et cela est réconfortant, de plus en plus nombreux, qui ne veulent pas courber la tête et qui en ont assez du laxisme ambiant de la société et des pouvoirs publics vis-à-vis des islamistes, dans le meilleur des cas arrogants, dans le pire assassins, des petits et grands délinquants et de ceux qui vivent aux crochets de la France tout en y crachant dessus, tant il est vrai que, le plus souvent, ces trois catégories d’ennemis de notre pays regroupent les mêmes individus.

L’opinion est en train de changer. Les Français veulent plus d’autorité, donc plus de justice et plus de protection.

Ceux qui semblent davantage sensibles aux droits des délinquants qu’à ceux des victimes, cette gauche-caviar et cette droite-foie-gras qui se disent attachées à la démocratie et à nos libertés, en oubliant que la première des libertés, c’est de vivre en sécurité, certes ne veulent rien changer. Hollande et Juppé se rejoignent dans cette défense béate de cette démocratie formelle en phase avec le laissez-faire, laissez-passer du « libéralisme » (en fait ennemi de la Liberté) mondialiste, atlantiste et européiste qui, si on n’y met pas fin, conduira à notre perte.

Ces « droits-de-l’hommistes » préfèrent fermer les yeux face à un islam conquérant qui prétend imposer chez nous des soit disant « valeurs » (celles du Hedjaz du 7ème siècle) qui ne sont pas, n’ont jamais été et, sauf abdication, ne seront jamais les nôtres. Pour les tenants du « système », l’argent, comme les valeurs, ne semblent pas avoir d’odeur. La finance peut être islamique, la viande peut être « hallal » et les investissements qataris. Peu importe, pourvu que la machine économique tourne. Vive les migrants, puisque ce sont de nouveaux consommateurs ! (en général avec les allocations payées par les impôts des classes moyennes que les « exilés fiscaux » et les assistés ne payent pas).

Ceux qui sont intéressés à la perpétuation du « système », rejoints par quelques naïfs, en général sincères, qui ont de la compassion pour le « prolétariat », supposé musulman, ou qui sont dogmatiquement attachés aux « libertés », sont les alliés objectifs de ceux qui se recroquevillent dans un communautarisme rétrograde, parce que notre pays, fondu dans une Union européenne apatride et sans autre idéal que le « marché », tourne le dos à ses racines et à son identité et n’a plus aucune valeur à proposer à ses enfants, de « souche » ou issus de l’immigration, ni même un emploi décent à leur fournir.

[C’est cette perte des valeurs qui conduit beaucoup au comportement du n’importe quoi, qui va du stationnement sur les trottoirs ou en double file au mépris des autres, aux insultes des policiers, au cassage des vitrines, y compris des hôpitaux, et aux défilés pour des revendications certes souvent justes mais indécentes en une journée qui devrait être de deuil : le problème est qu’il semble que nombre de nos compatriotes, peut-être parce qu’ils vivent dans une société immorale en sont venus à totalement perdre la notion de bien et de mal].

Cette alliance de la gauche-caviar, de la droite-foie-gras et du communautarisme musulman risque de conduire à la situation décrite par le romancier Houellebecq dans « Soumission », la soumission de la France à un pouvoir islamiste.

Fiction, bien sûr. Mais il ne tient qu’à nous qu’elle ne devienne pas réalité.

Si nous voulons éviter la soumission, la société française doit enfin prendre les mesures qui s’imposent.

Je les résume (j’ai déjà écrit sur ce sujet dans ce blog. J’y renvois les lecteurs).

1/ Au même titre que l’expression publique de l’adhésion à l’idéologie nazie, ou encore, dans un autre domaine, la pédophilie, qui peut entrainer des poursuites judiciaires pour la simple consultation suivie de sites internet spécialisés, même s’il n’y a aucun passage à l’acte, il me parait essentiel de criminaliser l’idéologie islamiste qui peut être définie comme une idéologie contraire non seulement à nos valeurs mais aussi aux valeurs universelles contenues dans les « déclarations » et les « chartes » des nations-Unies relatives aux droits de l’homme et de la femme, et comme l’utilisation d’une religion pour imposer une idéologie totalitaire contraire à nos principes constitutionnels, notamment celui de laïcité, et à nos valeurs.

2/ Les islamistes répertoriés, le plus souvent déjà condamnés soit pour terrorisme, soutien du terrorisme ou pour des délits et crimes de droit commun (tous les terroristes sont passés par la case délinquance et banditisme) doivent être mis hors d’état de nuire avant passage à l’acte. Ce sont des ennemis déclarés de la France et de la République. Nous sommes en guerre (affirmé notamment par le Président de la République) et sous l’ « état d’urgence ». On est donc en droit, moral et constitutionnel, de prendre des mesures d’exception (si certaines lois doivent être complétées ou adoptées, faisons-le, les députés sont là pour cela).

Il y aurait de l’ordre de 10 000 personnes fichées comme potentiellement dangereuses et un millier très dangereuses (mais le gouvernement se refuse d’en donner la liste aux parlementaires). Je soutiens la proposition d’Eric Ciotti, responsable « sécurité » chez les « Républicains », de les placer en rétention administrative. Des propositions analogues sont faites par le Front National, par Debout la France et par d’autres personnalités. Seul, le gouvernement semble s’y opposer.

Pour combien de temps, une telle rétention ? Réponse : aussi longtemps que nécessaire, c’est-à-dire tant que durera la guerre.

Selon la dangerosité des individus, la rétention peut prendre plusieurs formes : détention à l’isolement, détention groupée ou port d’un bracelet électronique.

3/ Pour les islamistes répertoriés qui ne sont jamais passés à l’acte, une mesure alternative pourrait être proposée : l’expulsion vers le pays musulman (puisque c’est leur idéal) de leur choix, au moins vers ceux qui voudront bien les recevoir. Bienvenus en Arabie saoudite ! Le bannissement est une mesure qui existe depuis la plus haute Antiquité. Si elle n’est pas prévue par notre constitution, rien n’empêche de l’incorporer.

4/ Il faut reprendre le débat sur la déchéance de nationalité. Un binational qui a une attitude ou un comportement antifrançais (je ne parle pas seulement du terrorisme) ne devrait pas pouvoir continuer à jouir indéfiniment de la nationalité française. A titre d’exemple, si Monsieur Benzema n’aime pas la France, c’est son droit. Mais, dans ce cas, qu’il abandonne, si possible de son propre chef, la nationalité française. Qu’il reste algérien et qu’il sollicite, s’il le souhaite, la nationalité espagnole.

Il faut en finir avec ces Français « pour les papiers » et par les papiers qui, de fait, n’ont rigoureusement rien de français et qui n’utilisent cette nationalité que pour jouir d’avantages ou pour faire des procès en « racisme » contre ceux qui les critiquent.

Etre Français, cela devrait se mériter. Il faut en finir avec les automatismes et même les droits acquis.

5/ Autre mesure complémentaire : rétablir un véritable contrôle aux frontières nationales. Cela ne suffirait pas à lutter contre le terrorisme puisque la plupart des terroristes sont « français » mais cela aiderait, notamment à lutter contre le trafic d’armes.

6/ Enfin, il convient d’appeler un chat un chat. Nous sommes face à un terrorisme non venu d’une autre planète mais qui est bien d’ici et qui est identifié. Il s’agit du terrorisme islamiste. Tous les musulmans ne sont évidemment pas des terroristes mais tous les terroristes sont musulmans.

Je ne veux pas me lancer dans un débat stérile et contreproductif sur les qualités ou les défauts de telle ou telle religion et sur sa compatibilité avec les lois de la République. Que la pratique d’une religion soit compatible avec les lois de la République française, c’est l’affaire des adeptes de cette religion. Ceux qui pensent qu’il n’y a pas compatibilité, doivent quitter la France et aller dans un pays plus conforme à leur idéal. En un mot il faut se soumettre aux lois de la république ou se démettre. Quant aux pouvoirs publics, en finir avec les « exceptions » et les dérogations à motivation électoraliste. Tous les Français sont égaux et il ne saurait y avoir des pratiques « communautaires ». Mêmes droits et mêmes devoirs pour tous.

Pour les autres, ceux qui pensent qu’on peut être musulman et Français, aucun problème tant qu’ils respectent les lois de la république et, j’ajoute, les valeurs et traditions de la France, y compris ses traditions chrétiennes. La laïcité, c’est ne pas mélanger religion et vie publique, c’est ne pas reconnaitre à la religion, y compris catholique, un droit de regard sur les affaires publiques. Mais ce n’est pas nier le fait que la France a une histoire : une partie des traditions catholiques sont des faits culturels (les crèches de Noël dans les lieux publics par exemple, ou les jours fériés ou encore les noms de lieux avec des « saints ») qui font partie de notre identité. De ce point de vue, il est faux de considérer que toutes les religions sont sur un pied d’égalité dans notre pays.

Je suis partisan de la liberté de culte pour les musulmans, dans la mesure où ce culte est en adéquation avec nos valeurs (je suis par exemple réservé sur la viande hallal, interdite dans certains pays comme le Danemark car liée à un abatage barbare des animaux ; je suis, aussi, contre l’autorisation de porter un voile en public).

Mais, compte-tenu du contexte, il me parait nécessaire de prendre des précautions. De même que c’est chez les gros fumeurs qu’on risque des cancers des poumons, c’est chez les musulmans qu’on peut trouver des islamistes. Il me parait donc légitime d’être prudent. Par exemple avant de recruter des agents de sécurité. Pour cette raison, les mosquées doivent être surveillées. Il faut être vigilant aussi avant d’en construire de nouvelles.

7/ Pour la même raison, il faut renforcer la vigilance dans certains quartiers ou cités. Là où l’islamisme est suspecté, là où la délinquance est forte (les mêmes), l’état d’urgence doit permettre un contrôle renforcé. Une présence policière et même, quand cela est nécessaire, militaire, doit s’exercer. Pas seulement défensivement mais offensivement. Il faut y traquer les fauteurs de trouble et protéger les gens honnêtes (y compris les jeunes femmes en bute aux injures et au harcèlement des partisans de la « charia »).

8/ Assez d’angélisme. Ceux qui ont décidé de nous combattre et de nous tuer sont des fanatiques. Ils sont convaincus de la justesse de leur cause. Ils sont même prêts à mourir pour cela. Ils le souhaitent même car ils croient y trouver un salut éternel.

Ils ne changeront pas. Croire à la « dé-radicalisation » de ces bêtes sauvages relève de l’angélisme. A la différence des bonzes qui s’immolaient pacifiquement pour un idéal, les terroristes islamistes tuent avant de se donner la mort. Il faut donc les éradiquer avant qu’ils passent à l’acte.

9/ Et cela est ma conclusion : il ne faut plus se contenter de réagir à l’évènement et de répondre aux attaques islamistes. L’initiative comme la peur doivent changer de camp.

Il faut passer à l’offensive. Traquer les islamistes partout et sans relâche. Et par tous les moyens appropriés.

Jusqu’à leur éradication.

10/ Ce combat ne concerne pas que la France. On vient de le constater aux Etats-Unis. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. L’angélisme d’Obama rejoint celui de Hollande : un fiasco.

Yves Barelli, 15 juin 2016

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