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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 20:17

Ce qui vient de se passer à New-York où un individu d’origine ouzbèque est passé à l’action en fonçant sur des cyclistes, en tuant huit et en blessant beaucoup d’autres, est hélas classique : un petit délinquant, issu de l’immigration musulmane, « radicalisé » mais pas encore « connu des services » en tant que tel, décide, sans qu’on ait pu le prévoir, de passer à l’acte terroriste en tuant au hasard un maximum de personnes. On a eu le même cas de figure à Londres, Nice, Marseille, Barcelone et en bien d’autres endroits. Chaque fois le même profil de l’assassin : un petit malfrat immigré musulman, dévot en général de fraiche date, qui veut sans doute se « racheter » en devenant pieux et en croyant gagner le paradis en mourant en martyr après avoir assassiné des « mécréants ». L’assassin n’est quasiment jamais téléguidé par « daesh » ; il agit de sa propre initiative et « daesh » ne revendique qu’après coup et peu importe que ce soit daesh, al qaida ou tout autre groupe, on a affaire à un musulman souvent bien de chez nous qui a la haine de notre société et de ses valeurs.    

Le tueur de Manhattan avait été condamné pour des petits délits. C’était aussi le cas du tueur de Marseille. Le premier était en situation régulière, le second non, mais cela ne change rien.

J’ai déjà écrit beaucoup sur ce blog (j’y renvoie le lecteur pour connaitre le détail des mesures que je préconise) ce que, à mon avis, et celui d’autres, il conviendrait de faire. D’abord, pour reprendre le mot du président Trump, et je suis d’accord avec lui, « sortir du politiquement correct ». Nous sommes attaqués par des gens qui méprisent notre droit. Pourquoi les en faire bénéficier? Ils sont dangereux et il faut les éliminer par les moyens les plus rapides et les plus efficaces. Avec ou sans enquête policière longue et instruction judiciaire interminable. Quand on est face à un chien enragé, on l’abat tout de suite sans attendre d’avoir recueillir toutes les preuves qu’il est enragé, notamment celle qu’il a déjà mordu.

Face à des islamistes déclarés (et il faudrait inscrire dans notre législation le caractère répréhensible de professer cette idéologie, comme on l’a fait pour le racisme, l’antisémitisme et le nazisme), il y a lieu soit de les enfermer préventivement soit de les expulser de France (après déchéance de la nationalité s’ils sont « français », de « papier mais pas de cœur).

Quant à la délinquance « ordinaire », il s’agit de l’éviter ou la minimiser à titre préventif (des actes d’incivilités non sanctionnés peuvent conduire à la petite délinquance qui, non réprimée en proportion de  la gravité des faits, mène tout droit à la grande délinquance, y compris le terrorisme lorsqu’on laisse se développer sans réagir le terreau sur lequel il prospère, le communautarisme musulman.

Assez d’euphémismes selon lesquels il y aurait des « jeunes » des « quartiers » qui feraient des « bêtises », souvent excusées en les cataloguant de « problèmes sociaux ». Ces « jeunes » sont des « délinquants » vivant dans des zones de non droit républicain peuplés massivement de gens issus de l’immigration musulmane. Ceux qui sont choqués par une telle affirmation nient tout simplement les réalités. Un problème bien posé a de meilleures chances d’être résolu. Nier le problème est la garantie qu’on ne trouvera pas de solution.            

Il ne s’agit pas de faire de l’ostracisme ou de stigmatiser tous les musulmans mais le principe de précaution devrait impliquer la nécessité de surveiller particulièrement les individus à risque. Tous les musulmans, loin de là, ne sont pas potentiellement terroristes, mais c’est chez les musulmans qu’on trouve des individus qui sont davantage que d’autres prédisposés pour tomber dans le terrorisme.   

L’équation suivante me parait évidente : personne issue de l’immigration musulmane + individu mal ou pas intégré professionnellement + vie dans une ambiance communautariste + individu ayant déjà versé dans la délinquance « classique », qu’elle soit grande ou petite = danger pour la société, y compris de terrorisme, et donc nécessité de mesures adaptées pour y faire face.

Cela revient, je l’ai déjà écrit souvent, à lutter sans faiblesse, conjointement contre le communautarisme musulman, la délinquance et le terrorisme, les trois n’étant souvent que des facettes d’une même réalité.

Tant qu’on ne le fera pas, les « performances » des terroristes et des malfrats continueront à s’aligner dans tous les pays qui s’arcboutent dogmatiquement sur l’ « état de droit » qui, en l’occurrence, est, de fait, le droit de tuer ou, au moins, de rendre la vie impossible aux honnêtes gens, y compris ceux de confession musulmane.

Yves Barelli, 1er novembre 2017              

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 13:06

L’écoute et la lecture de nos médias, mais aussi des procureurs et des politiques qui y commentent les crimes dont nous sommes victimes en seraient comique si la matière n’en était pas tragique. A les entendre, il y aurait deux catégories d’assassins, les « terroristes » avérés (peu nombreux d’après eux), qui ont fait allégeance à « Daesh » et qui étaient « connus des services de police » comme musulmans « radicalisés » (mais laissés en liberté, d’aller, de venir et de tuer), et ceux « relevant de la psychiatrie », en général « simples » délinquants multirécidivistes (catégorie désormais banalisée), jamais ou presque jamais incarcérés non plus.

Mais de qui se moque-t-on ? Nos dirigeants, si soucieux de maintenir coûte que coûte un « vivre ensemble » avec des gens qui refusent de vivre avec nous, essaient d’endormir les populations en leur racontant des histoires invraisemblables. Le fait que absolument tous les cas de terrorisme contemporain mais aussi de « déséquilibrés » qui foncent délibérément sur la foule soient = tous = de confession musulmane (même quand on essaie de taire les noms pour ne pas attirer l’attention) ne semble pas les interpeler. Ils trouvent cela normal.

Ou ils mentent en voulant systématiquement minimiser les faits (comme si un « fou », délinquant « normal » qui tue était « normal ») ou alors, il faut s’inquiéter pour nos « compatriotes » musulmans. Il est vrai que qui a connu autrefois, comme moi, le monde « musulman » et voit ce qu’il est devenu peut s’interroger sur l’état mental de cette catégorie d’humanité (si on peut encore parler d’ « humanité » avec une soit disant « civilisation » qui a perdu toute humanité).

1/ Depuis trois ans, la liste s’allonge considérablement des « faits » divers dans lesquels un homme isolé tue au hasard à coups de couteaux ou fonce délibérément sur les gens en voiture ou en camion. Les premiers en date, si je me souviens bien, étaient des « fous » qui ont foncé sur des marchés de Noël à Dijon et à Nantes. On a eu aussi des attaques de passants ou de militaires en plusieurs lieux.

Le processus s’est accéléré au cours de l’été, à croire que le soleil rend « fada ». Deux catégories de « fous ». Certains, les plus « débiles » sans doute, plantent sans raison apparente leur couteau dans de malheureux passants : dans un supermarché de Hambourg (un autre, auparavant, dans un train), sur une place publique à Turku (Finlande). D’autres, « fous » apparemment plus organisés, se servent de voitures-béliers. En Seine-et-Marne en fonçant sur une pizzeria avec une BMW presque neuve (un ancien vigile au chômage propriétaire d’une grosse cylindrée chère, nos médias semblent trouver cela « normal » ; la « folie » semble enrichir !). Dimanche dernier (nos médias en ont peu parlé : ils avaient déjà le « spectacle », autrement plus photogénique, de Barcelone au programme) une voiture qui fonce à tombeau ouvert sur le boulevard Ney de Paris, percute un automobiliste et se fait interpeler par la police en criant « Allah ou akbar » (c’est vrai que pour vociférer une telle ânerie, il faut être fou) et hier, à Marseille, un autre individu, originaire de la Tronche (banlieue sympathique de Grenoble dont cet énergumène a perdu la sienne), fonce sur deux abribus dans deux quartiers différents, traverse la ville à toute allure et se fait « cueillir » sur le Vieux-Port par une « BAC » de la police ; cet individu, le procureur, avant toute enquête, a immédiatement conclu que son cas relevait de la « psychiatrie » ; en effet, il n’était qu’un délinquant « ordinaire » (c’est vrai qu’il y en a beaucoup à Marseille, presque tous musulmans), « à peine » auteurs de vols avec violence et de trafic de drogue (banal, quoi !) : « fou », mais sachant tout de même négocier la « came » !

Sans doute la folie est-elle une maladie contagieuse. Pour voir systématiquement un « fou » derrière chaque criminel (du moins quand il est musulman), il faut, je crois, avoir une certaine dose soi-même de folie.   

2/ Alors, deux possibilités :

a/ Ces individus sont réellement « fous ». Comme ils sont tous, sans exception, musulmans, il y a de quoi s’inquiéter pour le monde musulman. Il est vrai que, si on veut bien ramener tout ça à la psychiatrie, le monde musulman verse depuis une vingtaine d’années dans une véritable paranoïa collective : la pratique religieuse primitivement dévote y est en très forte hausse et l’islam, dans son ensemble, s’enferme dans un monde obsessionnel fait d’interdictions, d’obligations, de pratiques contraignantes et de schizophrénie hypocrite généralisée et, au moins en apparence (car ceux qui le remettent en cause, les « normaux », quoi !, sont partis depuis longtemps ; je parle des pays et des « quartiers » de nos banlieues), assumée et acceptée. J’ai vécu au Maroc et en Algérie au milieu de gens chaleureux et hospitaliers et j’ai côtoyé depuis mon enfance beaucoup de Maghrébins en France : ils, étaient « normaux » ; ils le sont beaucoup moins.

b/ Deuxième possibilité, la plus vraisemblable, ces tueurs sont en fait, eux aussi, des terroristes, simplement plus spontanés et moins organisés que les « pro », et on nous fait croire qu’ils sont « déséquilibrés » (il est vrai que pour tuer et accepter le martyr au nom de Dieu, il faut l’être), qu’ils sont « fous ».

Dans ce cas, SOS racisme devrait s’en émouvoir et mener une campagne. Traiter aussi massivement de folle toute une catégorie de population, la musulmane en l’occurrence, c’est réellement faire de l’amalgame. C’est, en fait, du racisme : les Européens blancs seraient « normaux » et les musulmans souvent des « malades mentaux ». Quel mépris pour eux, quelle infériorisation ! On peut respecter un « combattant » qui est prêt à sacrifier sa vie, mais un fou !

3/ Folie fausse ou avérée, là n’est pourtant pas la question. Dans une guerre, on ne se pose pas la question de savoir si le soldat d’en face est fou ou sain d’esprit. On le combat en lui tirant dessus avant qu’il le fasse lui-même. Hitler était peut-être « fou ». Et alors ? Cela aurait été une raison pour ne pas le combattre ? Un chien enragé est atteint d’une sorte de folie. Faut-il se laisser mordre parce qu’il ne serait pas responsable ?    

C’est vrai que le monde musulman s’est lancé dans une spirale irrationnelle. Mais la meilleure façon d’y mettre fin est de se garder d’excuser les gestes inexcusables de beaucoup d’adeptes de l’islam. Seule la fermeté est la solution. Etre impitoyable avec les tueurs qui tuent par conviction ou par mimétisme est la meilleure aide qu’on peut apporter aux « bons » musulmans (il y en a). Cette fermeté est d’ailleurs demandée, en général en privé (parce qu’ils sont terrorisés par l’islamo-fascisme), par beaucoup d’entre eux.

Il y a beaucoup de musulmans au Maroc (ça me rappelle un sketch, à ne pas prendre au premier degré, de Guy Bedos : « Je suis allé au Maroc, c’est beau le Maroc, mais c’est plein d’Arabes ! »). Ne vous êtes-vous pas demandé pourquoi on y est plutôt plus en sécurité qu’en Europe ? Pour une raison simple. Quand on y a affaire à un tueur, on ne se pose pas de question sur son équilibre psychique. On sévit. Les Marocains tuent en Espagne et en France. Plus au Maroc (ça peut revenir, mais la probabilité y est plus faible qu’en Europe) où, à la différence de la France, la police est présente partout et où un délinquant, même ordinaire, passe des moments si difficiles dans les caves des commissariats, qu’il n’a plus envie de recommencer. D’ailleurs les Marocains de France le disent : les petits jeunes merdeux qui les embêtent dans les « quartiers » et qui insultent nos policiers, se tiennent à carreau lorsqu’ils vont en vacances au « bled ». Folie, mais folie sélective ! Et les Marocains du Maroc ajoutent : « Comment pouvez-vous supporter toute notre racaille qu’on vous a envoyée ? Ici, maintenant, on est tranquille ! ».

Le problème n’est pas, chez nous, qu’on ait affaire à des tueurs fous ou intelligents. Le problème est celui du laxisme et de la faiblesse généralisée à leur endroit. Pour gagner la guerre contre l’islamo-fascisme, la seule solution est la fermeté et la répression préventive contre les trois faces de la même réalité : le terrorisme (face visible de l’iceberg immergé), la délinquance « ordinaire » (et même les incivilités car une incivilité non corrigée peut mener à la délinquance) et le communautarisme (laisser chez nous les musulmans entre eux en tolérant leurs spécificités, contraires à nos valeurs, crée un bouillon de culture explosif et un terreau dans lequel prospèrent les tueurs).

Certains objectent qu’une telle lutte risque de susciter des réactions violentes dans les « quartiers ». Mais la violence y existe déjà. Nous sommes en situation de pré-guerre civile. Si on veut éviter une véritable guerre civile, il fait agir et agir vite. Pas avec des fleurs, des bougies, des nounours, des messes, des minutes de silence, de dérisoires tours Eiffel qui désormais s’éteignent presque tous les soirs (ça fait des économies d’électricité), et des psychiatres se penchant sur des tueurs « fous ».

Mais avec des armes. Nous sommes en guerre contre une idéologie qui veut imposer au monde ses soit disant « valeurs » faites de haine, d’intolérance, de violence, d’asservissement et, pour tout dire, de folie collective. Une guerre se gagne en se battant et en anéantissant l’adversaire avant d’être anéanti.

Bonne fin de vacances quand même, mais restez plaqués chez vous. Trop de « fous » en ville !  

Yves Barelli, 22 aout 2017                                              

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 22:28

Le lâche  assassinat de masse qui s’est produit sur la Rambla de Barcelone le 17 août (14 morts à ce jour et des dizaines de blessés), évidemment ne me laisse pas indifférent. Je connais très bien cette ville qui occupe une place spéciale dans mon cœur et j’y ai de nombreux amis, notamment à l’université où j’ai enseigné. Mais je ne veux pas me cantonner dans ces épanchements ridicules (oui, au risque de choquer, je dis bien ridicules) de compassion qui s’étalent dans tous nos médias. J’en ai assez de ces montagnes de fleurs, de ces nounours et de ces bougies déposés en « hommage » aux victimes.

L’islamisme a déclaré la guerre au monde civilisé, il veut reconquérir l’Espagne et conquérir le monde. Ce ne sont pas les pleurnicheries, les psychodrames collectifs et ces images qui passent en boucles et qui font le jeu des tueurs (ils veulent frapper les imaginations autant que les gens innocents, et on les aide dans cette entreprise) qui sont la solution. Aux armes, on doit répondre par les armes, aux attaques par des attaques plus fortes et préventives, non par de dérisoires défenses (du genre : mettre du béton partout pour empêcher les voitures de monter sur les trottoirs ;  et quand ils attaqueront avec des hélicoptères, on mettra des filets sur nos têtes ?).

Sur les assassins qui nous attaquent, on doit riposter non par des fleurs mais par des balles, non par le droit mais par la force. Le meilleur hommage à rendre aux victimes de Barcelone, de Londres, de Nice et d’ailleurs (la liste s’allonge tous les jours), n’est ni de prier pour eux, ni d’observer des minutes de silence, ni de fleurir les trottoirs, le seul même qui servirait à quelque chose, en l’occurrence, éviter les prochains attentats (parce que, si les sociétés occidentales continuent avec leur dérisoire système de défense, il y en aura beaucoup d’autres), c’est de réagir, de frapper, et de frapper très fort l’islamisme , dans le cadre de l’état de droit, ou en dehors de ce cadre, partout où il se trouve, en Syrie, en Irak, mais aussi et surtout dans nos cités, et de le frapper avant même que ses adeptes ne passent à l’acte.

1/ Si on veut être efficace dans la lutte contre le terrorisme, il faut d’abord poser le problème en mettant de côté le politiquement correct et appeler un chat un chat, comme l’on dit.

Quel est le problème ? Une idéologie politico-religieuse qui prétend imposer au monde entier la loi de l’islam.

Quelle est la menace ? Les adeptes d’un islam conquérant sont persuadés qu’ils ont une mission divine, ils estiment légitimes les moyens qu’ils emploient et ils sont prêts à mourir, la fin en « martyr » étant à leurs yeux la certitude d’aller au paradis.

Qui sont les terroristes ? Des musulmans souvent en même temps délinquants ordinaires qui vivent en général dans un milieu communautaire dans lequel ils savent trouver complicité ou au moins bienveillance (même si tous les musulmans pratiquants ne partagent pas leur penchant pour la violence aveugle et même si nombreux sont ceux qui la réprouvent, mais pour eux aussi, il y a deux catégories d’êtres humains, les musulmans et les autres).

Y a-t-il un langage commun entre eux et nous ? Non, ils ne partagent pas nos valeurs, ils ne veulent pas de notre état de droit et ils prennent pour de la faiblesse méprisable toutes les garanties offertes par la loi en faveur des délinquants et tous les principes selon lesquels on ne condamne pas sans preuve et on réprime les actes et non les intentions.

2/ Si on veut bien accepter cette évaluation, il est clair que nous avons affaire à des gens décidés à nous attaquer, partout, notamment là où on ne les attend pas, décidés à employer tous les moyens, et n’ayant pas peur de mourir, recherchant même la mort comme une délivrance et un billet d’allers simple vers le bonheur éternel.

Lorsqu’on est attaqué par un animal enragé, on ne discute pas avec lui, on l’abat. Il faut faire la même chose avec les terroristes selon le principe du Far West : il faut tirer le premier pour éviter d’être le premier abattu.

3/ Attaquer préventivement les islamistes avant qu’ils nous attaquent nécessite de poser  clairement les bases de cette action. La première base est de déclarer l’islamisme idéologie dangereuse contraire aux valeurs universelles et donc l’interdire et la réprimer. On l’a fait pour le nazisme ou le racisme et l’antisémitisme, punis par la loi. Il faut faire la même chose avec l’islamisme. L’islamisme consiste à vouloir imposer l’islam, même à ceux qui n’en veulent pas. Il n’y a pas, en l’occurrence, à faire de différence entre islamisme « radical » et « normal » ou « modéré ». Cette idéologie est dangereuse. Point, c’est tout.

Pour s’attaquer à l’islamisme, il faut le traquer là où il est et avoir présent à l’esprit que cette idéologie dangereuse est généralement associée à la délinquance ordinaire et au communautarisme. Réprimer la délinquance ordinaire, même « petite », et refuser toute revendication de type communautariste religieux (menus particuliers à l’école, absences d’élèves  pour des fêtes religieuses non prévues par le calendrier, tenue vestimentaire, etc), c’est permettre une lutte plus efficace contre l’islamisme.

Dans ces conditions, les 10 000 fichiers « S », catalogués comme islamistes à risque devraient soit être enfermés à titre préventif, soit expulsés de France. Toute expression publique ou privée devant témoin d’opinion islamiste devrait être poursuivie.

On ne saurait évidemment tolérer la présence sur notre sol d’islamistes étrangers. S’agissant des islamistes ayant la nationalité française, on devrait appliquer l’article du code pénal (ce n’est même pas la peine de voter une nouvelle loi et encore moins de modifier la constitution), qui prévoit la déchéance de la nationalité française pour ceux qui prennent les armes contre la France ou qui en sont les complices. L’islamisme nous a déclaré la guerre et un Français qui prend le parti de l’ennemi ne doit plus être français. Appliquons donc le code pénal, tout le code pénal, que le code pénal.

4/ Je crois qu’il faut aller plus loin. Oublions le « politiquement correct » selon lequel, tous les musulmans ne sont pas à mettre dans le même sac, que les terroristes sont très minoritaires et qu’il convient en conséquence de ne pas faire d’amalgame et de ne pas stigmatiser une certaine catégorie de « Français ».

Ne pas reconnaitre qu’il y a un problème avec les musulmans en général et avec l’islam en particulier, c’est faire de l’idéologie et c’est méconnaitre la réalité. La notion de population « à risque » est un principe scientifique selon lequel, sans généraliser à toute une population, il convient de surveiller spécialement une population. Un gros fumeur a davantage statistiquement de chances de développer un cancer du poumon qu’un non-fumeur. Par les temps qui courent ne pas reconnaitre qu’il y a davantage de risques de terrorisme et même de délinquance (70% de musulmans en prison en France, signe d’une délinquance supérieure) chez les musulmans que chez ceux qui ne le sont pas, ce n’est pas être « raciste », « islamophobe », « fasciste » ou « populiste », c’est simplement reconnaitre une réalité. Dire le contraire, c’est se comporter en dogmatique et en myope.

5/ C’est pourquoi il me parait nécessaire de mettre la religion musulmane sous une surveillance particulière et les musulmans aussi. Ainsi, pour ne pas prendre de risque, il me paraitrait utile d’éviter d’employer des musulmans dans tous les métiers liés à la sécurité : police, armée, vigiles, contrôle des bagages dans les aéroports. C’est dommage pour les « bons » musulmans, mais, là comme ailleurs, il faut faire prévaloir le principe de précaution. Les Américains avaient appliqué ce principe à leurs compatriotes d’origine japonaise pendant la seconde guerre mondiale : les « bons » Japonais étaient les premiers à en reconnaitre la légitimité.

Une surveillance particulière de la religion musulmane, après tout, serait une bonne mesure de réciprocité à ce qui se fait dans la quasi-totalité (peut-être même la totalité, je n’ai aucune exception présente à l’esprit) des pays ayant adopté l’islam comme religion officielle. Dans ces pays, les non musulmans ne peuvent en général devenir militaire, policier ou fonctionnaire d’autorité. La constitution algérienne précise par exemple que le président de la république doit obligatoirement être musulman ; elle stipule aussi que les binationaux sont écartés de presque tous les postes importants de l’administration.          

Certains préconisent la fermeture de tous les lieux de culte musulmans. Je ne vais pas aussi loin, mais si cela était appliqué, je ne protesterais pas.

6/ Je me refuse à porter un jugement sur la religion musulmane. Toute religion peut être vue comme une menace ou au contraire un bienfait. On peut faire dire aussi ce que l’on veut aux textes sacrés. J’accepte que l’on me dise que l’islam peut être une religion de paix qui prêche le bien. Mais, il convient de reconnaitre que, en d’autres circonstances, elle peut être aussi une religion de guerre, de haine et de mal. Force est de constater que les plus extrémistes, en l’occurrence ceux qui sont influencés par le wahhabisme saoudien ont le vent en poupe. Ne pas le reconnaitre, c’est du dogmatisme éloigné de la réalité.   

Certains épluchent le coran pour prouver ce qu’ils disent. Peu importe. Cela ne sert à rien. Je respecte l’islam comme toutes les autres religions. Ni plus ni moins.

Mais je suis réaliste, non un idéologue ou un exégète des religions. Je constate deux choses :

a/ L’islam est en France une religion importée.  Quand bien même aurait-elle toutes les qualités, elle ne saurait s’imposer comme  une norme acceptée. La France est un pays laïque de tradition chrétienne. L’islam est et doit rester étranger à notre culture, à notre histoire, à nos valeurs et à notre identité. C’est aux musulmans de s’adapter à nous, pas à nous de nous adapter à eux. S’ils estiment leur religion compatible avec leur présence en France, qu’ils restent musulmans s’ils le veulent, mais dans la discrétion. Sinon, qu’il s‘en aillent. C’est leur problème. Ce ne devrait pas être le nôtre.

b/ Qui pourrait contester que l’islam, en tout cas beaucoup de musulmans, sont dangereux ? Tous les musulmans ne sont certes pas terroristes, mais il se trouve que tous les terroristes, actuellement, sont musulmans et que, en matière de délinquance, notamment de trafic de drogue, les musulmans règnent en maitres. Bien sûr la majorité d’entre eux ne sont pas délinquants, mais, parmi les délinquants, une majorité l’est.

De ce qui précède, il faut tirer les conséquences. Je n’ai rien contre l’islam et les musulmans (j’en connais beaucoup qui sont tout à fait convenables), mais, les choses étant ce qu’elles sont, il faut les mettre sous surveillance en même temps qu’on lutte contre le terrorisme et la délinquance.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Quand la situation sera redevenue « normale », on pourra alors considérer nos compatriotes musulmans comme des Français « ordinaires », avec les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Pour le moment, c’est loin d’être le cas.

Certains m’objecteront que j’ai des idées trop simples et même simplistes. Mais avoir les idées simples permet de poser plus simplement les problèmes et donc d’avoir une chance de trouver les solutions adaptées.

C’est le « politiquement correct » qui est compliqué et donc incompréhensible et donc sans aucune chance de solution aux problèmes.

Moi, je veux bien du « vivre  ensemble» ! Mais quand on a affaire à des gens qui refusent ce « vivre ensemble » parce qu’ils veulent nous imposer une manière de vivre qui n’est pas la nôtre, alors, eux et nous, on n’a plus rien à se dire et on ne peut plus vivre « ensemble ».

S’ils voulaient mettre en œuvre leurs débilités sur une île déserte et entre eux, je l’accepterais. Mais, eux, ne veulent pas de notre mode de vie, chez nous, et, de fait, ils nous rendent la vie impossible.

Quand un parasite menace un corps sain, on l’éradique. La seule solution à l’islamisme, c’est l’éradication. Toute autre attitude n’est pas réaliste.

Assez de fleurs, de bougies et de peluches pour commémorer les victimes. Il est temps de passer aux actes. Il est temps que la peur change de camp.

Ceux qui ne partagent pas mon analyse peuvent déjà préparer les bougies. Ils en auront besoin pour le prochain massacre de masse. Ils s’accommodent de la fatalité ? Moi pas.   

Yves Barelli, 19 août 2017  

                                                                                              

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 18:22

L’Arabie saoudite et le Qatar sont tous deux des monarchies arabes wahhabites (l’« école » musulmane la plus rigoriste et la plus archaïque, ce qui n’empêche pas le Qatar de se donner un verni moderniste qui ne fait illusion que sur ceux qui ne le connaissent pas ou qui, pris par un jeu d’intérêts économiques, comme le France, font semblant de ne pas voir la réalité ; l’Arabie saoudite, elle, ne s’embarrasse pas d’hypocrisie et applique la charia dans toute sa bestialité). On pourrait penser que cela en fait des amis et des complices. Ce n’est pas le cas : le Qatar est comparable à la grenouille de la fable ; elle veut se faire plus grosse que le bœuf, en l’occurrence son grand voisin saoudien. A force de penser qu’en achetant tout et tout le monde (par exemple la FIFA qui leur a attribué la coupe du monde de 2022) pour leur donner une puissance mondiale hors de proportion avec la très modeste taille du pays, les dirigeants du Qatar ont indisposé le régime saoudien qui attendait l’occasion pour, en l’humiliant, ramener le Qatar à la raison. Il pense l’avoir obtenue, d’où la rupture de toutes les relations, pas seulement diplomatiques mais aussi aériennes, terrestres et économiques avec Doha, entrainant dans le blocus quatre pays de la région : Egypte, Yémen, Bahreïn et Emirats Arabes Unis. Cette rupture est-elle durable ? Sans doute pas. Au Moyen-Orient, jamais rien n’est durable, sauf l’instabilité.

1/ Le prétexte avancé par Riyad est le soutien au « terrorisme ». S’il est vrai que les liens de Doha avec Daesh, par riches mécènes interposés, sont quasiment avérés, on peut en dire autant de l’Arabie saoudite. La vérité est que le wahhabisme est la base idéologique du soit disant « Etat islamique » (« Daesh »).

En fait, ce que reproche surtout le régime saoudien à la monarchie qatari, c’est, dans le passé, d’avoir soutenu la confrérie des Frères Musulmans, actifs dans la diaspora, notamment en France, et qui était au pouvoir en Egypte jusqu’à ce que le coup d’état du général Sissi la renverse en 2013 et, dans l’actualité, d’avoir conservé des relations avec l’Iran chiite, considéré par Riyad comme son ennemi le plus dangereux.

Le soutien de Doha aux Frères Musulmans n’a pas de signification idéologique particulière. Riyad et Doha sont tous deux islamistes, mais chacun, pour accroitre son influence, soutient les siens et, à l’occasion, combat ceux de l’autre. Le Qatar soutenait l’Egypte islamiste du président Morsi et l’Arabie saoudite a soutenu le coup d’état du général Sissi pour s’implanter sur les rives du Nil dans le pays le plus peuplé et le plus prestigieux du monde arabe. En s’opposant à l’islamisme au pouvoir au Caire, l’Arabie saoudite a fait coup triple : elle a écarté le Qatar de l’Egypte, elle s’y est installée à sa place et elle a donné un gage aux Américains qui, comme les autres Occidentaux, commençaient à estimer que le persistance du wahhabisme, avec son attitude pour le moins ambigüe avec les terroristes islamistes et sa violation permanente des droits de l’homme (et de la femme) les plus élémentaires, commençait à poser problème (d’autant que, avec le pétrole de schistes, les Etats-Unis ont moins besoin de celui d’Arabie saoudite).

2/ Dans sa confrontation avec l’Iran chiite, ennemi de l’islam sunnite (au pouvoir tant à Riyad qu’à Doha), l’Arabie saoudite a trouvé dans l’Amérique de Donald Trump un nouvel allié qui rompt avec le rapprochement avec Téhéran opéré par Obama.

Les motivations des uns et des autres sont évidemment différentes. Pour des raisons internes, les Etats-Unis se cherchent des ennemis, la Syrie de Bachar (alliée à l’Iran et à la Russie), la Corée du Nord et, rompant avec la normalisation entamée par Obama (mais revenant aux vieilles oppositions du temps où Khomeini traitait les Etats-Unis de « grand Satan »), l’Iran, désormais accusé, en contradiction avec la réalité, de soutenir le terrorisme (alors que la réalité est plutôt le soutien, au moins idéologique, de l’Arabie saoudite et du Qatar).

Si les Etats-Unis de Trump se montrent à nouveau hostiles à l’Iran, c’est en premier lieu pour plaire à Israël et au lobby juif de Washington, si puissant, comme on le sait, que ce sont davantage les Etats-Unis qui dépendent d’Israël que le contraire.

En second lieu, parce que le nouveau président américain estime qu’il a plus à gagner économiquement et stratégiquement d’un renforcement de sa relation avec la monarchie saoudienne plutôt que des avantages hypothétiques d’un rapprochement avec l’Iran qui risquerait de ne pas rapporter autant que ce qu’on a pu penser et qui, surtout, mécontente tant Israël que l’Arabie saoudite.

Le déplacement de Trump à Riyad le mois dernier a scellé le renforcement de l’alliance stratégique avec l’Arabie saoudite (qui existe depuis la création de ce pays au début du 20ème siècle et qui est basée sur les intérêts réciproques : d’un côté, on a le pétrole et le soutien à la politique américaine au Moyen Orient, même lorsqu’elle avantage unilatéralement Israël, pourtant oppresseur des Palestiniens arabes ; de l’autre, le soutien au régime saoudien en fermant les yeux sur le fait qu’il s’agit du régime le plus obscurantiste, le plus en contradiction avec les droits de l’homme et les valeurs du monde occidental).

Ce revirement américain est une bénédiction et un bol d’air pour le régime saoudien, fragilisé par la chute depuis trois ans du prix du baril, par la montée de la contestation interne, par les critiques internationales qui se font plus vives depuis quelques temps et par le défi représenté par le petit Qatar qui nargue effrontément la suprématie régionale de l’Arabie saoudite.

Dans sa discussion avec le président Trump, le roi Salman a certainement obtenu le feu vert (au moins implicite) américain pour l’initiative agressive qu’il vient de prendre à l’encontre de l’émir Al Thani. Les divers contrats conclus au cours du voyage, qu’on a chiffré à 300 milliards de dollars (chiffre invérifiable : dans ce genre de transaction, on gonfle souvent les montants pour un effet d’annonce), ont sans doute aidé à la compréhension du président américain.

3/ Quelles sont les modalités de la rupture et quelles en seront les conséquences ?

L’Arabie saoudite et quatre autres pays arabes (Egypte, Yémen, Bahreïn et EAU) ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, ont fermé leurs frontières terrestres et aériennes, interdit le survol de leur espace aérien par les avions de Qatar Airways et donné deux semaines aux ressortissants du Qatar présents sur leurs territoires pour rentrer chez eux.

Pourquoi ces quatre pays arabes et pas d’autres ?

Parce que Riyad a une forte emprise sur eux. Sur l’Egypte, évidemment, dont le budget est renfloué par Riyad (à titre d’exemple, les deux navires de guerre « Mistral » vendus par la France à l’Egypte ont été payés par Riyad). Sur Sanaa, parce que le Yémen est en guerre civile et que Riyad y a envoyé son armée pour soutenir la faction au pouvoir (Doha aussi, mais sa participation est symbolique). Sur Manama, parce que le Bahreïn est un protectorat saoudien de fait (la population, à majorité chiite, est en état permanent d’insurrection contre la monarchie sunnite et les troupes saoudiennes ont participé à la répression).

Le cas des Emirats Arabes Unis est plus curieux et on peut expliquer la décision d’Abou Dhabi par la duplicité de ce pays composé de sept émirats quasiment indépendants dont Abou Dhabi et Dubaï sont les plus puissants avec un partage des rôles : Abou Dhabi s’occupe de politique et Dubaï de commerce. Politiquement, les EAU sont contre l’Iran mais économiquement, par Dubaï, ils sont son principal partenaire commercial dans la région (tous les produits théoriquement soumis à embargo sont présents sur tous les marchés et supermarchés d’Iran en provenance de Dubaï, relié par mer et par avion à Téhéran et à la côte iranienne).

Quant aux pays qui n’ont pas rejoint l’embargo saoudien contre le Qatar, on peut citer le cas du Koweït, qui ne veut pas s’attirer l’hostilité de la majorité chiite du sud voisin de l’Irak. L’Oman est le trait d’union politique accepté par tous (Dubaï l’économique) entre les monarchies arabes et les Etats-Unis d’une part, l’Iran de l’autre. C’est par lui qu’ont eu lieu toutes les discussions qui ont abouti à l’accord nucléaire avec l’Iran.

Quelles sont les conséquences de l’action saoudienne contre le Qatar?

Militairement aucune. Les Etats-Unis sont les alliés militaires de l’Arabie saoudite mais aussi du Qatar où ils ont une base aérienne. Riyad veillera donc à ne pas aller trop loin.

Economiquement, cela peut être gênant pour le Qatar. Ce petit pays de 12 000 km2 (à peine légèrement plus grand que la Corse) et de 2 millions et demi d’habitants (dont 80% d’étrangers) peut certes paraitre vulnérable.

Il n’a qu’une frontière terrestre, avec l’Arabie saoudite, désormais fermée. Beaucoup de camions qui approvisionnaient l’émirat l’empruntaient. Les bateaux et les avions cargo devront prendre le relai. Le Qatar, qui a des réserves financières considérables, peut payer le surcoût sans problème. Il peut aussi corrompre les intermédiaires pour contourner l’embargo.

A noter que la frontière avec l’Arabie saoudite est de fait, pas de droit. Si vous avez la curiosité de regarder des atlas, vous noterez que, parfois, une frontière terrestre du Qatar avec les Emirats figure sur les cartes. D’autres fois non. L’explication est qu’il s’agit d’une petite zone littorale désertique revendiquée tant par Riyad que par Abou Dhabi. L’Arabie saoudite l’occupe et empêche donc tout contact direct entre le Qatar et les Emirats. La route qui relie Doha à Abou Dhabi passe donc par quelques kilomètres de territoire saoudien.

Depuis de nombreuses années, des ponts sont en projet entre le Qatar et Bahreïn d’une part, le territoire émirati de l’autre. Ils n’ont jamais abouti. Avec le Bahreïn, les relations ne sont pas au beau fixe : les familles au pouvoir sont cousines (les Al Khalifa), mais en froid et il y a un petit litige territorial sur des îles. Avec Abou Dhabi, un pont serait plus compliqué à construire car, trop près du littoral, il devrait traverser la mer territoriale que l’Arabie saoudite s’est auto-appropriée.

Pour le moment, le seul pont qui existe dans la région est celui qui relie Bahreïn (qui est une île, ou plutôt un archipel) à l’Arabie saoudite.

S’agissant des liaisons aériennes, l’interdiction de survol obligera les avions qatari à faire quelques détours (pour l’Europe via l’Irak sans doute), à moins que cette interdiction ne soit qu’un effet d’annonce et ne soit pas réellement appliquée. Lorsqu’on annonce au Moyen Orient des décisions, il ne faut jamais faire des plans sur la comète s’agissant de leur application.

Il est évident que les canaux de communications ne seront pas rompus. Le Qatar comme l’Arabie saoudite sont membres tous les deux du Conseil de Coopération du Golfe (ils y côtoient les EAU, le Bahreïn mais aussi le Koweït et l’Oman, qui pourront servir d’intermédiaire, en particulier ce dernier). Ils pourront aussi continuer à se parler à Washington ou à l’ONU.

4/ Ma conclusion est simple. Elle consiste en un b-a ba de la géostratégie, malheureusement oublié par ceux qui ont un appétit plus gros que leur ventre : un petit pays ne devrait jamais braver un grand voisin. Il vient toujours le moment où ce voisin montre sa force. Quand l’ours en a assez d’entendre un chien qui lui tourne autour aboyer trop fort, il arrive qu’il donne un grand coup de patte et à ce moment de deux choses l’une : ou le chien se calme, ou il se pourrait qu’il soit anéanti.

Les exemples abondent dans l’histoire et dans l’actualité de petits qui ont cru pouvoir provoquer un gros voisin. En général, ça se termine mal pour le petit. Cuba a bravé les Etats-Unis et récolté un embargo de 50 ans. La Pologne avait cru pouvoir s’emparer de la moitié de la Biélorussie en 1917, profitant d’un affaiblissement passager de la Russie ; elle le paya en 1939. L’Ukraine de Kiev brave depuis deux ans la Russie : elle a déjà perdu la Crimée, ne contrôle plus ses régions orientales et est asphyxiée économiquement par la Russie. Si les dirigeants ukrainiens actuels étaient intelligents (je crois qu’ils ne le sont pas), ils s’arrangeraient avec Poutine. S’ils ne le font pas, ils finiront par être remplacés par des politiciens plus réalistes.

Le petit Qatar a cru pouvoir agir dans le monde comme une grande puissance. Il y a mis des moyens énormes : sa diplomatie, sa télévision Al Jazirah, l’entregent de son monarque à l’apparence « éclairée » et de son épouse d’apparence moderne (non voilée), dont tous ceux qui y ont un intérêt financier (ils sont très nombreux, notamment en France) disent le plus grand bien, et surtout, son système de corruption à l’échelle mondiale (si on faisait une enquête sur les cadeaux, petits et grands, reçus par les députés actuels de l’Assemblée Nationale française (tous partis, sauf peut-être le Front National), on risquerait d’en trouver une majorité).

Se croyant tout permis, pensant qu’il suffit de corrompre pour obtenir, les Qataris en ont fait trop. L’attribution de la Coupe du Monde de foot en est l’illustration et, peut-être, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la compréhension. Monsieur Zidane, qui a touché 5 millions d’euros pour faire la promotion du Qatar, a peut-être compris qu’il avait intérêt, pour son prestige, à se concentrer désormais sur le Real. Platini, qui a voté pour le Qatar (on ne sait s’il a touché et combien mais les apparences sont contre lui), a perdu son poste de président du football européen et s’est vu barrer la route de la FIFA.

En France, on peut penser que le nouveau président sera plus prudent que Sarkozy et Hollande, « amis » du Qatar.

En tous cas, entre le Qatar et l’Arabie saoudite, les Américains ont choisi. C’est l’Arabie.

La monarchie saoudienne voulait que le Qatar rentre dans le rang, c’est-à-dire reprenne sa place de petit émirat satellite de Riyad, une sorte de principauté de Monaco dont on tolère la présence de la princesse épouse de l’émir dans les magazines people, mais pas plus. Elle va sans doute réussir.

Le gros qui dicte sa loi au petit, est-ce moral ? Mais les relations internationales n’ont rien à voir avec la morale. Ce sont des rapports de force. Et, de toute façon, je ne vais pas pleurer sur le Qatar.

Ce pays va désormais être plus prudent et plus modeste. Ce n’est pas plus mal.Quant à l’Arabie saoudite, elle continuera encore pour quelque temps à être la source d’inspiration de ceux qui veulent nous imposer une domination mondiale d’un islam de plus en plus arrogant et conquérant. Là est le problème. Le Qatar n’est qu’un épiphénomène.

Yves Barelli, 5 juin 2017

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 10:17

L’assassinat délibéré d’un policier hier sur les Champs-Elysées par un terroriste islamiste, qui en a blessé grièvement deux autres avant d’être abattu, était, hélas, prévisible.

Malheureusement, tout a déjà été dit, notamment par moi-même il y a trois jours dans ce blog (« attentat déjoué à Marseille », 18 avril 2017).

Quand comprendra-t-on ? Combien encore d’innocents assassinés par des sauvages dangereux qu’on laisse courir dans la nature en toute connaissance de cause ?

Comprendra-t-on enfin que, entre eux et nous, il faut choisir ?

Comprendra-t-on que ce fameux « état de droit », qui est un véritable état de droit de tuer, est incompatible avec la protection de notre Nation et des citoyens qui la composent.

L’assassin des Champs-Elysées, une fois de plus, était « connu des services de police ». « Français » de papiers, probablement binational, n’ayant en fait rien à voir avec notre pays auquel il vouait une haine paranoïaque, complètement étranger à nos valeurs, vivant en fait sur une autre planète, pas celle des singes, mais des chameaux du désert, rivé sur un autre monde, celui du 7ème siècle, mais ayant parfaitement assimilé la « culture » du vingtième-et-unième s’agissant des armes de guerre, un individu qui n’a jamais fait autre chose dans sa vie que de voler, de violenter, d’insulter ses semblables, de vivre aux crochets d’une société trop bonne, en fait trop conne et trop faible car incapable d’éliminer une telle racaille, une bête sauvage qui croyait qu’en mourant en tuant avant de mourir on achète le droit di violer éternellement au paradis cent vierges et sans doute même un peu plus.

L’assassin avait été condamné à quinze ans de rétention en 2005 pour violence aggravée et tentative d’assassinat, au moins à deux reprises, semble-t-il, de fonctionnaires de police. Douze après, on constate qu’il était libre d’aller et venir (sans doute depuis assez longtemps ; j’aimerais savoir combien de temps exactement il est resté en prison). Au mois de février dernier, il y a donc moins de trois mois, alors que la campagne électorale avait commencé dont on pouvait anticiper qu’elle se prêterait à des actes terroristes spectaculaires, cet individu avait été placé en garde à vue car soupçonné d’avoir fait part sur les réseaux sociaux de son intention d’assassiner des policiers, son obsession depuis des années, mais on l’avait relâché, « faute de preuves ».

Des individus comme lui, il y en a en ce moment des milliers qui se promènent en toute impunité sur tout le territoire, pas seulement de « France et de Navarre », comme on dit, mais sur l’ensemble de celui de Schengen puisque nous vivons en espace international ouvert rendant encore plus illusoire la surveillance des individus dangereux, surveillance que des responsables de la police interrogés sur les télévisions d’information continue avouent lucidement (et courageusement car en contradiction avec les propos lénifiants du gouvernement) impossible à réaliser. On estime qu’il faut de 10 à 20 fonctionnaires de sécurité pour « filer » un individu dangereux qui ne prend pas de précautions particulières pour se dissimuler. Il y a 200 000 fonctionnaires de police et de gendarmerie en France dont la surveillance n’est qu’une des missions, accessoires d’ailleurs. Il y a 10 000 individus « fichés S » donc potentiellement dangereux.

Faites le calcul. Nous ne sommes pas à l’abri d’un assassinat, ciblé ou non. Nous ne sommes pas protégés.

Lorsqu’on aura compris que les islamistes prêts à passer à l’acte sont des individus déterminés et d’autant plus dangereux qu’ils sont prêts à mourir, et même le recherchent, après avoir tué, lorsqu’on comprendra que ces bêtes dangereuses ne sont = absolument pas= récupérables et que toute humanité à leur égard, tout respect de l’ « état de droit », est vu comme de la faiblesse et n’attire de leur part que haine, mépris et davantage encore d’envie de tuer, on aura fait un grand pas.

La guerre que nous a déclaré l’islamisme ne sera gagnée que par l’élimination de tous ses « soldats » et que, si on veut éviter ou au moins limiter les assassinats qu’ils veulent perpétrer avant de mourir, il faut agir de façon = préventive = en incarcérant les plus dangereux, sans jugement et aussi longtemps que durera la « guerre », qu’il faut expulser les étrangers coupable de crimes ou délits, déchoir de la nationalité française et expulser ou incarcérer ceux qui prennent les armes contre nous.

Je répète : ce sont eux ou nous. Ceux qui veulent absolument respecter les lois civilisées pour lutter contre des gens qui ne le sont pas, commettent non seulement un erreur de jugement, mais se rendent, objectivement, complices des crimes commis.

Yve Barelli, 21 avril 2017

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 22:49

L’interpellation de deux individus à Marseille le 18 avril juste avant qu’ils commettent un attentat islamiste qui aurait visé, semble-t-il, un meeting électoral de l’un des candidats à la présidentielle dans le but, compte tenu des explosifs trouvés par la police au domicile des terroristes, non seulement d’assassiner le candidat mais aussi de faire un carnage dans l’assistance venue l’écouter, suscite de ma part deux questions et deux observations.

La première question est : comment se fait-il qu’un individu condamné = douze fois = (oui, 12) par la justice à des peines bien courtes eu égard des faits incriminés puisse se promener en France et, semble-t-il aussi en Belgique, véritable supermarché de vente d’armes de toutes catégories, en toute liberté et puisse louer en toute tranquillité un appartement en ville ? Le second terroriste est également un délinquant récidiviste, condamné « seulement » (ce sont les mots du procureur dans sa conférence de presse, comme si deux condamnations, ce n’était à peu près rien) deux fois.

La seconde question : comment se fait-il que deux individus fichés S, « connus des service de police », comme on dit, comme individus « radicalisés » (selon le langage « politiquement correct », on ne parle pas de = musulmans = extrémistes, fanatiques, radicaux, activistes ou autres qualificatifs, on se contente de l’adjectif le plus « soft » en omettant le substantif : oui, ils sont hélas musulmans, comme tous les terroristes, de Londres à Berlin et de Saint Petersburg en Floride, en passant évidemment par Paris et Nice), puissent se balader partout et avoir des activités comme n’importe quel citoyen ?

Je ne vais pas revenir ici sur tout ce que nous avons écrit sur le sujet, moi et beaucoup d’autres, y compris des candidats à l’élection présidentielle que les médias du « système » continuent le plus souvent d’affubler du terme, infamant à leurs yeux , de « populistes » (il est vrai que, pour eux, et ceux qui les rémunèrent, le mot « peuple » est vulgaire et infamant), et que je préfère, moi, qualifier de réalistes, de clairvoyants, de lucides, d’humanistes (quand on veut protéger les humains contre des fous dangereux, on est humaniste) et de patriotes (car la patrie est en danger).

Je vous renvoie sur tous les articles de mon blog dans lesquels je me prononce, comme tous les gens sensés non aveuglés par le dogmatisme de type « droit-de-l’hommisme » (quand il s’agit des droits des criminels et des délinquants et non des victimes) ou « vivre ensemble » (désolé, mais vivre ensemble avec des sauvages, pas question ; les sauvages, on les enferme, on les élimine ou on les expulse de France si vraiment on veut être gentil) devraient le faire, pour les mesures suivantes :

- arrestations préventives des fichés « S » les plus dangereux, avant donc qu’ils passent à l’acte (acquérir un arsenal terroriste, c’est déjà passer à l’acte ; empêcher un islamiste « radicalisé » de le faire, ce serait encore mieux. Nous sommes en état de guerre, n’est-ce pas ? Le président de la république l’a dit. Et en outre en « état d’urgence ». Les conditions constitutionnelles d’arrestations préventives sont donc réunies. On abat un chien enragé avant qu’il morde. Pourquoi en va-t-il autrement d’un apprenti terroriste « enragé » contre notre société ?)

- expulsion immédiate de tous les étrangers fichés S, même s’ils ne sont pas réputés très dangereux.

- contrôle effectif des frontières et donc suspension (ou, mieux, fin) des accords de Schengen

- renforcement des peines de prison pour les récidivistes (lorsqu’on a été condamné douze fois comme l’un des terroristes de Marseille, la probabilité de ne pas recommencer est infime ; le principe de précaution devrait entrainer une incarcération pour très longtemps)

- expulsion des étrangers condamnés à la prison à l’issue de leur peine

- déchéance de la nationalité pour ceux qui ont pris les armes contre la France et leur expulsion ou leur non-réadmission en France pour ceux qui sont partis à l’étranger (cas des djihadistes en Syrie)

- application stricte de la laïcité s’agissant de religions importées (seules sont considérées comme autochtones celles qui sont nommées dans les lois de 1905 et dans le régime de concordat d’Alsace-Moselle). Pour les religions autochtones, la laïcité doit s’accommoder des traditions culturelles (ex : les crèches de Noël et les processions sur la voie publique). Pour les religions importées, interdiction de toute dérogation, notamment en matière de nourriture, accoutrement ou exercice prosélyte du culte.

- surveillance particulière des lieux de culte musulmans. Ceci n’est pas de l’ « islamophobie » mais du simple réalisme compte tenu de la religion affichée de ceux qui commettent des actes de terrorisme. En l’occurrence, il faut appliquer le principe de précaution.

- ces mesures ne sont pas limitatives. Il en est d’autres, complémentaires mais importantes, à appliquer, par exemple à l’école ou s’agissant des incivilités (qui, non sanctionnées, peuvent conduire à la délinquance, elle-même marchepied du terrorisme)

Si je mêle ici mesures anti-terroristes, lutte contre la délinquance « ordinaire » et lutte contre le prosélytisme et les revendications religieuses, c’est tout simplement parce que le lien entre terrorisme, délinquance et communautarisme est établi. Lutter contre l’un sans s’attaquer aux autres minimise considérablement les chances de succès.

Ma seconde remarque est qu’il serait souhaitable que les citoyens qui s’apprêtent à voter dimanche prochain pour désigner le président de la république choisissent parmi les candidats qui ont exprimé dans leur programme tout (si possible) ou au moins partie des mesures que, moi et d’autres, nous préconisons.

Marine Le Pen, François Fillon et Nicola Dupont Aignan me paraissent répondre à ce critère. J’élimine en revanche Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon (son programme économique, social et même européen a des qualités mais il me parait singulièrement naïf s’agissant de l’islamisme). Les autres sont muets ou trop flous sur cette question. Or, nous avons besoin de clarté et de résolution.

Mes deux priorités, les lecteurs de ce blog le savent, sont la préservation de la nation française contre la prétention insensée de l’islam conquérant à asservir le monde, et notre pays en premier, et la nécessité pour la France de recouvrer sa souveraineté, donc d’en finir avec l’Union européenne.

Dans ces deux priorités, je considère que la lutte contre l’islam conquérant est la priorité des priorités. Il en va de notre sécurité et même de notre survie en tant que nation partie d’un monde civilisé.

Yves Barelli, 18 avril 2017

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 22:36

La décision du Conseil d’Etat d’invalider, sur plainte de la Ligue des Droits de l’Homme et d’un collectif musulman, l’interdiction de porter la tenue islamiste « burkini » (vêtement recouvrant le corps de la tête aux pieds ; mot formé d’après burka, cette tenue intégrale islamiste et bikini) prise par arrêté municipal à Villeneuve-Loubet, près de Nice, est sans doute juridiquement fondée au regard du droit en vigueur en France. Elle n’en demeure pas moins extravagante au regard de l’éthique, des valeurs de la République et de l’opinion publique, partisane (sondage IFOP) à 64% d’interdire cet accoutrement qui s’inscrit dans un contexte de multiplication des exigences et des provocations communautaristes et des crimes islamistes dont la France est la victime depuis deux ans. Que des « idiots utiles » et complices de l’islamisme, défenseurs à géométrie variable des droits de l’homme, même s’ils sont au service d’une tyrannie totalitaire foulant aux pieds les principes les plus élémentaires de la civilisation, aient pu saisir la plus haute justice administrative ajoute au scandale.

1/ Le Conseil d’Etat est la plus haute juridiction administrative en France. Il est composé de « conseillers d’Etat » qui sont des énarques sortis « dans la botte ». Ils ne sont généralement liés à aucune formation politique particulière, bien qu’ils servent souvent dans les cabinets ministériels (en tant qu’experts, plus qu’engagés politiques), ne sont pas nommés, sont inamovibles et sont réputés intègres et objectifs. Leur compétence ne peut être mise en doute.

Cela dit, j’ai personnellement été assez souvent critique vis-à-vis de leur travail. Ils prétendent être justes et non partisans, mais sont, en fait, les défenseurs inconditionnels du « système ». Ils connaissent parfaitement le droit. Sont-ils en phase avec la société ? C’est une autre question. Issus, pour la plupart, de milieux privilégiés et parisiens (dans ma promotion de l’ENA, nous n’étions que 15 vrais « provinciaux », c’est-à-dire ayant toujours habité et étudié en dehors de Paris, sur 150). Ces « forts en thème », qui n’ont souvent quitté les meilleurs lycées des 5ème ou 16ème arrondissements de Paris que pour intégrer Sciences Po, puis l’ENA, dans le 7ème arrondissement de la capitale, avant d’être nommés au Conseil d’Etat, juste en face, de l’autre côté de la Seine, (en étant dans les tout premiers de leur promotion, ce qui leur a permis de choisir ce corps de prestige), ont une vision de la vie et de la France qui est loin de celle des « gens ordinaires ». Nombre d’entre eux connaissent beaucoup mieux Regent Street, la Cinquième Avenue (lorsqu’ils voyagent, ce qui n’est pas le cas de tous) ou tout simplement Auteuil-Passy-Neuilly que le Cantal ou la Seine-Saint-Denis. Je me souviens encore de leurs appréhensions à l’idée d’aller faire leur stage de préfecture au-delà du périphérique. Inutile de dire qu’ils n’ont jamais été confrontés aux énergumènes des banlieues et qu’ils n’ont de la « communauté musulmane » qu’une connaissance totalement théorique. Pas tous, bien sûr, mais la plupart. Lorsqu’on parle de l’ « énarchie », c’est évidemment d’eux qu’il s’agit, pas des administrateurs civils qui galèrent (oui, il y a des énarques qui galèrent !) dans les ministères et qui doivent attendre quinze ans pour avoir des postes de responsabilité (eux sont généraux – sans troupe à commander – tout de suite, les autres piétinent comme colonels avant, si tout va bien, de grimper dans la seconde moitié de leur carrière).

Sans état d’âme, les conseillers d’Etat disent le droit. Ils s‘appuient sur les lois et les normes en vigueur pour juger, éventuellement casser des décisions, conseiller le gouvernement, voire lui faire des injonctions (ils sont, par exemple, zélés pour les transcriptions des directives de la Commission européenne dans la loi française, même lorsqu’elles posent problème et même lorsqu’il n’y a aucune urgence à le faire ; comme nous avons, grâce au Conseil d’Etat, la meilleure administration de l’UE, c’est la France qui est la plus en pointe pour appliquer des directives européennes souvent absurdes mais, et c’est ce que les conseillers d’Etat mettent en avant, acceptées par nos politiques ; ils ne sont pas spécialement « européistes » mais ils ont à cœur d’appliquer le droit, y compris communautaire).

Les conseillers d’Etat ne jugent pas sur le fond, mais sur la forme. Si la loi ou l’arrêté est conforme au droit, même mauvais, dangereux et inhumain (cas fréquent en droit social ou lorsque la propriété, « sacrée », est en jeu), le Conseil d’Etat entérine, voire oblige à aller encore plus loin.

En l’occurrence, si vous interrogez un conseiller d’Etat sur ce qu’il pense du burkini, il vous répondra que soit il n’a pas d’opinion, soit, s’il en a une, cela n’influence en rien sa décision.

On peut en conséquence penser ce que l’on veut des conseillers d’Etat, regretter que leur origine ou leur parcours ne les aident pas à comprendre la France « profonde », mais il faut reconnaitre qu’ils font un travail utile (même si les conséquences peuvent être néfastes) si on veut rester un « Etat de droit ». Ils appliquent mécaniquement le droit. Le problème, s’il y a problème, c’est celui du droit, pas celui de ceux qui sont chargés de l’appliquer. Un peu comme un gendarme qui vous met un PV pour excès de vitesse dans une zone où, manifestement, la limitation n’est pas adaptée. Ce n’est pas son problème ! Pareil pour le « burkini » des conseillers d’Etat. Bref, si j’étais conseiller d’Etat, j’aurais demandé un droit de retrait sur cette affaire. Certains le font. Mais d’autres n’ont jamais aucun état d’âme.

2/ Cette invalidation de l’arrêté municipal de Villeneuve-Loubet (il y en a une trentaine d’autres, en diverses localités) pose le problème de la motivation de l’arrêté et de la cohérence au plan national.

Les arrêtés pris l’ont été en se fondant sur le risque d’atteinte à l’ordre public. La réponse des juges est que le fait qu’une femme se baigne tout habillée n’est pas une atteinte à l’ordre public. Sans doute en irait-il autrement si la population des gens « normaux » réagissait bruyamment. Mais, nous les « ordinaires », nous ne sommes pas nécessairement des héros car ces femmes ainsi accoutrées se baignent rarement seules. Leurs « mecs » (père, mari, frères, cousins) sont là pour les « protéger ».

On a toutefois signalé (mais les médias préfèrent souvent rester discrets sur ce genre d’affaire) avant-hier des incidents sur une plage de Marseille entre « pro » et contre le burkini. Il y en aura sans doute d’autres. Les Français sont naturellement tolérants (trop), mais notre limite d’acceptation est en voie d’être atteinte.

Le Conseil d’Etat a estimé que, outre le trouble à l’ordre public non constaté, ce type d’arrêté pouvait être vu comme une discrimination envers les adeptes d’une certaine religion et donc mettait en cause la liberté religieuse. Ils notent en effet que, si le voile est interdit à l’école et la burka partout, rien n’interdit de se baigner habillé (il existe néanmoins, certains arrêtés municipaux qui l’interdisent pour des raisons d’hygiène et de sécurité. Par exemple à Marseille ; mais la police, qui a d’autres chats à fouetter, n’est pas très active en l’occurrence. Idem pour la burka dans la rue). Donc, en vertu des principes républicains du droit, ce qui n’est pas interdit est autorisé et, la France étant un pays laïc où toutes les religions ou non religion sont sur un pied d’égalité, interdire le seul accoutrement musulman n’est pas possible en l’état actuel du droit.

Il y a en outre une question de cohérence. C’est vrai qu’on voit un peu trop d’arrêtés municipaux les plus divers concernant toutes sortes de sujets fleurir un peu partout. Non seulement les citoyens qui passent d’une commune à l’autre n’y comprennent rien, mais, en outre, on peut considérer ces règles municipales différentes comme une atteinte au principe de l’égalité de tous les Français devant la loi. On pourrait l’accepter sur le plan régional, certaines régions ayant une histoire et des traditions spécifiques, mais cela me parait plus contestable au niveau municipal.

3/ La droite sarkoziste et le Front National demandent, en conséquence, une loi spécifique sur le burkini, comme il en existe pour le voile ou la burka.

Le groupe parlementaire Les Républicains a formulé son intention de déposer une proposition de loi en septembre. Comme le notait hier soir à juste titre un journaliste de Marianne sur France info, le temps d’effectuer les navettes parlementaires entre Assemblée et Sénat, le temps aussi, le cas échéant, de saisir le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel, on sera en février, une vague de froid aura chassé la canicule, on aura oublié les burkinis et on sera en pleine campagne pour la présidentielle.

Difficile de ne pas y voir une manœuvre politicienne.

Il me paraitrait plus judicieux que les trente maires en question qui ont émis des arrêtes anti-burkini démissionnent en bloc, ce qui provoquerait de nouvelles élections municipales et favoriserait un débat. Auront-t-ils le courage de le faire ? Le maire de Villeneuve-Loubet s’est déjà défaussé en s’en remettant à la future proposition de loi.

4/ Ce débat, non sur le burkini, les mères voilées accompagnant des sorties scolaires, les menus de cantine ou les heures de piscine qui pourraient être réservées aux femmes et d’autres sujets qui ne manqueront pas de venir sur le devant de la scène, mais plutôt sur la place et les limites de l’islam dans la vie française devrait avoir lieu d’urgence.

Il faut arrêter avec les circonvolutions relatives aux signes religieux ostentatoires sans jamais nommer la religion en cause, aux tenues dissimulant le visage (la burka, jamais nommée), aux risques d’atteinte à l’ordre public ou encore le choix de menus dans les cantines scolaires (sans dire que l’une des options est fonction de la religion – je me souviens de la remarque d’une « cantinière » que m’avait rapportée ma fille alors en primaire qui avait choisi une viande autre que le porc : « non, toi c’est le porc, l’autre, c’est pour les musulmans » ; sans doute avait-on bien dosé les rations en fonction des uns et des autres : cela n’avait plus rien à voir avec un choix -).

Les lois sur la laïcité de 1905 ont été faites à une époque où la religion catholique posait problème et où il y avait une laïcité militante, et militante parce qu’il fallait en finir définitivement avec le totalitarisme de l’Eglise catholique dont il faillait se libérer.

Malheureusement, les lois de 1905 sont aujourd’hui utilisées par les ennemis de la laïcité. Sous prétexte d’égalité de tous devant la loi, on considère aujourd’hui que toutes les religions sont égales.

Cela est évidemment contraire à la situation engendrée par le communautarisme musulman conquérant.

Revenons à l’esprit de 1905 : la République doit se défendre contre un totalitarisme religieux, autrefois le catholique, aujourd’hui le musulman. Et la meilleure des défenses étant l’attaque, il faut revenir à une République militante. On a réussi, par un dur combat, à imposer la laïcité à beaucoup de Catholiques qui n’en voulaient pas. Faisons la même chose avec les Musulmans. Sans angélisme. Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et ils devront se plier à la loi, de grès ou de force. Ou partir.

Face au communautarisme musulman, on fait encore semblant de traiter la laïcité en général au regard de toutes les religions, quitte à mettre en cause des traditions culturelles qui n’ont plus rien à voir avec la religion. Ainsi de la présence de crèches dans les lieux publics. Je suis personnellement Provençal, athée et attaché aux crèches de ma région. Quand j’étais enfant, il y avait chaque année de belles crèches à la gare Saint Charles de Marseille, à l’aéroport de Marignane et dans d’autres lieux publics.

Aujourd’hui, on n’ose plus faire de telles crèches. Ce n’est même pas une demande des musulmans en tant que tels (la plupart trouvent cela normal et là où les islamistes n’ont pas imposé leur « loi » à la « communauté », il y a encore des pères Noël – de moins en moins -dans les écoles). Cet ostracisme envers tout ce qui peut rappeler de près ou de très loin nos traditions vient d’une certaine frange de la gauche anticléricale par principe mais qui n’a rien à dire face aux demandes communautaristes des musulmans, sans doute parce que, pour eux, l’islam est désormais la religion du prolétariat. La religion, « opium du peuple », pour ces gens-là, cela ne s’applique qu’à la religion catholique. Il est vrai que cette gauche caviar ou bobo qui n’a plus rien de gauche parce qu’elle a tout abandonné des programmes de gauche (même le mot « nationalisation » est désormais tabou dans leur langage), se raccroche à sa dernière raison d’être, le combat « antiraciste » et anti Front National.

Il est vrai que notre société est désormais prisonnière des lois qu’elle s’est données. Dites que l’islam est une religion qui pose problème et on vous traite tout de suite de « raciste », comme si une religion était une « race ». Si vous le dites publiquement, vous risquez d’être attaqués en justice, notamment par la Ligue des droits de l’Homme. Quand Nadine Morano rappelle ce qui devrait être des évidences du type « la France, pays de race blanche et de tradition chrétienne », on la traite de raciste et on crie au « dérapage ». On peut parler du Sénégal, « pays de race noire » (Senghor et Césaire ont inventé la notion de « négritude », et ils ont eu raison de le faire), mais pas de la France de race blanche (en l’occurrence, ceux qui la condamnent n’ont rien compris : on peut être noir et se reconnaitre dans une France blanche et blanc et dans un Sénégal noir. Moi, je suis de Provence, autrefois peuplée de Ligures et je me reconnais des ancêtres gaulois bien qu’il n’y en ait jamais eu dans ma région et tous les immigrants d’avant la vague musulmane ont toujours mis un point d’honneur à valoriser ces origines gauloises, même lorsqu’ils venaient de Pologne ou d’Arménie. Il faut être bobo de Neuilly pour ne pas le comprendre). Dire que la France est, depuis la conversion de Clovis au 5ème siècle, un pays de tradition chrétienne, pour eux, c’est également être raciste. Cela ne les gêne pas, en revanche, de parler des pays « musulmans ». Mais interdiction de toute référence au christianisme.

Dans cette gauche-caviar, qui fait front commun avec la droite-foie-gras (voyez Juppé : il parle comme Hollande et il s’est dit non choqué par le burkini. « Idiot utile » ou complice par soucis électoral ? Parce que, à force d’immigration de masse et de forte natalité encouragée par des allocations familiales généreuses, on commence à avoir de nombreux électeurs musulmans, même à Bordeaux), la soit disant Ligue des Droits de l’Homme, s’illustre particulièrement.

Droits de l’Homme à géométrie variable, hélas. Pas un mot sur la situation de tous (je dis bien tous) les pays « musulmans » où, dans le meilleur des cas, les citoyens non musulmans sont des citoyens de deuxième zone (par exemple en Algérie, il faut être musulman pour se présenter à l’élection présidentielle), où, en vertu du code civil (même dans les pays les plus « progressistes – tout est relatif – comme l’Algérie ou le Maroc), la femme n’a pas les mêmes droits que l’homme et où il est interdit à un musulman d’abandonner sa religion (dans cette religion, on est condamné à vie à en être « fidèle » et les enfants sont condamnés à être de même religion que leur père, une épouse non musulmane doit obligatoirement se convertir et les enfants, même si la mère n’est pas musulmane, le sont). Où est la liberté que prétend défendre la Ligue dans tout cela ? Ils n’en pipent mot.

En revanche, pour cette soit disant Ligue des Droits de l’Homme, tout musulman a le droit d’arborer tous les signes religieux qu’il veut, c’est une liberté « élémentaire ». Bref, pour ces gens, complètement aveuglés par leur idéologie primaire, être musulman et suivre la charia est un droit de l’homme (et même de la femme!) élémentaire. Tous les droits pour les musulmans et les obligations pour les autres, en premier l’obligation d’accepter l’inacceptable.

Malheureusement, cette conception partiale et hypocrite n’est pas l’apanage de la seule Ligue des droits de l’Homme (plus puissante par les subventions qu’elle reçoit que par le nombre infime de ses adhérents). Cette attitude de « compréhension » est largement partagée chez les militants socialistes (les quelques-uns qui restent encore), chez d’autres se disant de droite (comme Juppé) et chez pas mal de gens (j’en connais) qui confondent générosité, compassion pour les plus faibles, attitude passée anticoloniale, et complicité avec l’islamisme militant.

Et quand le communautarisme rejoint le Parti « Socialiste » (qui n’a plus grand-chose de socialiste), cela donne Najat Valaud-Belkacem qui, après l’introduction de l’arabe en primaire, trouve que le burkini ne la trouble pas. Viendra-t-elle bientôt voilée en conseil des ministres pour plaire à ses amis communautaristes ? Je note le même comportement chez Samia Ghali, maire des quartiers nord de Marseille. Quand on se comporte comme l’élue d’une fraction religieuse ou ethnique de la population, on ne peut plus parler de démocratie. Je conseille au prochain président d’y réfléchir à deux fois avant de nommer une musulmane, binationale qui plus est, à un poste de responsabilité. Madame Belkacem représente-t-elle les Marocains ou les Français ? On peut se poser la question. L’Algérie vient de répondre indirectement à la question en décidant que, dorénavant, seuls les mono-nationaux pourront avoir des postes de responsabilité dans l’appareil d’Etat. C’est une bonne mesure.

Parmi les gens honnêtes (je ne parle pas de ceux que je viens de citer) qui adoptent une attitude bienveillante face au communautarisme en ne voyant pas que leur attitude est une complicité objective de ceux qui combattent les valeurs auxquelles ils se disent attachés, il y a des catholiques pratiquants. Je dois dire que j’ai été suffoqué par l’attitude du pape qui a fait monter en Grèce dans son avion des femmes voilées, alors que des Chrétiens d’Orient y auraient eu davantage leur place, et par celle de la hiérarchie catholique qui a répondu à l’assassinat ignoble d’un prêtre près de Rouen en juillet dernier en invitant dans les églises les musulmans pour prier ensemble. Sans doute les mêmes étaient-ils pacifistes en 1938 face au nazisme conquérant et se sont-ils félicité de la non intervention en Espagne (où les républicains ont été massacrés comme les Chrétien d’Orient aujourd’hui) et des accords de Munich qui ont dépecé la Tchécoslovaquie.

La comparaison est pertinente. Face à un totalitarisme qui veut imposer sa loi au monde, le pacifisme et les concessions ne font qu’encourager le totalitarisme. Certains pensent qu’en étant « compréhensifs» face aux exigences chaque jour plus extravagantes du communautarisme musulman, on évitera la guerre civile qui se profile à l’horizon. Ils ont faux sur toute la ligne. C’est leur attitude qui va provoquer la guerre civile. Comme pour le nazisme avant la seconde guerre mondiale, plus on attendra pour défendre nos valeurs, davantage la guerre sera meurtrière. Si on avait réagi immédiatement aux premières violations par Hitler des traités de 1918 (militarisation de la Rhénanie) et à l’intervention des troupes allemandes en Espagne, on n’aurait sans doute pas eu la seconde guerre mondiale en 1939.

Nos politiques, apparemment, ne l’ont pas encore vu ou, pis, font semblant de ne pas le voir. Certes Sarkozy tient un bon langage. Mais pourquoi n’a-t-il rien fait quand il était président et pourquoi tant de maires de droite préfèrent-ils faire les concessions au communautarisme pour « avoir la paix » et peut-être quelques électeurs de plus ?

Valls est l’un des rares à gauche à avoir approuvé les arrêtés municipaux anti-burkini. Mais pourquoi ne légifère-t-il pas ? Il est passé en force sur la loi-travail. Pourquoi ne le fait-il pas sur ce sujet ? Simple posture, sans doute.

5/ La France est confrontée au problème de l’islam. Qu’on ne nous raconte pas d’histoires. Ce n’est pas seulement le problème des 10 000 salafistes fichés S. C’est le problème du comportement communautaire de millions de gens dont beaucoup sont honnêtes et pacifiques mais qui sont prisonniers de leur « communauté » (il en est qui rejettent ce diktat mais ceux-là – il y en a pas mal – rompent avec cette communauté et quittent les quartiers où elle est organisée en contre-société).

Ce comportement est malheureusement encouragé par les irresponsables de la Ligue des Droits de l’Homme, du PS ou de l’extrême-gauche qui leur répètent à longueur de journée qu’ils sont brimés par la société française, qu’ils vivent sous un régime d’Apartheid, que nous devons payer pour le colonialisme passé et que, musulmans, ils ont les mêmes droits que les autres (et même plus pour rattraper les « injustices » passées). Je me souviens encore du dérapage, car c’en fut un, de Mélenchon dans son discours de campagne électorale de 2012 sur la plage de Marseille dans lequel il rendit un pathétique hommage à l’apport irremplaçable des Arabes et des Berbères à la France, oubliant simplement qu’à Marseille il y a aussi des Français provençaux, corses ou originaires d’ailleurs (Arméniens, Italiens, Pieds-Noirs, etc) qui ne sont pas musulmans, qui en ont marre de voir les musulmans les envahir et qui sont attachés à leur culture provençale et française (du coup Mélenchon perdit beaucoup de voix dans cette ville).

Non, l’islam n’est pas une religion comme le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme et les religions d’Extrême-Orient. Je ne parle pas de ses fondements théologiques : chaque religion a des points forts et des points faibles. Le problème est celui de l’interprétation des textes et des dogmes. Or, la tendance actuelle de l’islam est au fondamentalisme et à l’obscurantisme. Certains diront que le christianisme aussi dans le passé. Sans doute, mais pour le présent, les obscurantistes en France ce sont les musulmans, pas les chrétiens.

Et puis, il y a autre chose à prendre en considération. La France est de tradition chrétienne. Cette religion nous a posé des problèmes dans l’histoire. Ils ont été résolus (bien ou mal, c’est une question d’appréciation personnelle) par les Français en France. L’islam, lui, est une religion importée. Je ne discute pas de ses qualités propres. Ce n’est pas mon propos. Je dis simplement que c’est une religion importée et que, la moindre des choses pour ceux qui viennent de l’extérieur, c’est de s’adapter à la France. Ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam, mais l’islam à la France. Cela signifie que nos lois sont au-dessus de la charia et que, s’il en est qui n’aiment pas nos lois et qui considèrent qu’elles sont de nature à les empêcher de pratiquer leur religion, respectons cette opinion. Mais, dans ce cas, disons-leur qu’ils s’en aillent. Ils ont la chance d’avoir trente pays dans le monde où l’islam est religion d’Etat, y compris l’Algérie et le Maroc dont la plupart des musulmans de France sont originaires ou ont la double nationalité. Si le maillot de bain local ne leur convient pas à Marseille, qu’ils mettent leur voiture sur un bateau et qu’ils aillent se baigner à Alger ou en Kabylie. Il y a là-bas des plages magnifiques.

Notre pays doit se doter d’une législation spécifique. Faisons confiance à nos juristes, y compris du Conseil d’Etat, pour trouver le vocabulaire adéquat. On peut, par exemple, écrire qu’en France il convient de vivre en adéquation avec nos valeurs, qui précisent notamment que la religion est de la sphère privée et donc qu’elle ne peut être intrusive dans le domaine public, y compris sur la voie publique. Dire cela, ce n’est pas attaquer une religion, c’est rappeler que chaque nation a le droit de choisir sa voie et ses valeurs et que ceux qui en ont d’autres, doivent se plier à la loi du pays où ils se trouvent. Cela n’est pas de l’islamophobie, c’est tout simplement la démocratie et dans une démocratie la minorité immigrée accepte la loi de la majorité autochtone. Opprimer une minorité n’est pas légitime, lui demander de se conforter à la loi de la majorité du pays où elle s’installe l’est. Cela, on devrait pouvoir le dire dans des textes de loi sans risquer la censure du Conseil d’Etat ou du Conseil Constitutionnel. Quant aux conventions internationales, de toute façon, chacun les applique comme il le veut et nous sommes libres de nous en retirer si nécessaire. Aucune grande puissance n’a jamais hésité à le faire lorsque ses intérêts fondamentaux sont en jeu. Les nôtres le sont.

S’il devait y avoir des problèmes avec la Constitution, ce texte n’est pas gravé dans le marbre pour l’éternité. On peut le modifier. Les lois sur la laïcité de 1905 peuvent être modifiées ou complétées encore plus facilement. Une loi peut en remplace une autre.

Agir avant qu’il ne soit trop tard est une question à la fois de volonté politique et de prise de conscience de la société. Ayons un vrai débat en nommant les problèmes, en l’occurrence le problème, celui de l’islam et son corollaire, le communautarisme. Evitons les lois de circonstance votées à la sauvette et souvent inappliquées ensuite. Rappelons avec force nos principes.

Alors, on pourra « vivre ensemble » avec ceux qui sont disposés à vivre avec nous, en tant que Français et comme tout Français doit vivre.

Pour les autres, bon voyage. On n’est pas obligé de garder chez nous des parasites et des gens qui ne se souviennent qu’ils sont Français qu’au moment de toucher des allocations.

Yves Barelli, 27 août 2016

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 00:09

Les évènements intervenus la semaine dernière sur une plage du Cap Corse sont maintenant connus : Trois loubards maghrébins ont privatisé par la force une plage pour permettre à leur famille de se baigner en toute tranquillité avec les femmes habillées de la tête au pied en « burkini », cet accoutrement importé d’Arabie saoudite que la soit disant « communauté musulmane » tente de nous imposer après avoir souvent obtenu satisfaction dans ses demandes de menus particuliers dans les cantines et d’autres dérogations pour motifs religieux. Désormais, les prétentions de la racaille musulmane n’ont plus de limites, conséquence de trente ans de laxisme et de renoncements de la société française. Allons-nous enfin nous réveiller ?

1/ Ce n’est pas la première fois que de tels agissements sont constatés, tant en Corse que dans le reste de la France. Une fois de plus, ce sont ceux qui se réclament de la « communauté » musulmane qui posent problème. Personnellement, j’avais toujours refusé jusqu’à une date récente de mettre en exergue les origines ethniques ou les appartenances religieuses des habitants de notre pays. Pour moi, un Français était un Français. Point. Mais ce n’est plus le cas puisque un nombre croissant de nos « concitoyens » se déclarent avec arrogance « musulmans » et veulent mettre la charia au-dessus des lois de la République. Ils se veulent en premier lieu « musulmans ». Soit. Donnons-leur satisfaction. Il y a désormais deux catégories de personnes ayant la nationalité française. Les Français ordinaires et les musulmans, pour la plupart, d’ailleurs, binationaux. Ceux qui se mettent ainsi en dehors de la société française ne méritent plus, cela me parait évident, le titre de « Français ». Ils le sont peut-être pour les « papiers », mais pas dans leur tête. Sans doute devra-t-on un jour, et le plus tôt sera le mieux, en tirer les conséquences quant à la détention de la nationalité française. Pour le moment, ils le sont, mais le code de la nationalité n’est pas immuable et c’est le droit de n’importe quel pays de le modifier. En attendant, je demande, comme d’autres, la publication de statistiques ethniques et religieuses, jusqu’à présent interdites. Je veux savoir, au minimum, combien « ils » sont. Cela permettra d’y voir plus clair.

2/ Quels ont été les faits à Sisco, ce village corse ? Les loubards musulmans venus d’une cité de Bastia s’installent sur une plage et en font déguerpir à coup de pierres tous ceux qui se présentent : au moins deux couples de touristes, plus des jeunes du village, sauvagement agressés après qu’ils leur eurent demandé de cesser leurs agissements. S’ensuivit une bagarre, les Corse ayant l’immense qualité de ne pas se laisser faire, surtout chez eux.

3/ Au minimum l’un des trois « musulmans » interpelés est un repris de justice, avec un casier judiciaire chargé pour plusieurs faits de violence aggravée.

4/ On a donc la combinaison classique de délinquance et de communautarisme provocant. J’ai noté dans mes articles précédents que tous les terroristes impliqués dans les attentats islamistes que la France a subi depuis dix-huit mois sont musulmans et, pour l’immense majorité d’entre eux des délinquants multirécidivistes. Dans le cas de Sisco, pas de terroristes. Du moins ne le sont-ils pas encore. Ça viendra peut-être.

5/ Certains disent, tout en reconnaissant les faits et la conjonction fréquente de la délinquance, du communautarisme et du terrorisme, qu’il vaut mieux ne pas trop en parler car la « stigmatisation » des musulmans et l’ostracisme à leur encontre aurait un effet inverse à celui recherché, à savoir qu’il aggraverait la situation en incitant l’ensemble des musulmans à faire corps.

Je crois qu’ils se trompent.

Il me parait, au contraire, utile, de stigmatiser la conjonction entre délinquance et communautarisme. C’est le phénomène du communautarisme qui favorise la délinquance pour la simple raison que les délinquants se sentent dans leur « communauté » comme un poisson dans l’eau ; ils s‘y sentent protégés et incités à s’en prendre aux « mécréants ».

Il appartient aux musulmans de « faire le ménage » chez eux. Ou ils sont avec les délinquants, ou ils sont contre. S’ils veulent être collectivement respectés, il faut qu’ils soient respectables. Et pour cela, il faut notamment qu’ils mettent en « veilleuse » leur pratique religieuse. Chez eux, oui, s’ils le souhaitent. Pas en public.

Les « musulmans », s’ils se définissent comme tels, doivent choisir une fois pour toutes entre la charia et la République. La France est un pays laïque de tradition chrétienne qui n’est pas, n’a jamais été musulman et, sauf capitulation, ne le sera jamais. Ceux qui ne se sentent pas bien avec les lois de la République, qu’ils partent !

6/ Une fois de plus, le problème de la délinquance et en particulier de la récidive non sanctionnées, se pose. Le laxisme à leur égard donne un sentiment d’impunité qui s’est traduit à Sisco pour la prétention invraisemblable à s’approprier une plage et à exercer la violence à l’encontre d’autrui.

7/ Cette délinquance « ordinaire » se double dans le cas d’espèce, et beaucoup d’autres, d’une provocation vis-à-vis des Français, en l’occurrence des Corses.

8/ Je m’insurge contre la présentation qui a été faite par les médias des faits. Ces médias, à commencer par les chaines d’info en continu ont parlé d’affrontements « intercommunautaires », comme si les Corses, chez eux, étaient une « communauté » au même titre que les « musulmans ».

La vérité est pourtant qu’il y a des gens ordinaires et normaux, les habitants du village jusque là paisible de Sisco, et qu’il y a des individus qu’on doit classer comme délinquants et marginaux. Etre Corse en Corse, c’est être normal. Etre « musulman » en Corse, le proclamer et vouloir imposer par la force les mœurs d’Arabie saoudite, ce n’est non seulement pas « normal » mais inadmissible.

Ceux, à commencer par les médias, qui veulent toujours minimiser les agissements des musulmans pour ne pas les stigmatiser sont les complices objectifs de la racaille musulmane. Tous les musulmans n’en font pas partie. Aidons-les, en les plaçant face à leurs responsabilités, à s’en différencier et à s’en débarrasser, dans leur propre intérêt.

9/ La justice devrait statuer en septembre sur cette affaire. J’ose croire que les juges feront la différence entre agresseurs et agressés. Si la République, par laxisme, laisse faire la racaille, il est légitime que les agressé se défendent. Sisco a été agressé. Il est légitime que le village se soit défendu. Lorsque la racaille ne comprend que les coups, on doit applaudir ceux qui leurs donnent. A défaut des gendarmes, les citoyens de Sisco.

10/ Il est temps que notre société se réveille et agisse. Assez d’angélisme. Assez de « vivre ensemble » avec des gens qui, d’évidence, ne veulent pas vivre avec nous comme des gens civilisés, qu’ils ne sont pas.

Il est temps aussi d’appeler un chat un chat. Pour ma part, je renonce aux précautions oratoires. Je me sens agressé, comme beaucoup de Français, par les musulmans. Il s’agit sans doute de certains musulmans. Pas tous. Mais c’est aux musulmans honnêtes d’apporter la preuve qu’ils n’ont rien à voir avec la délinquance. Leur silence vaut complicité.

Yves Barelli, 18 août 2016

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 23:35

Le 14 juillet, 84 morts à Nice, le lendemain, on interpelle dans le Val de Marne, grâce à un contrôle routier inopiné, un islamiste fiché « S » prêt à passer à l’acte, avant-hier, un autre individu, prénommé Mohamed, s’en est pris à coups de couteaux à une mère et ses filles dans un camp de vacances des Hautes-Alpes, hier un demandeur d’asile afghan a attaqué à coup de hache et de couteau aux cris de « Allah Ou Akbar » les voyageurs d’un train en Bavière. Et cette série vient après une multitude d’autres en France, aux Etats-Unis, en Turquie, au Bangladesh, en Côte d’Ivoire et ailleurs (je n’en tiens pas la liste exhaustive). Chaque fois le même scénario : un musulman, généralement connu pour des actes de délinquance ordinaire, « radicalisé » de longue date ou récemment, qui agit de la manière la plus barbare là où on ne l’attend pas. Et toujours le même « motif » : la haine de tout ce qui n’est pas musulman et la certitude, en tuant le maximum d’ « infidèles », d’aller au paradis.

J’ai mis en ligne sur mon blog deux articles depuis samedi. Ils s’ajoutent à ceux que j’avais écrits antérieurement sur le sujet. J’y renvoie mes lecteurs.

Je me contenterai aujourd’hui de quelques réflexions plus générales que je vous livre.

Je suis convaincu qu’elles rejoignent les vôtres, du moins si vous n’êtes pas aveuglés par le politiquement correct qui fait voir la réalité à travers un prisme grossièrement déformant (si c’est votre cas et que vous êtes honnête et intelligent, je ne doute pas que vous finirez par vous réveiller et sortir de vos rêves dans lesquels « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil », à commencer par nos « compatriotes » ( !) musulmans).

Ces réflexions, vous n’osiez pas les faire, de peur d’être accusés d’être des «islamophobes », des « racistes », voire, injure suprême, des « populistes ». Moi-même, je ne les aurais pas faites il n’y a pas si longtemps. Ayant habité le Maroc et l’Algérie, y ayant conservé quelques amis, je voulais encore croire que le « monde musulman », comme on dit, était aussi bon et respectable qu’un autre, que ses frasques et ses soubresauts accompagnés des crimes les plus affreux (je pense notamment aux années de « braise » en Algérie) n’étaient le fait que d’une minorité non représentative de la masse du peuple.

Certes. Peut-être. Mais j’en ai assez de « leur » trouver des excuses et des circonstances atténuantes. Un jour, peut-être, l’islam deviendra une religion « normale », ayant fait son « aggiornamento », comme le catholicisme, qui engendra dans le passé les crimes de l’inquisition, sut le faire avec Vatican II.

Peut-être. Mais, pour le moment, ce n’est pas le cas. La lecture bornée, rétrograde et criminelle du coran et des « hadits », qui prévaut en Arabie saoudite et dans l’ « Etat islamique », a le vent en poupe et s’impose partout où il y a des musulmans, y compris en France. Je ne reconnais plus les Maghrébins que j’ai côtoyés dans ma jeunesse à Marseille (il n’y avait aucune femme voilée et Oum Kalsoum chantait sans cacher ses formes) ou ceux avec lesquels j’ai vécu il y a trente ans au Maroc (le « hidjab » importé d’Arabie y était inconnu ; on avait, à la place, de beaux caftans et l’arabe qu’on y parlait n’était pas encore pollué par le vocabulaire, y compris dans les salutations, importé du Moyen Orient). Je ne retrouve pas non plus aujourd’hui ces Algériens laïques qui ont courageusement résisté et vaincu les terroristes islamistes dans les années 1990. Où sont-ils donc ces fils du grand Lounès Matoub, ce magnifique chanteur kabyle assassiné par les « barbus » ? Je ne les vois plus.

En ce temps pas si éloigné, mais qui, aujourd’hui parait dater de l’Antiquité, j’ai aimé la culture arabe, j’ai apprécié sa musique, ses chanteurs, son art de vivre, son sens de l’hospitalité et de l’amitié. C’était le temps d’un Maghreb convivial et d’un islam tolérant. Au Maroc, j’ai appris l’arabe marocain, j’ai lu le coran et les autres livres religieux, j’ai même observé le jeûne du ramadan deux années de suite par solidarité et sympathie envers ceux qui m’invitaient le soir aux « ruptures du jeûne », en Algérie, j’ai appris le kabyle et ai même écrit des poésies dans cette langue.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui quand on voit ce qu’est devenu le « monde » musulman ? Quand on voit les musulmans de France se replier dans un communautarisme stupide et fermé et copier la culture des bédouins arabes du 7ème siècle, si éloignés des splendeurs du Maroc et de l’Andalousie arabo-berbères d’antan, il y a de quoi pleurer. Un recul généralisé, une antithèse de la civilisation et de la culture, un abaissement et un abrutissement généralisés.

Alors, je suis réaliste. Je regarde la réalité comme elle est et non comme je la voudrais. Je la vois telle qu’elle saute à mes yeux et à vos yeux. Je la contemple avec tristesse et horreur. Mais elle est là. Je vois un islam conquérant, guerrier, violent, intolérant, raciste, primitif, avilissant. Ce n’est pas de ma faute. Je le souhaiterais meilleur. Peut-être un jour le sera-t-il. Mais ce jour n’est pas en vue. Dois-je m’en excuser ?

En attendant, on nous a déclaré la guerre. Battons-nous. Ils veulent détruire la civilisation occidentale. Détruisons-les avant qu’ils y parviennent. Et si chez les musulmans, il y a des gens bien (j’en connais), qu’ils prennent leurs responsabilités et qu’ils rejoignent notre combat. En France, c’est la République ou la charia. Ça ne peut être les deux !

En attendant, il me parait sain de considérer que :

1/ Moins il y a de musulmans dans un pays, mieux ce pays se porte. Madame Merkel, qui en a fait rentrer un million l’année dernière, est une criminelle. Le tueur de Würzburg faisait partie du lot des « réfugiés ». Les violeurs de Cologne aussi. Et beaucoup d’autres, en Allemagne et ailleurs. Et il y a encore des donneurs de leçons de morale qui nous insultent (je l’ai été sur les réseaux sociaux) lorsque nous avons refusé l’accueil des soit disant réfugiés, lorsque nous avons écrit qu’il était fou de recevoir des gens incapables de s’assimiler à notre civilisation, tout simplement parce qu’ils ne le veulent pas, et que nos sociétés prenaient le risque d’introduire en leur sein ceux qui allaient les combattre. Hélas, nous ne nous sommes pas trompés. Et il est affligeant de voir que le pape actuel a symboliquement fait monter dans son avion des femmes voilées. On attendait de lui qu’il accueille plutôt des chrétiens d’Orient, en voie d’extermination par génocide planifié. Je préférais le pape Wojtiła. Il était de Cracovie, ville qui a une place dans mon cœur et qui se souvient qu’il y a six siècles, elle a failli être détruite par l’invasion de Tatars musulmans. Les Polonais refusent les Tatars du 21ème siècle et ils ont raison.

2/ On peut tolérer des musulmans en France, en Allemagne ou en Amérique. Mais à condition que leur culte soit discret et qu’ils respectent nos lois, nos valeurs, nos traditions, y compris les traditions chrétiennes, notre mode de vie et qu’ils s’y conforment, y compris dans l’habillement et l’alimentation. Ceux qui acceptent des dérogations font le jeu de l’islam conquérant. Ils sont aussi coupables que Madame Merkel. Ce principe devrait se traduire notamment par l’interdiction de symboles tels que le voile islamique.

Si musulmans il doit y avoir en Europe, c’est à titre individuel. Certainement pas en tant que « communauté » avec des droits collectifs. Et encore moins avec des règles et des pratiques communautaires. Même loi pour tous, mêmes valeurs, même histoire. Et ceux qui n’acceptent pas que les Gaulois soient nos ancêtres et leurs ancêtres par assimilation (alors que c’est l’honneur de la République d’offrir l’assimilation à ceux qui viennent d’ailleurs, comme des millions de Polonais, Portugais, Italiens ou Arméniens l’ont acceptée et revendiquée), qu’ils aillent retrouver leurs ancêtres sur les terres d’où leurs parents sont partis.

3/ Les islamistes répertoriés et fichés doivent être mis hors d’état de nuire par les rétentions administratives et, lorsqu’ils sont étrangers, les expulsions. De plus en plus de gens le demandent en France. Le gouvernement s’y oppose. Je l’accuse de complaisance et même de complicité objective avec les tueurs.

4/ J’ai expliqué dans mon article d’hier le lien étroit qu’il y a entre délinquance « ordinaire », communautarisme et terrorisme. Il faudrait en tirer les conséquences en traitant conjointement et sans faiblesse ces trois fléaux.

5/ Compte tenu des circonstances de guerre que nous vivons, ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous. Le principe de précaution exige que ceux qui se disent musulmans doivent être surveillés jusqu’à ce qu’on soit sûr qu’ils sont bien avec nous. Le même principe de précaution doit entrainer aussi une surveillance des lieux de culte musulmans en s’assurant qu’ils ne débordent pas sur la voie publique.

Voilà quelques principes qui, tout simplement si notre civilisation ne veut pas mourir par suicide, devraient être observés.

J’entends déjà les défenseurs du politiquement correct m’accuser d’islamophobie et de liberticide. Si on considère que refuser l’islam conquérant est être islamophobe, j’assume. Quant aux libertés, la première des libertés est de vivre en sécurité. Et si pour cela, il faut restreindre les libertés des ennemis de notre liberté, faisons-le.

D’autres, peut-être parmi vous, peuvent penser que j’exagère et que mes solutions sont trop radicales. Ceux qui le pensent n’ont pas encore pris toute la mesure du problème. Je ne doute pas qu’ils viendront bientôt sur mes positions.

J’espère simplement que ceux qui n’y sont pas encore, y viendront vite. Le temps presse.

Combien de Nice faudra-t-il encore ?

Yves Barelli, 19 juillet 2016

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 23:39

J’ai réagi sur ce blog dès le lendemain de la tuerie du 14 juillet de Nice (« Après l’attentat terroriste de Nice, prendre enfin les mesures »). J’ai analysé la situation et ai fait part de mon sentiment quant aux mesures d’urgence à prendre. Je renvoie le lecteur à mon article. Après la minute de silence observée ce jour en mémoire des victimes et le début de polémique autour de l’incapacité affligeante du président de la république et du gouvernement à faire face à la situation, je voudrais aujourd’hui compléter ma réflexion et faire des remarques additionnelles.

1/ Les représentants de l’opposition qui pointent du doigt l’insuffisance des mesures prises par le gouvernement pour répondre à la guerre que nous a déclarée l’islamisme radical ont parfaitement raison.

Le problème n’est pas tant la question de l’adéquation ou de l’insuffisance des moyens spécifiques déployés pour assurer la sécurité du rassemblement populaire sur la promenade des Anglais. On peut sans doute s’étonner du relatif faible nombre de policiers présents sur les lieux : environ une centaine, y compris des policiers municipaux. Cela est certainement dû à la concentration des moyens sur Paris et sur le Tour de France. Circulant beaucoup en province, je constate que depuis des mois, la présence policière y est faible et que, en outre, les frontières restent ouvertes sans contrôle effectif (le contrôle des frontières, annoncé par le ministre de l’intérieur après la tuerie du Bataclan n’a été qu’un effet d’annonce ; il est scandaleux de mentir ainsi aux Français). Je constate aussi qu’on prend le TGV de Paris à Marseille ou à Nice sans aucun contrôle et que la sécurité dans les aéroports n’est pas à la hauteur des risques. Quant aux contrôles routiers et autoroutiers, ils sont inexistants. Même les gendarmes chargés d’intercepter les excès de vitesse ont quasiment disparu (seuls les radars restent).

La vérité est que la réalité ne correspond absolument pas avec la situation théorique d’ « état d’urgence ». J’ai donné quelques exemples dans mon article précédent des mesures qui sont prises dans d’autres pays soumis à un danger comparable ou même moindre à celui de la France. Le constat est sévère : ni les autorités ni la société n’ont pris conscience de la gravité de la situation et de la permanence de la menace. Qu’on ait tenu l’euro de foot, qu’on ait maintenu le tour de France et qu’on ait laissé se rassembler des foules immenses pour les feux d’artifice comme si de rien n’était est pure folie criminelle. Le gouvernement est le premier responsable. Mais nous, collectivement, le sommes aussi.

C’est de l’inconscience pure de croire et de faire croire que la réponse à apporter au terrorisme est de continuer à vivre « normalement », en consommant aux terrasses de café et en allant voir les feux d’artifice accompagnés de bambins. En le faisant, on prête le flanc aux terroristes en leur laissant le choix du lieu et de l’heure pour frapper.

En l’occurrence, lorsque le gouvernement dit que la police ne peut être partout, il a raison. Mais quel aveu d’impuissance ! Et quelle atteinte au moral des Français en leur avouant que « le risque zéro n’existe pas » et donc que nous sommes tous des cibles potentielles sans défense.

Toutes choses égales par ailleurs, comme disent les scientifiques, deux fois plus de policiers à Nice n’aurait sans doute rien changé. Et même avec des barrières renforcées, le camion tueur serait sans doute passé.

2/ Cette résignation du président de la république et de son gouvernement est insupportable. Les Niçois qui ont sifflé le premier ministre ce midi ont eu raison. Trop, c’est trop. Nous sommes tous des cibles et nous sommes en colère parce que nous estimons que cette situation n’est pas une fatalité et que les mesures sérieuses, qui n’ont pas été prises depuis Charly, doivent enfin l’être.

Quelles mesures ont-t-elles été prises depuis le début de l’année, à la suite du massacre du Bataclan et des divers assassinats, dont celui de deux policiers chez eux dans les Yvelines ?

Quasiment aucune. On a annoncé le recrutement de policiers : 380 policiers supplémentaires seront recrutés (je parle de recrutements nets, déduction des départs à la retraite). Dérisoire, alors Sarkozy avait supprimé plus de 10 000 postes. Le gouvernement se contente de claironner qu’il a mis fin à la diminution du nombre de policiers, mais aussi de gendarmes et de soldats. Sur ce plan, Sarkozy avait été nul. Hollande est content de n’être que mauvais. Lamentable !

Comprendrons-nous que nous manquons cruellement de policiers sur le terrain et de militaires sur les nombreux théâtres d’opération dans lesquels l’armée française est engagée ? Ce n’est pas mettre fin aux baisses d’effectifs qu’il faut, mais un recrutement massif. J’ai proposé dans mon article de vendredi de créer un impôt spécifique ou un emprunt « de guerre ». Si on veut assurer notre sécurité, il faut y mettre le prix. Et c’est à chacun de nous de payer en proportion de ses possibilités (dans cette esprit, il faut évidemment considérer les « exilés fiscaux » comme des déserteurs et les traiter en conséquence au lieu de continuer à les décorer dans les promotions du 14 juillet).

3/ Ces recrutements massifs sont nécessaires, mais ils seront loin d’être suffisants.

Si on attend toujours que le terrorisme frappe pour réagir, on aura toujours un temps de retard : après le camion tueur, on aura sans doute un bateau explosant dans un port ou un hélicoptère bombardant une petite ville choisie en fonction de son manque de défense.

Il faut donc prendre d’autres mesures.

Je les ai exposées il y a trois jours. Elles rejoignent en grande partie les propositions de l’opposition, qu’il s’agisse des Républicains, du Front National ou de Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Nombre de ces propositions sont contenues dans le rapport (adopté à l’unanimité) de la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, composée de députés de la majorité comme de l’opposition. Le gouvernement n’en a pas tenu compte.

Quelles sont ces propositions ? Elles sont diverses mais peuvent se résumer à deux grands principes : renforcer les moyens des forces de l’ordre et, surtout, mieux contrôler les islamistes avant que certains d’entre eux ne passent à l’acte terroriste. Pour le détail de ce qui devrait être fait, je vous renvoie à mon article précédent.

Il me parait incompréhensible que le gouvernement ne fasse rien de sérieux pour mettre hors d’état de nuire les islamistes dangereux. Pourquoi ne veut-t-il pas mettre en rétention les plus dangereux ? Pourquoi n’expulse-t-il pas les imams salafistes étrangers ?

Sans doute craint-il qu’en prenant des mesures coercitives vis-à-vis des islamistes avant qu’ils passent à l’acte, il prête le flanc à l’accusation d’amalgame vis-à-vis de la soit disant « communauté musulmane ».

Ce n’est que reculer pour mieux sauter. Il faudra bien un jour (ce gouvernement ou, probablement, un autre) s’attaquer au problème de base : l’existence dans notre pays de comportements « communautaristes » qui font passer les solidarités ethniques et religieuses avant l’appartenance à la Nation et la supposée loi de l’islam avant celle de la République. Ce n’est qu’en engageant un vrai combat (une guerre, puisqu’elle nous a été déclarée) contre l’islamisme qu’on obligera les membres de cette soit disant « communauté musulmane » à choisir une fois pour toutes leur camp : celui de l’islam conquérant ou celui de la République. On ne pourra rester éternellement dans l’ambiguïté.

Parmi les mesures non prises qui interpellent, il y a la situation des étrangers condamnés par la justice et à l’encontre desquels on ne prend aucune mesure d’expulsion. Là, il ne s’agit plus du seul terrorisme mais de la délinquance ordinaire. Le tueur de Nice en est un exemple : étranger, condamné à la prison en mars dernier après plusieurs actes non sanctionnés (parce que, malheureusement, notre justice est laxiste ; laxisme pris par les délinquants pour de la faiblesse et donc une autorisation, de fait, à persévérer dans la délinquance) de violence, y compris conjugale, cet individu, remis immédiatement en liberté grâce au sursis, a pu continuer à rester légalement sur le territoire français, à y travailler et, accessoirement, à louer un camion de 19 tonnes.

Je demande, avec de nombreux hommes politiques et des millions de citoyens, que les étrangers condamnés par la justice soient immédiatement expulsés. La France n’a que faire de délinquants, de parasites et de terroristes en puissance.

On peut se poser au passage une question annexe, malheureusement non relevée par les médias. Comment est-il possible, en situation d’état d’urgence, qu’un étranger (maghrébin musulman : la loi ne fait pas la différence avec une autre catégorie d’étranger, mais ne faisons pas semblant de ne pas voir la réalité !) avec un casier judiciaire puisse louer un camion sans motif professionnel. Demain, on aura sans doute des locations de petits avions, d’hélicoptères ou de bateaux, voire de locomotives. Va-t-on continuer ?

4/ J’ai pointé hier le lien qui existe entre délinquance, communautarisme ethnico-religieux et terrorisme islamiste. Je le répète parce que je crois que nous sommes là au cœur du problème.

Notre société ne réagit pas comme il le faudrait au phénomène de la délinquance. Le laxisme n’est pas seulement dans la mansuétude incompréhensible de la justice et celui encore plus grand de l’application des décisions de justice.

Contrairement à ce que certains gogos de la gauche-caviar croient, la délinquance n’est pas, en France, dictée par la misère. On peut être paresseux et vivre du RSA et de multiples allocations. On ne vole pas avec violence parce qu’on a faim. Mais on vole par appât du gain et surtout parce qu’on a perdu les notions de bien et de mal et, de surcroit, parce qu’il y a un sentiment général chez les délinquants d’impunité. Que risquent-t-ils ? Six mois avec sursis comme le tueur de Nice ? Le plus souvent, même pas.

Cette société laxiste doit se ressaisir. Il faut rétablir l’ordre et les valeurs minimales. Cela doit commencer par l’école où les gamins des banlieues ne respectent plus les maitres et ressortent devant ces maitres qui ne leur inspirent aucun sentiment de crainte les sornettes entendues chez eux relatives à la supériorité de la loi de Dieu et à la différence à faire entre un bon musulman, un mauvais et un « infidèle ». Il faut donc rétablir l’ordre, la discipline et la loi de la république à l’école (où il me paraitrait sain d’établir un uniforme, de saluer le drapeau et de chanter l’hymne national, comme cela se fait dans de nombreux pays démocratiques, tels les Etats-Unis, trop souvent pris pour modèles en d’autres occasions mais pas, hélas, pour leur exaltation du patriotisme). Et pas seulement à l’école. Dans la rue aussi : papiers par terre, crottes de chien, stationnement gênant avec voitures sur les trottoirs et passages piétons, etc.

On commence à avoir un bon échantillon de terroristes depuis Charly. L’étude statistique est déjà pertinente.

Quel est le profil type du terroriste ?

Un individu étranger ou issu de l’immigration maghrébine (plus rarement sahélienne) vivant dans un quartier « ethnique » (c’est-à-dire avec une proportion telle de Maghrébins que la sociologie est celle de l’autre côté de la Méditerranée), donc en situation de communautarisme. Ce dernier se caractérise par la suprématie des relations de solidarité basées sur la grande famille, l’origine ethnique et la prégnance de l’islam (pas nécessairement accompagnée de pratique mais toujours reconnu comme référence).

Ces délinquants sont en général « paumés », c’est-à-dire qu’ils sont des délinquants de petite catégorie (pas les gros trafiquants qui amassent des fortunes), tombés dans la délinquance parce qu’ils y ont été entrainés par des membres de la famille ou des relations de bandes de quartiers. Chez eux, en situation d’échec scolaire et professionnel, il y a un ressentiment, qui vire facilement à la haine, contre la société et tout ce qui la représente : police, éducateurs, personnel médical, pompiers même. Contre cette société, ils se replient et se protègent par leur milieu familial et de quartier. Voler ou être violent avec les « autres » (les étrangers à la cité ou les non musulmans) est, en quelque sorte, normal. Ils ont en outre le sentiment d’être approuvés par la cité ou la famille.

Une partie infime (mais numériquement importante) de ces délinquants éprouve parfois l’envie de faire autre chose, pour la « cause » de l’islam ou, simplement, pour donner un sens à leur vie, peut-être pour se racheter de leur conduite passée (pas seulement les vols et violences, mais, par exemple, le fait de boire de l’alcool). Ils partent alors en Syrie faire le « jihad » et, dans les cas extrêmes, font le sacrifice de leur vie après avoir tué le maximum de « mécréants ». Le paradis leur est alors promis. Certains se « radicalisent » par les sites internet, d’autres par la fréquentation de mosquées radicales ou de salafistes, dans le quartier ou en prison, d’autres le font tout seul.

Et c’est ma conclusion : les mesures spécifiques contre les « radicaux » (internement ou expulsion) sont nécessaires ; le renforcement des moyens de la police et de l’armée aussi.

Mais, ce qui me parait le cœur de la réponse à apporter réside dans deux catégories d’action :

a/ Passer à l’offensive contre les islamistes sans attendre le prochain attentat en les pourchassant partout où ils sont ou ils peuvent être. Fouilles d’appartement, contrôles dans les cités, présence massive de la police et même de l’armée, arrestations préventives de tout individu suspect. La peur doit changer de camp. A eux et à leurs complices communautaristes d’avoir peur. Pas à nous. A titre d’exemple une comparaison : 8000 arrestations après le putsch manqué en Turquie, zéro ou quasi zéro après Charly, après le Bataclan ou après Nice. Ça vous parait normal ? On a pourtant 10 000 individus fichés comme potentiellement dangereux ? Sommes-nous inconscients ou suicidaires ?

b/ Garder présent à l’esprit que les incivilités non sanctionnées conduisent à la délinquance et que la délinquance peut conduire in fine au terrorisme islamiste lorsque cette délinquance s’exprime sur un terreau communautariste musulman. Lutter contre la délinquance et le communautarisme est donc la meilleure manière de lutter contre le terrorisme.

Tout cela doit être conduit avec détermination. On a besoin à la tête de l’Etat d’un chef de guerre, pas d’un diseur d’oraisons funèbres spécialiste du dépôt de gerbes. De l’action « de guerre » contre les tueurs, avérés ou potentiels, et contre leurs complices. Assez de fleurs et de bougies.

Continuons à chanter la Marseillaise. Mais à condition de saisir parfaitement le sens de ses paroles : « ils viennent égorger nos fils et nos compagnes…Qu’un sang impur abreuve nos sillons ». Notre sang a assez coulé. C’est au tour des tueurs d’être tués !

Yves Barelli, 18 juillet 2016

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