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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 20:55

La victoire de l’équipe de France ce jour à Moscou et son deuxième titre de championne du monde de football, 20 ans après celui de 1998, est évidemment une bonne nouvelle. Les « bleus » ont bien joué. Les Croates aussi et je reprends à mon compte les mots du président Macron, présent au stade Lujniki de Moscou aux côtés de la présidente croate et du président Poutine : « je suis fier pour la France et je suis également très fier pour l’équipe croate ». La fraternité unissant le président français et la présidente croate et leur longue accolade faisaient plaisir à voir. C’est le sport, qui devrait toujours être un lien entre les hommes et les nations, et non un déchainement dérisoire de chauvinisme puéril et primaire, qui a gagné et c’est bien ainsi. Bravo et respect à la Croatie, nation de 5 millions d’âmes qui s’est hissée au niveau des plus grandes, bravo, bien sûr à la France (en restant modestes !), bravo à l’accueil et l’hospitalité de la Russie et la parfaite organisation de ce mondial (peut-être le meilleur de l’histoire de la compétition), bravo aussi au talent et à la correction de toutes les équipes en compétition (dont plusieurs auraient largement mérité d’êtes championnes), bravo aussi aux arbitres, impeccable (grâce, notamment au soutien vidéo), à la FIFA et à tous les publics, jamais chauvins. En deux mots : joie et respect.

Je ne veux pas commenter ici les matches et notamment le dernier. Je ne suis pas suffisamment compétent pour le faire. Je me contenterai de quelques réflexions :

1/ Pour gagner en sport, mais aussi en politique, dans une carrière professionnelle et à peu près dans toutes les circonstances de la vie, il faut une conjonction de quatre facteurs : l’organisation (celle de Didier Deschamps, l’entraineur-sélectionneur des bleus a été excellente), le talent individuel (il n’en manquait pas), la détermination (l’envie de gagner était évidente : à la base d’un travail et d’une abnégation considérables) et enfin un quatrième facteur non négligeable : la chance, la réussite.

Les trois premiers facteurs ont été présents chez les Français, mais aussi chez les Croates et, avant eux, chez les Belges et les Uruguayens. Objectivement, chacune de ces équipes aurait mérité d’être championne du monde. La France y a ajouté le quatrième facteur, la réussite. Le dire, ce n’est pas diminuer son mérite, mais le dire doit rendre modeste dans la victoire. D’une façon générale, et pas que dans le sport, ceux qui gagnent en restant humbles, mais aussi avec la manière et l’élégance, forcent le respect. Ceux qui se vantent ou gagnent par la triche (on se souvient de la « main de Dieu » de Maradona) ne méritent ni respect ni admiration. Les Français n’ont pas triché, ils n’ont pas bénéficié d’un arbitrage particulièrement favorable (pas non plus en leur défaveur, loin de là, par exemple ce pénalty à la limite qu’ils ont obtenu aujourd’hui), ils ne jouaient pas à domicile et leur supporters sur place n’étaient pas les plus nombreux. Respect donc. Ils ont mérité leur victoire, même si les Croates, excellents mais malchanceux, n’ont pas mérité leur défaite.

2/ L’aide à la vidéo pour l’arbitrage a été une excellente innovation. Cela a découragé les joueurs de feindre (s’affaler par terre dans la surface de réparation, par exemple, pour faire croire qu’on a été poussé) et cela a aidé les arbitres à prendre les bonnes décisions. Mais il reste encore une zone d’incertitude pour siffler ou non une main involontaire dans la surface de réparation : certains le font, d’autres non. Une harmonisation par une doctrine plus précise devrait, à mon sens, être recherchée.

3/ Un mot pour Didier Descamps. Il est un grand professionnel, désormais comblé : après avoir été champion du monde il y a vingt ans en tant que joueur, il l’est à nouveau en tant qu’entraineur. Il a su remettre de l’ordre dans cette équipe de France dont on se souvient du naufrage honteux en Afrique du Sud (où des petits « merdeux » grassement payés ont mis une ambiance délétère). Deschamps a maté ces « petits mecs » aux grands pieds mais aux petits cœurs et petits cerveaux. Il a réussi aussi à écarter en douceur de l’équipe de France les quelques islamistes crachant habituellement sur la France et n’utilisant notre pays et notre équipe que pour leur ambition personnelle : ces individus qui refusaient de chanter la Marseillaise sur la pelouse, une honte pour la France, ont fort heureusement disparu du paysage. Mieux valait une équipe plus faible sans eux qu’une forte avec eux. Grâce à Deschamps on a eu à la fois une équipe non polluée par la racaille mais qui, en même temps, a gagné.

4/ La Russie a organisé un mondial exceptionnel. Stades impeccables, filtrage parfait des spectateurs dont on a écarté avec succès tous les hooligans. Cette organisation a été à l’image de la Russie : ordre, discipline, abnégation des bénévoles, sérénité (tous les supporters l’ont noté) tant dans les stades que dans les villes : nul n’y était inquiété, tout le monde y était en sécurité : c’est cela la Russie, un pays où les citoyens se sentent motivés et mus par un fervent patriotisme (à l’image de cette équipe de Russie, très moyenne techniquement, mais qui s’est surpassée – ce pays n’est pas vraiment un pays de foot, c’est le hockey sur glace qui y est roi). Un pays aussi où les délinquants et les « fouteurs de merde », si nombreux en France, n’ont pas leur place. Si c’est cela le « populisme » de Poutine décrié par nos soit disant « démocrates », alors, vive le populisme !

5/ Un seul reproche pour l’organisation : ils auraient dû prévoir un auvent pour abriter joueurs et officiels lors de la cérémonie de remise de la coupe, juste après le match : ils ont tous été totalement trempés par le violent orage. Macron, avec son costume qui suintait de toute sparts semblait sortir d’une piscine et le maillot à carreaux rouge et blanc de la présidente croate en devenait presque transparent lui donnant une allure de go-go girl sexy!

6/ Au moment où sont écrites ces lignes, j’entends les klaxons et les trompètes dans mon quartier et je vois à la télévision le déferlement de la foule sur les Champs-Elysées. J’espère que nos compatriotes sauront rester dignes et que les perturbateurs habituels, dont, pour certains on ne voit pas ce qu’ils ont de Français et pourquoi ils fêtent les Bleus, seront contenus et, si nécessaire, sanctionnés.

7/ Je n’en tirerai aucune conclusion politique. On a gagné, tant mieux. On aurait pu perdre. Le sort d’un pays n’a rien à voir avec l’issue d’un match de foot. Le succès ne doit pas monter à la tête et si on avait perdu, ce ne serait pas la fin du monde (ni de la France)./.

Yves Barelli, 15 juillet 2018                                                         

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