Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 19:13

L’histoire est un éternel recommencement. Carles Puigdemont, président en exil du gouvernement catalan qui a dû fuir son pays parce que l’Espagne foule aux pieds les droits démocratiques les plus élémentaires et qui résidait depuis quatre mois en Belgique, a été arrêté ce jour en Allemagne alors qu’il rentrait en voiture de Finlande où il a donné une conférence et s’est entretenu avec des leaders politiques.

Il semble que les services secrets espagnols, qui le suivaient (le dirigeant indépendantiste ne se cachait pas), aient donné l’information aux autorités allemandes qui l’ont fait intercepter un peu après son entrée dans le pays par la police autoroutière.

La dernière fois que les Allemands ont arrêté un président catalan, c’était pendant la seconde guerre mondiale. La gestapo s’était alors emparée de Luis Companys, réfugié en France à la suite de la « guerre d’Espagne », et l’avait livré à leurs complices fascistes espagnols du sinistre France qui fit fusiller le président catalan.

L’Espagne est une soit disant démocratie qui refuse au peuple catalan le droit de se prononcer sur son avenir et l’Allemagne est, parait-il, un état de droit.

Puigdemont s’est déplacé ces dernières semaines dans plusieurs pays de l’UE (entre autres Pays-Bas, Suède, Finlande, Danemark, sans compter la Belgique où il réside. Ces pays n’ont pas touché à sa personne. Les Allemands n’ont eu ce tact, cette humanité et ce sens politique.

Oseront-t-ils le livrer aux néo-franquistes de Rajoy et de sa bande ?

En attendant, sitôt la nouvelle parvenue au pays, les Catalans sont descendus en masse dans les rues pour demander la libération  de leur président légitime mais aussi des cinq autres patriotes catalans, dirigeants de partis légaux qui mènent un combat pacifique pour la Nation catalane et qui sont emprisonnés depuis quatre mois.

L’Union européenne se comporte comme la « Sainte Alliance » du début du 19ème siècle, union de monarchies rétrogrades et répressives qui bâillonnaient les peuples d’Europe épris de liberté.

Face à la barbarie, la lutte pacifique atteint vite ses limites…

Les Catalans commencent à s’en apercevoir.

Yves Barelli, 25 mars 2018        

Partager cet article
Repost0

commentaires

Recherche