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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 15:03

Le 7 mai, je voterai Marine Le Pen sans état d’âme et dans l’enthousiasme parce que je crois en la justice, en la France, en l’Humanité, en la civilisation, pour tout dire aux valeurs, parce que j’en ai assez des donneurs de leçons prétentieux et hypocrites qui tournent le dos à ces valeurs tout en prétendant les défendre et parce que je veux que ça change dans ce pays et sur ce continent qui méritent mieux que ce qu’on leur inflige depuis des années.

Je suis déjà enclin à voter Le Pen lorsque j’entends et je regarde à longueur de journée ces soit disant journalistes, ces soit disant experts, ces soit disant humanistes, tous ces politicards qui nous assènent des vérités « révélée » (par qui ?) qui ne sont que des contre-vérités qu’ils répètent à satiété parce qu’ils pensent y trouver un intérêt matériel, de carrière ou de pouvoir ou parce que, à force de répéter ce qu’ils entendent, ils finissent par le croire. Ils nous parlent d’humanisme mais le sort des sdf et des handicapés les laissent indifférents, ils nous parlent de libertés et de droits de l’homme, surtout lorsqu’il s’agit de la liberté des délinquants de mettre en cause notre première liberté, celle de vivre en sécurité, ou encore de la liberté des puissants d’opprimer les faibles, à l’image de la « liberté » et de l’ «égalité » du renard et des poules dans un poulailler (image de « gauche » que les tristes tenants d’une « gauche-caviar », qui n’a plus rien de gauche, ont oubliée).

Les médias et le « système » auxquels ils appartiennent se comportent comme l’arbitre d’un match truqué qui siffle des hors-jeux imaginaires et accorde des pénaltys fantaisistes, toujours en faveur de la même équipe. N’êtes-vous pas choqués lorsque vous voyez les journalistes-« vedettes » (mais choisis par qui ? Nous payons pourtant tous une taxe pour avoir le droit de voir la tv ou d’écouter la radio) exprimant toute leur haine lorsqu’ils interviewent Marine Le Pen et toute leur complaisance, dictée par les actionnaires des chaines privées ou les patrons gouvernementaux des chaines de « service public » (qui sert surtout des intérêts privés) auxquelles ils appartiennent, lorsqu’ils s’entretiennent avec Emmanuel Macron ? Et tous ces « experts » qui passent leur temps à nous démontrer que le programme de Le Pen nous mènerait à la catastrophe, comme ils disaient déjà la même chose pour le « Brexit » ? Et ces « droits-de-l’hommistes » professionnels qui se bouchent le nez lorsqu’ils évoquent Marine Le Pen, « nauséabonde, bien sûr, alors qu’on ne les entend jamais critiquer Sarkozy et Hollande lorsqu’ils vendent des armes aux obscurantistes criminels d’Arabie Saoudite? Et ces propagandistes de l’ « American way of life » qui ne nous parlent jamais des millions de gens qui sillonnent la route « 66 » dans leurs voitures ou caravanes dans lesquelles ils dorment parce que les banques leur ont tout pris, et ceux qui remercient tous les jours les Américains pour nous avoir libéré en 1945 (oubliant le sacrifice des Soviétiques) en mettant en première ligne des GI noirs victimes d’un racisme quotidien et dont les images ont été soigneusement « blanchies » par la propagande de l’US Army. Pourquoi nous parlent-t-ils tout le temps de la « dictature » de Poutine, soutenu par 80% des Russes auxquels il a redonné la dignité, sans jamais, dans le même temps, dénoncer la peine de mort au Texas ? Au fait, savez-vous quel est le pays qui détient le triste record des exécutions capitales rapportées à sa population? La Chine communiste ? Vous n’y êtes pas. Il s’agit de l’Etat de Singapour, modèle d’économie de marché et ami des Etats-Unis et de Hollande. Ils vous en parlent ? Jamais. Et des décapitations courantes en place publique de Riyad ? Pas davantage. En revanche, la Syrie de Bachar-el-Assad, tous les jours.

Ne serait-ce que pour cela, parce que ces deux poids-deux mesures me révulsent, je voterai Le Pen. Une démocratie où on ne traite pas sur un pied d’égalité tous les candidats n’est plus une démocratie et la défense des droits de l’homme à géométrie variable, ce n’est plus non plus la défense des droits de l’homme, c’est de la vulgaire propagande partisane.

Mais je voterai surtout Marine Le Pen parce qu’elle dit des choses qui me plaisent. Je ne suis pas nécessairement d’accord à 100% avec tout ce qu’elle dit (mais peut-on être d’accord à 100% avec qui que ce soit lorsqu’on n’est ni un « béni-oui-oui » ni avoir des intérêts personnels à défendre et donc se ficher de l’éthique?) mais, globalement, je l’approuve.

Je n’aime pas trop parler de moi dans ce blog, mais je crois que le faire aujourd’hui peut mieux faire comprendre ma position au lecteur.

J’ai toujours été un militant de gauche. Pas par filiation, pas par suivisme, pas par mode. Mais par adhésion parce que je crois en la justice, en la solidarité et parce que l’intérêt général n’est pas à mes yeux l’addition arithmétique des intérêts particuliers. Je respecte les gens de droite de conviction (je préfère de toute façon ceux qui ont des convictions aux passe-murailles qui n’en ont pas) qui estiment qu’il faut récompenser le mérite individuel de préférence à la redistribution systématique au profit des paresseux et des incompétents. Il est parfois utile de récompenser le mérite individuel encore que je préfère une reconnaissance sociale à la simple reconnaissance pécuniaire. Mais je dis que la priorité, dans la société inégalitaire dans laquelle nous vivons, est de réduire ces inégalités, surtout lorsque ces inégalités sont dues à un patrimoine légué en héritage par des parents nantis, situation qui n’a rien à voir avec un quelconque mérite individuel, à moins que l’on considère comme « méritant » le fait d’être « bien né ».

Etre de gauche, c’est privilégier les libertés réelles aux libertés formelles, c’est estimer que seul un Etat fort, « stratège », pour reprendre le juste mot de Marine Le Pen, est nécessaire pour s’assurer que les intérêts privés ne s’imposent pas au détriment de l’intérêt général, et pour protéger les citoyens les plus faibles, donc assurer notre sécurité : sécurité tout court en réprimant la délinquance et en nous protégeant efficacement du terrorisme (ce que ne fait pas le gouvernement actuel et ne préconise pas Macron parce qu’ils ne veulent pas arrêter préventivement les islamistes radicaux les plus dangereux et ne veulent pas contrôler les frontières), sécurité sociale aussi par une meilleure répartition des fruits du capital et du travail et par la prise en charge solidaire des plus faibles, des malades, des vieux et des (vrais) chômeurs.

Un peu plus de solidarité de gauche, un peu plus de récompense du mérite de droite, le choix de société et de gouvernement relève de la démocratie. A chacun de choisir son bulletin de vote. Et à la Nation d’organiser son système démocratique. Personnellement mon idéal, je l’ai écrit dans ce blog, c’est le modèle suisse (« le système politique suisse, modèle de démocratie », 4 mars 2017) : esprit de consensus (la confrontation pour la confrontation est stupide), respect de toutes les sensibilités par la représentation à la proportionnelle, recours quasi-systématique au peuple, notamment par le référendum d’initiative populaire (proposé tant par Marine Le Pen que par Jean-Luc Mélenchon, mais rejeté par Macron et tous les représentants du « système » - pour la définition de ce terme, lisez mon article du 24 avril « 1er tour présidentielle française » - parce qu’ils sont les représentants d’une oligarchie qui se méfie du peuple, qui nous parlent sans arrêt de « démocratie » mais qui n’acceptent le verdict populaire que lorsque cela les arrange : voyez ce qu’ils ont fait avec le rejet par le peuple de la « constitution » européenne en 2005 ; ils nous l’ont imposée un peu après sans vote cette fois).

Si je me prononce pour le modèle suisse, c’est parce que je suis un démocrate. C’est pour cela que je vote Marine Le Pen.

Non, le Front National n’est pas un parti nostalgique de je ne sais quelle dictature fasciste. Messieurs de la gauche-caviar, révisez vos vieilles lunes, ne mélangez pas tout, vivez dans le monde réel au lieu de vous enfermer dans vos rêves surannés.

La vérité est que vous vous prétendez encore de gauche alors que vous avez abandonné toutes vos idées de gauche et que vous avez abdiqué en rase campagne devant le Capital-roi. Vous vouliez autrefois « changer la vie », ce beau slogan de Mitterrand en 1981, et vous défendez aujourd’hui le statuquo, vous vouliez « déclarer la guerre à la finance » mais même le mot « nationalisation » est devenu pour vous un gros-mot tabou que vous n’osez plus prononcer.

En fait, pour ne pas vous trouver tout idiot sans autre combat à mener que de défendre quelques sièges « de gauche » dans un conseil départemental face à vos désormais frères-jumeaux de droite, vous vous inventez le dernier combat à mener. Vous vous imaginez dans la France de 1930 ou dans le Chili de 1973, voire dans l’Espagne de Franco ou la Grèce des colonels et vous vous construisez votre mythe du FN fasciste et de Le Pen apprentie dictateur fasciste, raciste, xénophobe (vous ajoutez désormais islamophobe ; oubliant peut-être que les républicains espagnols se sont battus contre « los moros que nos trae Franco », chanson républicaine espagnole que vous ne connaissez même pas parce que votre combat, vous le menez dans les beaux quartiers de Paris, pas à Teruel).

J’ai de l’estime pour Jean-Luc Mélenchon sauf quand il se trompe de combat, d’époque et de lieu. Comme lui, j’ai de l’admiration pour Hugo Chavez (pas pour son successeur). Je l’ai personnellement connu. Il était le défenseur des pauvres, des exploités et humiliés, il était l’image de l’identité vénézuélienne et latino contre l’impérialisme yankee. Ses valeurs étaient celles que défend Marine Le Pen ; l’oligarchie des quartiers chics de Caracas vendue au capital étranger, c’est la même que celle dont Macron est le porte-parole.

Monsieur Mélenchon, et tous ceux qui le soutiennent, revenez aux réalités de la France de 2017, pas de celle de 1930 et voyez qui défend le prolétariat et les intérêts nationaux et qui les combat. Appeler à voter Macron, c’est une trahison de classe et un coup de poignard dans le dos des valeurs que vous dites défendre.

Et puis il y a la droite « civilisée », celle des gens sincères, pas celle qui confond cœur, raison et portefeuille. Ces gens croient en la France qu’ils placent au-dessus des intérêts d’un capitalisme mondialisé et cynique qui a perdu depuis longtemps toute notion humaine de mérite individuel.

La France, moi, j’y crois et c’est une raison supplémentaire que j’ai de voter Marine Le Pen. J’y crois, non par nationalisme primaire « bête et méchant », celui que j’ai toujours combattu. 

J'y crois parce que je pense que nous avons besoin d’identité. L’identité, ce sont des valeurs collectives forgées par l’histoire qui font que nous sommes d’ici et pas d’ailleurs, que nous vivons ensemble et que, pour vivre ensemble, il faut des valeurs communes, un patrimoine commun à défendre, ce qui est justement la définition de la « patrie ». Cette identité, c’est ce qui nous donne une confiance collective dans ce que nous sommes, confiance nécessaire pour entreprendre et il n’y a pas meilleur projet que les projets collectifs. Ceux qui croient qu’ils vont s’en tirer tout seuls se trompent.

Mon identité est multiple. Je suis Marseillais, Provençal, Occitan, Français, Européen, Méditerranéen, Terrien enfin. Ces identités ne sont pas exclusives. Elles s‘emboitent comme des poupées russes. Il n’y a pas de France forte avec une Provence faible ou, pis, sans identité et donc sans projet collectif. L’identité d’ « en-haut » se construit avec les identités d’ « en bas » (c’est l’un de mes désaccords avec Marine Le Pen. Si la France a aujourd’hui un problème d’identité, c’est parce qu’elle a négligé ses identités locales et régionales ; tant que ses valeurs, issues de la Révolution, étaient universelles, la France y a nagé comme un poisson dans l’eau. Ce n’est plus le cas).

J’ai vécu dans quinze pays différents, je manie une dizaine de langues (certaines bien, d’autre moins), dont l’anglais mais aussi l’occitan. Je me sens bien partout dans le monde et j’ai des amitiés partout, avec des gens de toutes cultures, de toutes religions ou sans religion. Mais j’ai constaté que sont davantage respectés, à commencer aux Etats-Unis, ceux qui, parce qu’ils ont une identité, donc un patrimoine culturel (langue, littérature, chanson, art, cuisine, etc), ont quelque à dire et à faire partager alors que les idiots déculturés qui pensent fraterniser avec le monde entier en partageant la « world-music » (en fait américaine) et en parlant un mauvais anglais en arpentant la 5ème Avenue de Manhattan n’ont rien à apporter. J’ai vécu trois ans à New-York : ces touristes américanisés (ou qui essaient de l’être), les Américains n’en ont rien à faire, sauf ceux qui leur vendent des statues de la Liberté en miniature ou des tee-shirts « I love NY ». Des Français, ils attendent qu’on les fasse profiter de notre civilisation bimillénaire, de notre art de vivre (c’est ce que les étrangers viennent chercher chez nous ; ils sont malheureusement le plus souvent déçus par ce qu’est devenu Paris), de notre cuisine et, si on est capable de leur chanter Edith Piaf ou Yves Montand, ils sont aux anges. Les imitateurs de Madona ne les intéressent pas.

Oui, la France a encore un capital culturel et affectif à défendre dans le monde, notamment en Afrique, dans cette francophonie que les vendus au « global-English » ont abandonnée, cette Afrique dont la France aurait plus à profiter que l’Allemagne de Merkel. Et pas seulement en Afrique : je sais par expérience combien la France de Victor Hugo et du « code Napoléon » a été populaire en Amérique latine et combien on regrette son déclin.

Je me considère comme « européen » en ce sens que je me plais à partager les valeurs communes à notre continent. J’ai vécu dans neuf pays européens, latins, germaniques, slaves et même caucasiens. Je m’honore en tant qu’héritier de Massalia, de mes ancêtres grecs et, portant mon nom, de mes ancêtres italiens. J’ai deux fils franco-espagnols et une fille franco-tchèque, tous parfaitement bilingues (et connaissant d’autres langues).

Cela me donne le droit de récuser les « engagements » prétentieux d’ « européens » en chambre qui prétendent me donner des leçons d’internationalisme apatride.

Je suis Français et Européen. C’est pourquoi je suis contre l’Union européenne, une Europe du fric, pas de la culture et de l’humanité. J’aime le vin français et la bière allemande (et tchèque, elle est encore meilleure). Je ne veux pas d’un breuvage « européen » normalisé par des bureaucrates bruxellois qui en serait un mélange et qui, en fait, aurait le goût de mauvais coca-cola. Je suis Français parce que je défens la Provence. Je suis Européen parce que je défends la France. Je ne confonds pas patriotisme (l’amour de son pays et le désir d’en faire partager les valeurs aux autres) avec le nationalisme (tout le contraire).

Et cette civilisation européenne, avec ses racines chrétiennes (moi athée, j’en suis fier), avec ses valeurs de culture et d’humanisme que l’on ne retrouve pas souvent sur les autres continents, j’y tiens. Cette civilisation est menacée par la prétention d’un islam voulant conquérir le monde pour nous imposer des « valeurs » qui ne sont pas les nôtres et qui, aussi respectables soient-elles, ne correspondent pas à l’idée de la civilisation qui est la mienne.

C’est pour cette raison aussi que je voterai Marine Le Pen dimanche prochain.

Je me félicite que l’ostracisme du système à son égard et que la haine déversée sur elle par tous les suppôts de l’oligarchie commencent à avoir moins d’effet sur les Français.

Je constate que le cercle de ceux qui la soutiennent s’élargit. Je salue le rapprochement de Nicolas Dupont-Aignan, authentique patriote, et de quelques leaders de la droite (pas encore assez nombreux, mais c’est un début ; quant à la gauche, il ne s’agit encore que d’un frémissement, mais il est perceptible) avec la candidate de la France contre l’oligarchie mondialiste.

Je suis lucide. La probabilité que Marine Le Pen soit élue le 7 mai est faible. Sa stratégie n’était sans doute pas sans faiblesses mais cela n’enlève en rien son mérite et son courage. Ses insuffisances, j’en ai déjà parlé dans ce blog et j’y reviendrai après le deuxième tour. Mais, globalement, je la soutiens.

Dans cette élection présidentielle en partie truquée par les agissements du « système », les jeux sont pipés.

Le « système » a réussi, en montant de toute pièce, les « affaires », à tuer politiquement Fillon qui, il est vrai, a largement contribué à sa perte (et en s’enfonçant un peu plus en appelant dimanche dernier à 20h05 à voter pour Macron). Il a réussi à marginaliser la gauche en soutenant Hamon dont les misérables 6% ont suffi à empêcher Mélenchon d’accéder au deuxième tour (vous avez remarqué la complaisance initiale des médias pour Mélenchon – il siphonnait les voix de Le Pen – et leur hostilité, soudain, quand ses chances n’ont plus été nulles?).

Le « système » a réussi à vendre à 24% des Français qui ont voté ce produit de pur marketing qu’est ce clone de Kennedy. Il joue maintenant sur les préventions qui existent encore chez trop de Français à l’égard de Marine Le Pen pour faire élire ce Hollande-bis que les Français ne veulent pas réellement.

L’élection de Macron sera une tragédie pour la France, une accélération de la marche au déclin entamée depuis deux décennies.

Si Marine Le Pen fait moins de 40% des voix, je serai très pessimiste pour l’avenir. Si elle dépasse 45%, tous les espoirs sont permis. Entre les deux, on verra.

En attendant, je plains ceux qui vont voter pour le candidat de l’oligarchie si eux-mêmes n’en font pas partie. Ils se préparent de bien mauvais jours pour eux et pour la France. Peut-être se réveilleront-t-ils alors. Il n’est jamais trop tard pour ouvrir les yeux. Mais plus ils attendront, plus ils laisseront notre pays s’enfoncer dans le déclin, la perte d’identité et l’insécurité. Nous ne sommes plus très loin du point de non-retour pour une France que le capitalisme mondialisé veut réduire à un simple marché peuplé de « consommateurs » ayant remplacé l’identité française, pour les uns par l’américaine, pour d’autres, par un repliement sur des communautarismes exclusifs et excluant.

Yves Barelli, 29 avril 2017

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Published by Yves Barelli - dans Politique française
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commentaires

RATUMA 29/04/2017 15:35

et l'abstention massive !!!

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