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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:49

Dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 février, un contrôle d’identité a mal tourné à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), un « jeune » nommé Théo, a subi des violences de la part de quatre fonctionnaires de police mis en examen dès le lendemain. Cette affaire très médiatisée pour laquelle seule la version de la « victime » et jamais celle de la police n’est donnée, a entrainé des incidents, d’ailleurs récurrents, dans certaines « cités ». Avec la visite du président de la république au chevet de la « victime », cette affaire prend un tournent politique. Il me parait étonnant et scandaleux que, une fois de plus, on prenne systématiquement le parti de soutenir ceux qui s’opposent à l’ordre républicain sur des parties croissantes du territoire national et de mettre en cause, sans rien savoir des circonstances exactes de l’incident, le comportement de la police nationale, pourtant harcelée et attaquée en permanence par des individus qui se comportent en insurgés latents ou actifs contre l’ordre républicain français.

Je n’ai aucune information sur ce qui s’est passé à Aulnay autre que la vidéo diffusée en boucle dans les médias qui montre les coups portés sur cet individu. Je n’exclue rien. Ni la « bavure » policière ni la légitime défense et la riposte sans doute « musclée » des fonctionnaires de police. Je me contente à ce stade de quelques remarques.

1/ Dans un contexte où une partie significative de la société et des forces politiques, à commencer par le parti socialiste, encore au pouvoir en France, ont tendance à soupçonner en permanence la police de « harceler » les populations des banlieues issues de l’immigration, la police est habituellement très prudente, à la limite même timorée, soucieuse de ne pas provoquer de réactions de type communautaire qu’elle sait ne pas pouvoir gérer dans le cadre étroit de ce que lui permet la loi en matière de riposte (voyez par exemple ces policiers de Viry-Châtillon, qui ont préféré laisser bruler leur véhicule, causant des blessures graves pour trois d’entre eux, plutôt que de faire usage de leur arme de service ; d’autres exemples ont été filmés, et les vidéos diffusées, de policiers ne réagissant pas face à des émeutiers).

J’habite moi-même une banlieue de Paris où le principal problème est en fait davantage les incivilités et la petite délinquance que le grand banditisme. Qu’est-ce que j’y vois ? Des policiers appelés par exemple parce qu’une entrée de parking est obstruée par un véhicule garé devant (cela, personnellement, m’arrive fréquemment). Je constate que, après m’avoir souvent insulté, le propriétaire du véhicule s’en prend sur le même ton aux fonctionnaires de police venus sur place et que ces policiers se font en général copieusement siffler depuis les fenêtres de l’HLM située en face. Ils en ont l’habitude ; ils ont aussi des instructions pour ne pas réagir. Ils se laissent donc insulter sans rien faire et, s’agissant des véhicules gênants, ne verbalisent jamais.

On ne peut évidemment pas exclure, pour Aulnay une bavure avec violences caractérisées et non motivées. Mais cela me semble improbable. Sur la vidéo montrée dans les médias, on ne voit que la fin de l’incident. D’après le peu de sources policières mentionnées, l’individu aurait injurié les policiers (routine) et leur aurait même porté des coups (à vérifier). Il n’est pas impossible aussi que ces fonctionnaires, après une nuit passée (l’incident aurait eu lieu au petit matin) à être la cible de malfrats, aient réagi plus que de raison.

Mon expérience personnelle m’incite à croire que, pour le moins, l’individu a provoqué les policiers.

2/ Malheureusement les « jeunes » des « quartiers » concernés ont tellement un sentiment d’impunité lorsqu’ils narguent la police, y compris avec outrage à représentant de l’autorité, ce qui est un délit prévu par le code pénal, que nombre d’entre eux trouvent « normal » de le faire. La réaction des policiers d’Aulnay a dû étonner le jeune Théo, présenté par les médias comme un « modèle » et même un saint (sera-t-il décoré de la légion d’honneur ?). Tout citoyen a le droit de se promener à quatre heures du matin n’importe où mais lorsque c’est dans la Cité des 3000, connue pour être un repère de caïds et de dealers, il n’est pas illégitime qu’il soit contrôlé par la police.

J’ajoute que cette impunité n’est pas comprise par nombre d’habitants des « quartiers » concernés. Dans le quartier où j’habite, beaucoup de résidents des logements sociaux appartiennent à des familles originaires du Maroc, pays où j’ai habité quatre ans (j’ai vécu également trois ans en Algérie il n’y a pas très longtemps). J’ai sympathisé avec quelques-uns d’entre eux qui me prennent pour un quasi compatriote lorsque j’échange avec eux quelques mots d’arabe marocain. Ils sont les premiers scandalisés devant le comportement des «jeunes », en général nés en France et qui ne savent du Maroc qu’une chose : quand ils y vont en vacances, ils ont intérêt à se « tenir à carreau » parce que, s’ils se comportaient avec la police marocaine comme ils le font avec la française, ils savent qu’ils risqueraient une condamnation lourde et que, avant de passer devant un juge, c’est d’abord aux « flics » qu’ils auraient affaire dans les sous-sols des commissariats. Leurs ainés, ici en France, ne comprennent ni le comportement des « jeunes » (mon coiffeur, marocain, me disait l’autre jour : « je les ai coiffé quand ils étaient petits et maintenant ils m’insultent à la première remarque, je ne les comprends pas ; j’ai l’impression qu’on n’est pas du même monde ») ni la passivité de notre police. Le langage que j’entends régulièrement lorsque je retourne à Alger ou à Rabat est : « comment pouvez-vous les supporter ? Ils sont la honte de l’Algérie (ou du Maroc) ? ».

J'ajoute d’ailleurs, moi qui fréquente beaucoup d’étrangers, que cet étonnement face à la passivité de la police française est également le fait de ressortissants de pays européens, même réputés les plus « démocratiques » et les plus calmes. Ils estiment que leur police est moins patiente. Quant à l’américaine, essayez ne serait-ce que de monter le ton et vous verrez ce qui vous arrive.

3/ Je livre les réflexions qui précèdent à tous ces imbéciles, « idiots utiles » ou complices de la gauche-caviar ou de la droite foie gras qui pensent qu’on pourra acheter la paix sociale ou ethnique par le laxisme, la « compréhension » et la satisfaction de toutes les revendications à base religieuse (il parait que le jeune Théo n’est pas musulman. Ouf ! Cela nous évite au moins les inepties habituelles sur l’ « islamophobie »).

La vérité est que ceux qui, dans les cités, aspirent à vivre normalement, sont terrorisés par tous ces petits caïds qui y font la loi. Ils sont face aux minorités actives qui veulent y instaurer la loi de la charia et des dealers (en général la même) et, parce qu’on ne va pas contre la famille, la communauté, l’ethnie, la religion, font corps, bon grés mal gré, avec ceux qui crachent sur la France et insultent impunément la police et tous les autres représentants de la société française (les policiers ne sont pas les seuls à subir les injures, et parfois plus : les pompiers, les médecins et les infirmiers des services d’urgence, les professeurs, les conducteurs de bus, voire même les postiers et les employés de la CAF). Qui protège ceux qui sont agressés ? Pas grand-monde parce que les hiérarchies ne veulent pas de « vagues ». Que fait-on contre les délinquants ? A peu près rien. Que risquent-ils ? Un « rappel à la loi » et, en général, les policiers retrouvent les mêmes le lendemain, et cela jusqu’à dix fois de suite.

Ceux qui pensent qu’en ne faisant rien, on aura la paix se trompent. C’est le contraire qui se produit. Moins on fait, plus ils se croient tout permis et ce sont ceux qui sont honnêtes qui sont obligés de se cacher. Comme, par exemple, ceux qui viennent me parler dans mon quartier. Parler à un « roumi » mécréant, à un « Gaulois », ça se fait pas, c’est « haram » (interdit).

Ceux qui pensent qu’en ne faisant rien, c’est la solution, sont des criminels et en premier lieu des criminels contre les gens issus de l’immigration qui voudraient vivre normalement. Ils ne le peuvent plus à la fois parce qu’ils subissent la loi du milieu et parce que, nous Français, serons de plus en plus tentés de faire l’amalgame et d’ « ostraciser » en bloc tous ceux qui sont issus de l’immigration. La faiblesse dans une classe d’école est de tolérer les perturbateurs qui rapidement imposent leur loi à tel point qu’ensuite une punition collective trouve sa légitimité. C’est la même chose dans les cités.

4/ Si on veut rétablir la loi de la république dans les « quartiers », comme on dit (c’est-à-dire dans les zones peuplées de gens issus de l’immigration, les quartiers « maghrébins » pour être plus clair, ceux, d’ailleurs, où les Noirs sont les premières victimes du racisme, pas le nôtre, le leur) il n’y a que trois mesures à prendre : la fermeté, encore la fermeté et toujours la fermeté.

La guerre contre le terrorisme islamiste, proclamée par le président de la république (qui d’ailleurs évite le qualificatif « islamiste », laissant peut-être croire qu’il vient de la planète Mars), doit s’accompagner de la guerre contre la délinquance et celle contre le communautarisme, trois faces d’une même réalité.

Si on veut gagner cette guerre, il faut des mesures radicales. En simplifiant, je dirais ceci : 10 000 fichés S à mettre en prison (jusqu’à la fin de la guerre), 100 000 expulsion de gens qui refusent la société française (s’ils veulent vivre comme en Arabie saoudite, qu’ils y aillent), tolérance zéro envers la délinquance et je fais le pari qu’ensuite, les « cités » se tiendront tranquilles et que les gens qui, aujourd’hui, viennent me parler en catimini, respireront, que les jeunes filles n’auront plus peur de sortir en jupe et que ceux qui sont réfractaires au jeûne du ramadan pourront enfin profiter de notre société laïque.

5/ Trainer dans la boue la police alors que nous sommes en guerre, c’est prendre le parti de l’ennemi. C’est une trahison et c’est, surtout, une injustice contre les fonctionnaires de police qui font un travail ingrat.

6/ J’estime qu’une loi devrait être passée pour mieux protéger nos policiers. Au sein de la police, comme de tous les corps de fonctionnaires, il existe des procédures disciplinaires prévues pour sanctionner les mauvais comportements. Plusieurs centaines de fonctionnaires sont ainsi sanctionnés chaque année. Le grand public ne le sait pas mais les fonctionnaires le savent très bien. Certains sont révoqués de la fonction publique.

Ayant agi dans l’exercice de leurs fonctions, j’estime qu’ils doivent être soustraits aux actions en justice. Nombre d’affaires sont ainsi portées devant les tribunaux, le nom des policiers est divulgué dans la presse et lorsqu’ils sont relaxés, ce qui est le cas le plus fréquent, leur honneur est durablement sali. Voyez par exemple le cas de ces jeunes délinquants qui s’étaient électrocutés seuls en 2005 à Clichy-sous-Bois. Les policiers ont été trainés en justice par les familles, encouragées par des gens peu désintéressés. Cela a duré des années et les policiers sont ressortis blanchis mais durablement « cassés ». Cela est inadmissible.

7/ La visite du président de la république au jeune Théo est scandaleuse. Quel signal donne-t-on ? Qu’un flic est à priori suspect et que ceux qui sont en face d’eux sont à priori innocents ? Dans cette lignée, le préfet de police en personne (c’est un très haut fonctionnaire) a reçu une délégation de cinq « mères de famille » de la cité des 3000. Et puis quoi encore et qui encore ? Et les médias qui nous parlent de « médiateurs », de « grands frères ». Mais où est-on ? Dans la société médiévale d’une oasis de la péninsule arabique ou en Europe ?

Et lorsqu’un président de la république semble condamner, en tout cas moralement, des policiers alors que l’enquête en cours n’a pas encore rendu des conclusions et qu’ils n’ont évidemment pas été jugés, où est-on ? Dans la France du 13ème siècle avec Saint-Louis jugeant sous un chêne ? Moi, je suis attaché à l’état de droit et Saint-Louis, despote bien peu éclairé qui participa au génocide contre les Cathares, qui instaura l’Inquisition et qui tua l’Occitanie, n’est pas mon modèle. Et Hollande encore moins.

8/ Une dernière remarque. Il faut toujours observer attentivement les images qu’on voit à la télévision. Hier, il y en a deux qui m’ont frappé. La première est celle de l’avocat de la famille de Théo, maitre Eric Dupont-Moretti. C’est un « ténor » du barreau. Il travaille peut-être bénévolement par sympathie pour la « victime ». Il est plus probable que ses honoraires soient en proportion avec sa notoriété, et donc son efficacité.

Deuxième chose : dans la « marche blanche » « spontanée » qui a eu lieu dans la cité des 3000, j’ai noté la présence de banderoles qui, elles, n’étaient pas spontanées. Larges, bien taillées, avec de grandes inscriptions tout à fait pro. Et la plupart des participants portant des tee-shirts imprimés « Théo », « justice ». Etc. Tour ça fait en deux jours. Remarquable. Bravo. Ces « mères de famille » reçues par le préfet de police sont vraiment bien organisées !

Qui est derrière ces manifestations « spontanées » de « citoyens en colère » ? Dans une cité où il y a parait-il 70 points de vente de drogue, on peut imaginer qui. Et tous nos « bobos » qui n’ont jamais mis les pieds dans une cité, qui n’ont peut-être jamais parlé de leur vie avec une personne issue de l’immigration, si ce n’est leur femme de ménage ou leur nounou pour leur donner leurs ordres, feraient bien de s’informer un peu plus avant de parler.

Et en attendant, je leur interdis de me traiter de « facho », de « raciste », d’islamophobe » et autres stupidités, comme ils le font, aussi spontanément que les porteurs de banderoles pro d’Alnay se sont mis en route, quand il s’agit de dénoncer les « populistes ».

Qu’ils lisent aussi le roman de Huellebecq « soumission ». Tout y est dit.

Eux ne savent pas de quoi ils parlent. J’ai la conviction que j’en sais un peu plus qu’eux. Et ceux qui croient que j’ai tort, parlons-en !

Décidément ce gouvernement « socialiste » (qui n’a vraiment plus rien de socialiste) fera honte à la France jusqu’au bout.

Je ne sais qui le remplacera. Mais, ça ne peut pas être pire. Nous serons nombreux à en tenir compte en avril et mai prochains lorsqu’il s’agira de désigner le nouveau président de la république.

Yves Barelli, 8 février 2017

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Le pédagogue 12/02/2017 18:10

Le pédagogue :

Le 2 novembre 2017, lors d’un contrôle d’identité à Aulnay-sous-Bois, Théodore dit Théo, un jeune Français originaire d’Afrique, issu du processus migratoire, a été victime, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’opérations, d’un chapelet d’injures, où le mot « bamboula » est toujours servi lorsqu’il s’agit d’un noir.
Les crachats et les coups ont suivi, puis un policier lui a introduit la matraque dans l’anus, avant de l’embarquer au commissariat.
Son état a nécessité une hospitalisation d’urgence, et une intervention chirurgicale.
Le 9 février, durant l’émission télévisuelle « C à vous », un policier syndicaliste, invité à blablater sur ce qui est arrivé, a trouvé que « bamboula » est une insulte qui reste à peu près convenable.
Ce terme qui renvoie à une danse de noirs d’Afrique, au rythme du bamboula (tambour), est en bonne place dans le lexique des injures de la métropole contre des populations des colonies.
Il est utilisé pour humilier les noirs d’Afrique, les traiter d’inférieurs, d’incapables, de rebuts de l’humanité, d’ennemis de la civilisation.

Le pédagogue 12/02/2017 18:09

Le pédagogue :

Le 2 novembre 2017, lors d’un contrôle d’identité à Aulnay-sous-Bois, Théodore dit Théo, un jeune Français originaire d’Afrique, issu du processus migratoire, a été victime, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’opérations, d’un chapelet d’injures, où le mot « bamboula » est toujours servi lorsqu’il s’agit d’un noir.
Les crachats et les coups ont suivi, puis un policier lui a introduit la matraque dans l’anus, avant de l’embarquer au commissariat.
Son état a nécessité une hospitalisation d’urgence, et une intervention chirurgicale.
Le 9 février, durant l’émission télévisuelle « C à vous », un policier syndicaliste, invité à blablater sur ce qui est arrivé, a trouvé que « bamboula » est une insulte qui reste à peu près convenable.
Ce terme qui renvoie à une danse de noirs d’Afrique, au rythme du bamboula (tambour), est en bonne place dans le lexique des injures de la métropole contre des populations des colonies.
Il est utilisé pour humilier les noirs d’Afrique, les traiter d’inférieurs, d’incapables, de rebuts de l’humanité, d’ennemis de la civilisation.

ratuma 08/02/2017 18:36

wait and see - dans mon immeuble - pas situé en banlieue, ils ont mis le feu - un gros caid de la drogue- et après une course poursuite dans la ville, deux policiers ont été blessés

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