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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 12:14

La libération d’Alep par l’armée syrienne avec le soutien décisif de la Russie est la meilleure nouvelle de cette fin d’année. Elle constitue une étape sans doute capitale vers l’éradication des barbares islamistes dans ce pays martyr victime de la subversion imbécile autant que criminelle par une idéologie politico-religieuse armée, financée et encouragée par l’obscurantisme wahhabite et l’impérialisme occidental. Au moment où le terrorisme islamiste frappe à nouveau au cœur de l’Europe, il serait temps que nos dirigeants et nos médias sortent de leur aveuglement et réalisent enfin qui sont nos amis et qui sont nos ennemis. A cet égard, l’acharnement de celui qui est encore pour quatre mois le président de la France à persévérer dans l’erreur et la faute criminelle est particulièrement lamentable et condamnable. Cette victoire d’Alep est en tout cas, à la veille de Noël, un grand réconfort pour les chrétiens de Syrie et d’Orient qui ont toujours soutenu le pouvoir légal, légitime et laïque de la Syrie et qui remercient la Russie de Poutine à la fois de les aider et de sauver l’honneur d’un monde occidental qui, à force de complaisance envers une religion d’essence étrangère et totalitaire, en est venu à oublier ses racines chrétiennes et ses valeurs démocratiques.

1/ Alep, deuxième ville de Syrie, est enfin libérée. Le drapeau syrien flotte à nouveau sur sa citadelle. L’obscurantisme islamiste affilié à Al Qaida, frère jumeau de « Daesh » que Hollande et la plupart des médias français et occidentaux s’obstinent à qualifier de « démocrates modérés » (on croit rêver !), a perdu la partie.

2/ Le « désastre » humanitaire que prédisaient les médias n’a pas eu lieu. Depuis des mois, on nous rebattait les oreilles avec les « 300 000 » pauvres habitants d’Alep, victimes de la faim, du froid et des pénuries (sauf apparemment de l’électricité et du signal internet puisque les activistes islamistes déguisés en braves « pères de famille » ont pu continuer à donner leurs « témoignages » par vidéo « gobés » sans aucun esprit critique par nos médias qui les rediffusaient en boucle : pour ces médias, les reportages des télévisions syrienne et russe étaient évidemment de la « propagande » tandis que les élucubrations mensongères des barbares islamistes étaient des « témoignages » !) et « massacrés » par les bombes « criminelles » des avions de Poutine (à Mossoul, les « frappes » occidentales ne font aucune victime « collatérale », c’est bien connu ; on nous disait déjà la même chose pendant la guerre du Vietnam, le bombardement de Belgrade et les multiples attaques contre l’Irak, la Libye et ailleurs ; c’était aussi le langage tenu à nos parents ou grands-parents en 1945 : pourtant, plusieurs centaines de victimes civiles, rien qu’à Marseille ; seules les frappes russes seraient « aveugles » et « criminelles » ; de qui se moque-t-on ?).

Par miracle, ces 300 000 civils n’étaient plus que « 100 000 », puis « 50 000 » il y a encore une semaine et il s’avère que quelques dizaines d’autobus ont suffi pour évacuer les derniers, y compris les combattants islamistes. Aucun massacre d’ampleur, aucun mort de faim. Ce n’est pas Poutine qui le dit mais les « observateurs » de l’ONU.

A force de raconter à longueur de journée des contrevérités et de faire de la désinformation systématique, nos dirigeants et nos médias prennent le risque de perdre toute crédibilité. Il est vrai que ces mêmes dirigeants et médias prédisaient déjà l’effondrement de l’euro si la gauche gagnait en Grèce, le naufrage britannique si le Brexit l’emportait et celui des Etats-Unis si ces « idiots » d’Américains choisissaient le « populiste » Trump plutôt que la « démocrate raisonnable» Clinton. A n’en pas douter, ils vont renouveler leur message avec l’élection française et le « danger » Le Pen.

Aux Etats-Unis, les grands médias, qui avaient soutenu à 95% Clinton, se sont excusés de ne rien avoir vu venir. J’attends que France-info chez nous fasse de même à la suite de tous leurs soit disant « reportages » et commentaires haineux (envers Bachar-el-Assad et Poutine). Je sens que je pourrai attendre longtemps (sans doute quelques mois en espérant que le prochain président français remette de l’ordre dans la rédaction d’une radio soit disant de « service public » devenue officine de basse propagande).

3/ Je n’ai pas encore compris quel jeu joue Hollande et son inexistant ministre des affaires étrangères. Depuis cinq ans, la politique étrangère de la France (pire encore que la catastrophique sarkozienne) est non seulement unilatérale dans le soutien sans faille à tout ce qu’il y a de plus réactionnaire et obscurantiste dans le monde, mais elle est incompréhensible. Qu’avons-nous gagné à être les plus antirusses, les plus anti iraniens et les plus anti-syriens ? La vente de quelques « Rafale » aux monarchies wahhabites, qui interdisent aux femmes de conduire une voiture et décapitent en masse en place publique de Ryad, et des frégates Mistral, déjà payées par la Russie, et refilées à l’Egypte sur financement saoudien ? Dérisoire dans l’absolu et plus encore eu égard aux contrats perdus avec la Russie. Mais surtout criminel. Hollande termine son mandat calamiteux en donnant de la France l’image d’un pays plus wahhabite que les pires wahhabites (eux, au moins, ainsi qu’Erdoğan, ont commencé, réalistes qu’ils sont, à infléchir leur politique en Syrie ; pas Hollande). Le prochain président français aura beaucoup à faire pour redonner à une France amoindrie et déconsidérée une place davantage en rapport avec son rang, son histoire et ses valeurs. Quel qu’il soit, on peut au moins penser que, quelle que soit la nouvelle politique, elle ne pourra pas être pire que l’actuelle.

4/ Mais laissons Hollande aux prochaines oubliettes de l’histoire dans lesquelles il va tomber. Désormais sans aucun intérêt ni importance.

Voyons plutôt quelle est la situation du monde :

a/ La Syrie, après avoir reconquis sa région nord va enfin pouvoir mener le combat dans l’est et reprendre Raqqa. Le gouvernement de Damas a désormais les mains libres. Il est conforté à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur. Après avoir tenté de le renverser, les pouvoirs wahhabites et turc, aussi menacés par Daesh que les autres, font désormais avec Bachar. Que ce dernier ait commis des crimes, nul ne le nie (mais nos « amis » saoudiens, qui bombardent Sanaa et qui tuent en Arabie saoudite même, n’en commettent-ils pas ?). On ne choisit pas ses interlocuteurs. On parle avec ceux qui sont en face de nous. C’est le b-a-ba de la diplomatie. De Villepin, Fillon et Le Pen le disent, et ils ont raison de le dire. Or, objectivement, les intérêts et les objectifs de Bachar et de Poutine sont les mêmes que les nôtres : se protéger de la subversion islamiste et mener une guerre sans merci contre elle. Ce n’est pas Poutine ou Bachar qui tuent au bataclan ou sur le Kurfürstendam. Ce sont les fous criminels qui se battent pour un islam conquérant et qui rêvent de soumettre le monde entier à la charia. Tirons-en enfin les conséquences. La Syrie et la Russie sont nos amies et nos alliées. Que cela plaise ou non c’est ainsi. Ceux qui les combattent sont les complices objectifs des égorgeurs.

b/ La Russie est redevenue maitresse du jeu mondial. Pas seulement en Syrie. Il serait temps que les Européens fassent avec et rétablissent le dialogue avec Poutine.

Il est vrai que, habitués à être les caniches serviles de l’impérialisme américain, ils vont probablement être contraints de s’adapter à la nouvelle situation qui résulte de l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Le personnage est certes plutôt imprévisible. Les anges ne vont pas remplacer subitement par miracle les démons de Washington. Il y a des intérêts géostratégiques américains que la seule élection d’un président antisystème n’est pas de nature à changer fondamentalement. Mais on peut au moins s’attendre à une inflexion de la politique américaine vis-à-vis de Moscou. La Russie, nouvel allié des Etats-Unis ? Peut-être. En tout cas, partenaire jusqu’à un certain point et désormais plus considérée comme l’ « ennemi » ? Probablement. Et les prétentieux qui ont l’apparence des pouvoirs dans l’Union européenne rentreront certainement dans le rang.

c/ Ils le feront d’autant plus facilement que la plupart des pouvoirs sont menacés dans cette Union européenne à la veille de s’effondrer en tant que système. A Vienne, le coup est passé tout près. A Rome, le fidèle serviteur des maitres bruxellois a été « remercié ». Les Anglais, les seuls vraiment lucides, quittent le bateau européen avant qu’il ne coule (et en matière de navigation, les Anglais ont dix siècles d’expérience). La chancelière Merkel, avec sa politique criminelle d’ouverture à l’islam conquérant, est en train de récolter ce qu’elle a semé : la fin de la tranquillité d’une société qui était autrefois sereine. Les Allemands de base sont parfois un peu lents à réagir, mais ils commencent à comprendre. En France, la victoire de Marine Le Pen continue à être peu probable, mais désormais cette possibilité n’est plus totalement exclue par les observateurs lucides (il y en a quelques-uns) et honnêtes (il y en a encore moins, mais en tendant l’oreille, on entend parfois leurs voix quand, sans doute par inadvertance, nos média les laissent passer). S’agissant de la politique étrangère (je ne parle pas de son programme économique et social : catastrophique), si Fillon est le prochain président, on peut s’attendre à quelques progrès, notamment sur la Syrie et vis-à-vis de Poutine. Ce sera déjà pas mal.

d/ En replaçant Alep et la Syrie dans le contexte global, il ne faut pas perdre de vue que ceux qui sont attachés à la démocratie, à l’humanisme et à la justice, en un mot à la civilisation et aux valeurs qui vont avec, doivent avoir deux ennemis :

- le système capitaliste mondialisé est le premier. Il est non seulement celui de l’exploitation de l’homme par l’homme, mais il porte aussi en germes en lui les plus grands dangers pour le monde (les experts lucides et non payés par les banques prédisent une crise économique plus grave encore que celle de 2008, dont nous ne sommes pas encore sortis), pour ses habitants et pour la nature elle-même (on essaie de culpabiliser les citoyens mais le principal responsable de la pollution et du réchauffement climatique est le système). Tout ce qui peut aller contre ce système est positif. Trump n’est sans doute pas la panacée, mais il est « moins pire » que Clinton, complètement inféodée à ce système immoral et dangereux. L’Union européenne est le relai de ce système sur notre continent. Il faut en finir avec cette calamité. Nos pays doivent reprendre leur souveraineté et établir une nouvelle coopération continentale entre pays souverains sans passer par l’intermédiaire d’un pouvoir supranational au service des intérêts financiers contre les peuples.

- l’islam conquérant est notre deuxième ennemi. Il veut nous imposer un système totalitaire qui constitue, là où il est place, la négation de toutes les valeurs fondamentales de l’humanité. Ce système islamo-fasciste a la complicité en Europe des « idiots utiles » qui confondent ouverture et accueil de l’autre avec complaisance envers une religion étrangère à nos valeurs et fondamentalement mauvaise (au moins dans sa conception majoritaire actuelle : dans le passé l’islam a pu être facteur de progrès et de tolérance ; ce n’est pas le cas aujourd’hui. Et demain ? Attendons, mais quand on a en face un chien enragé, on n’attend pas sa problématique guérison, on s’en défend) et des capitalistes qui trouvent un intérêt à la promotion de la soit disant « diversité culturelle » (pour faire court, quand Merkel fait venir un million de musulmans qui vont consommer et acheter grâce aux subventions versées par l’Etat et financées par les impôts des classes moyennes, c’est tout bénéfice pour les capitalistes ; idem en France avec les généreuses aides « sociales » versées à des gens qui ne travaillent pas et qui, dans le même temps, crachent sur la France).

Défendre la souveraineté de la France et mener une lutte sans merci contre l’islam conquérant : voilà les deux priorités à l’aune desquelles je jugerai les programmes des candidats à la présidentielle de 2017.

En attendant joyeux Noël à tous. Et si vous souhaitez pouvoir encore célébrer cette fête de l’amour, de la justice et de l’espoir d’un monde meilleur qui naquit en même temps qu’un enfant né au fond d’une pauvre étable sous les auspices d’une étoile nouvelle, prenez vos responsabilités. La tolérance et le pacifisme face à la barbarie menaçante est la mauvaise option. La lutte résolue la bonne.

Et que vive Alep reconstruite et pacifiée. L’étable où se produisit le miracle de Noël n’en est pas très loin.

Yves Barelli, 23 décembre 2016

 

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Published by Yves Barelli - dans Relations internationales
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commentaires

ratuma 27/12/2016 15:33

mais la RUSSIE est dans la peine et nous également - espérons quand même - malgré tout, BONNE ANNEE à tous - et à vous - pour 2017 et continuez à nous informer

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