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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 01:40

Que restera-t-il du double mandat de Barack Obama à la Maison Blanche ? En fait pas grand-chose. Sans doute un sauvetage de l’industrie américaine après la crise de 2008. Ce n’est pas si mal. Mais au prix d’un abandon de millions d’Américains qui ont tout perdu après l’effondrement de leurs fonds de pensions. Le premier Noir président des Etats-Unis ? Mais le sort des afro-américains n’a pas évolué d’un iota. Le désengagement américain au Proche-Orient ? En apparence seulement. En fait, l’intensification de la subversion en Syrie avec une aide honteuse aux « djihadistes » soit disant « modérés ». Et en Ukraine ? La subversion antirusse la plus stérile. Et pour terminer, l’attitude d’un mauvais joueur après la victoire de Donald Trump. Pendant ce temps, Vladimir Poutine montre le visage de la sagesse et de l’efficacité dans la recherche de la paix en Syrie et ailleurs. Non, la fin de mandat d’Obama n’est pas glorieuse. Il est temps que celui, piètre défenseur d’un système essoufflé, qui avait suscité l’espoir de beaucoup de naïfs, s’en aille. L’Amérique et le monde méritent mieux.

1/ En expulsant 35 diplomates russes de Washington, Obama se ridiculise. L’ambassade russe aux Etats-Unis comporte, comme toutes les ambassades de tous les grands pays dans le monde, une section tout à fait légale d’agents du renseignement titulaires de passeports diplomatiques et sous couverture de fonctions d’attachés militaires adjoints et de ses collaborateurs. S’ils partent effectivement (ce n’est pas sûr compte tenu du peu de temps que l’administration américaine actuelle dispose encore), ils seront remplacés par d’autres et tout continuera comme avant dans la machine bien huilée de la diplomatie et du renseignement. Obama, paralysé par un Congrès hostile fait ainsi la preuve de sa frustration et, pour finir, de ses piètres qualités humaines et politiques.

A ce geste irresponsable, Poutine répond en disant qu’il ne va pas s’abaisser à une telle palinodie. Il n’expulse personne (il y a au moins autant d’espions américains à Moscou que de russes à Washington !). Il invite au contraire les diplomates américains à participer à la fête de fin d’année au Kremlin.

Donald Trump a salué le geste de Poutine. « Bien joué », a-t-il commenté.

2/ L’homme de l’année aura été Vladimir Poutine.

Il a réussi un parcours sans faute sur le dossier syrien, mais aussi sur l’ukrainien. Il termine l’année en libérant Alep, en appui à l’armée syrienne, sans le « désastre humanitaire » que prédisait une propagande imbécile au service d’une politique masochiste (qu’ont à gagner les Occidentaux à soutenir les pires terroristes islamistes alors qu’ils sont eux-mêmes victimes des tueurs d’obédience de « Daesh », d’Al Qaida ou d’autres fanatiques, catalogués comme « radicaux », « modérés », « démocrates » et tout ce que vous voulez, ou ne voulez pas, mais qui tous veulent nous imposer la charia en tuant du « roumi » et du « mécréant » ?). Mieux que cela, Poutine a réussi à obtenir un cessez-le feu et s’apprête à réunir au Kazakhstan une conférence de paix en Syrie sous les auspices de la Russie, de l’Iran et de la Turquie.

Pendant ce temps, Obama, Hollande et d’autres « has been » continuent de gesticuler dans le vide et poursuivent leur collusion avec les pires islamistes wahhabites de Ryad et de Doha.

Sur l’Ukraine, la gestion d’Obama aura été aussi lamentable que sur la Syrie. L’OTAN continue d’être un facteur de guerre au service d’un impérialisme qui ne sait même plus où il va.

3/ On ne sait ce que sera l’administration de Trump. Sans doute les signaux émis par le futur locataire de la Maison Blanche ne sont-ils pas très clairs et pas tous positifs. On peut toutefois espérer au moins un début de réchauffement des relations avec Moscou. Ce n’est déjà pas si mal.

4/ Dans le même temps, les espoirs de changement se multiplient en Europe. Le « Brexit » britannique sonne comme le début positif d’un processus menant à la fin de cette Union européenne, prison des peuples du continent. Fillon ou Le Pen, la politique étrangère de la France devrait être meilleure et, en Allemagne, il est réjouissant de constater que Merkel, à la politique si néfaste pour l’Allemagne et l’Europe, est de plus en plus contestée.

5/ On ne sait ce que sera 2017. Le pire est toujours possible. Mais le ciel semble toutefois en voie de s’éclaircir. On ne peut que s’en réjouir.

Adieu Obama, Hollande, Sarkozy, Juppé et quelques autres défenseurs du système capitaliste impérialiste mondialisé. On ne vous regrettera pas.

Quant à nous, citoyens « ordinaires » victimes de ce système immonde, souhaitons-nous un meilleur système, un système qui libère au lieu d’asservir, un système qui promeut la justice au lieu de favoriser les parasites.

Bonne et heureuse année 2017 ! Collectivement et personnellement pour chacun d’entre nous.

Yves Barelli, 31 décembre 2016

 

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Published by Yves Barelli - dans Relations internationales
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commentaires

ratuma 03/01/2017 14:23

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2017/01/03/prix-nobel-du-pet/

Pauvre Barry Soetero - encore un leurre

Bonne Année à vous également - espérons le grand réveil pour la terre entière
B

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