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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:05

L’agression d’une voiture de police par des criminels le 8 octobre à Viry-Châtillon, commune de la grande couronne de Paris, est particulièrement grave. Des individus d’une cité « difficile » voisine ont mis le feu volontairement au véhicule et ont empêché les policiers d’en sortir. Deux sont grièvement blessé et un, brûlé à 30%, est aujourd’hui entre la vie et la mort. Les fonctionnaires de police étaient en faction statique et ont été sciemment agressés avec l’intention de donner la mort. Les criminels sont en fuite.

Cette agression est loin d’être isolée mais c’est celle de trop. Nous avons tous vu ces derniers temps à la télévision ces voitures incendiées et ces policiers roués de coups se contentant de les esquiver. Ces images, abondamment diffusées par les médias à l’étranger, contribuent à accréditer l’idée, hélas juste, que le pouvoir français a perdu le contrôle de son territoire et que la France est devenue un pays dangereux, ce qui décourage nombre de touristes d’y venir (la fréquentation hôtelière à Paris est en chute libre).

Le terrorisme touche de façon spectaculaire la France depuis deux ans. Mais la délinquance ordinaire, en général moins visible, la frappe au quotidien de manière croissante. Le terrorisme et la délinquance sont certes des phénomènes distincts, mais ils sont plus liés que ce qu’il y parait au premier abord et sont eux-mêmes deux faces visibles d’un phénomène qui gangrène désormais la société française : le communautarisme, essentiellement maghrébin et musulman. Tant qu’on n’acceptera pas en haut lieu et dans la société française de reconnaitre ce lien, tant qu’on ne réalisera pas qu’il faut y faire face en rompant avec le laxisme dont bénéficient les délinquants depuis des années, tant qu’on n’aura pas le courage de désigner clairement les origines ethniques et l’ « appartenance » communautaire des individus concernés, on n’aura aucune chance d’éradiquer le phénomène, quand bien même renforcerait-on les effectifs de police, aujourd’hui notoirement insuffisants. Pour trouver une solution à un problème, il faut déjà l’énoncer. C’est le b-a-ba des mathématiques. Ce devrait l’être de notre société malade.

1/ Ceux qui se sont attaqués aux policiers samedi sont certainement des trafiquants de drogue, gênés dans leur activité par la caméra de surveillance placée à la sortie d’une « cité difficile » (à l’intérieur, on n’essaie même pas d’en mettre ; elles ne tiendraient pas deux heures) et qui était « protégée » par la voiture en faction car la caméra avait été endommagée plusieurs fois.

J’entends sur les radios quelques « bonnes âmes » qui tiennent le langage du « politiquement correct » selon lequel les trafiquants et les délinquants ne seraient qu’une minorité et selon lequel les habitants des « quartiers » (en France, on ne parle depuis de nombreuses années que par euphémismes : un « quartier » est en fait un territoire où les Maghrébins sont nombreux, souvent en majorité absolue, et un « jeune » est un délinquant maghrébin ou black ; seuls les « gens du voyage » sont parfois désignés en tant que « tsiganes » ou « roms ») en seraient les premières victimes.

Cela, hélas, est une vue de l’esprit qui ne correspond pas à la réalité. Il y a certes des habitants de ces territoires qui sont honnêtes, qui n’ont rien à voir avec les trafiquants, qui ont peur, et qui ne demanderaient pas mieux qu’on les délivre des voyous. Il y a aussi des personnes d’origine maghrébine qui sont des gens normaux (j’en connais quelques-uns), qui travaillent et qui n’ont rien à voir ni avec la délinquance ni avec le communautarisme ethnico-religieux. Ceux-là, en général, ont fui les cités HLM et sont allés vivre ailleurs quand ils en ont les moyens ; ils l’ont souvent fait pour leurs enfants, car un « jeune » qui vit dans un « quartier » a une forte probabilité d’y subir la loi du milieu (qui n’est plus, depuis longtemps, celle de la République) et même d’y adhérer. Tous ne deviennent pas « djihadistes » mais ils ont le plus souvent de la sympathie pour eux et, corolaire, de l’antipathie et parfois de la haine pour la société française « mécréante ».

Pour la majorité de la population des « quartiers », l’appartenance « communautaire » est la plus forte. Non seulement le lien avec le pays d’origine n’a pas été rompu (ce n’est pas en soi un problème, sauf quand cela entraine le sentiment qu’on n’est français que pour les « papiers » et les « allocs »), mais il est de plus en plus prégnant et l’islam y est devenu la loi, avec son jeûne du ramadan (il y a encore trente ans peu observé), sa nourriture « hallal », ses femmes voilées et même ses hommes, de plus en plus barbus et, pour certains, accoutrés comme l’étaient les compagnons du prophète dans l’Arabie du 7ème siècle. Chez les jeunes, on parle de plus en plus arabe (bien plus que dans la génération précédente), et cet arabe est de moins en moins maghrébin et de plus en plus moyen-oriental (à titre d’exemple, on ne dit plus « sbah el kheir », bonjour, mais « salam ou aleikoum »). Cela traduit une volonté de se différencier des « Français » et cela dénote l’influence à la fois de la religion et des télévisions par satellite (certains ne regardent plus qu’elles ; ils vivent sur le territoire français, mais leur esprit est ailleurs). Chez les femmes qui restent à la maison, la connaissance du français tend à reculer. Des associations de parents d’élèves commencent à s’adresser à elles en arabe pour les inciter à voter pour les instances représentatives, ce qui est le plus sûr moyen de les confiner dans leur isolement - ; si ça continue, on tiendra les réunions de parents d’élèves avec traduction simultanée ! Il ne manque que les publicités en arabe dans le métro parisien, à l’image de celles en espagnol du métro new-yorkais : pour les capitalistes, peu importe le support, l’important est de vendre. Idem pour les rayons « hallal » des supermarchés. Madame Valaud-Belkacem, ministre « française » de l’éducation nationale (qui se comporte de plus en plus en marocaine) est dans cette logique en voulant introduire des cours de la « langue d’origine » (l’arabe, dont on se demande si, dans son esprit, il s’agit de l’arabe maghrébin ou du classique, plus en rapport avec le coran). A quand, un discours en arabe de la ministre pour s’adresser à ses coreligionnaires le jour de la rentrée scolaire?

Ce communautarisme est inquiétant en soi car il est contraire à nos traditions, au principe républicain d’égalité et il porte gravement atteinte à l’identité nationale.

Mais il a une conséquence supplémentaire. Il entraine un comportement de solidarité passive et parfois active entre personnes de même origine qui se traduit par un phénomène généralisé d’omerta : les délinquants, et même les terroristes, sont comme un poisson dans l’eau au sein de leur « communauté ». On ne les dénonce pas et les solidarités familiales jouent à plein pour protéger même les « mauvais » éléments. Il entraine aussi un phénomène de relativité : voler ou frapper un « roumi », c’est peut-être pas très bien (pour certains, ça l’est), mais ce n’est pas aussi grave que de frapper un musulman, et lorsque la police pénètre dans la « cité », elle y est vue comme un corps étranger : entre un « flic » et un « jeune » de la cité qui a fait une « bêtise », la réaction normale des habitants de la « cité » est de prendre le parti du « jeune » contre le « flic ».

Il y a en réalité un rapport structurel évident entre incivilités (on commence par là : stationnement sauvage gênant, immondices par terre, dégradation des biens, non-respect des enseignants, injures aux représentants, quels qu’ils soient, de l’ordre républicain et de la société), délinquance, banditisme, trafic de drogue (auxquels beaucoup d’habitants des « cités » sont associés d’une façon ou d’une autre : cache de marchandise en appartements ou caves, « chouf » des adolescents), prosélytisme religieux, islamisme et même terrorisme (un terroriste est souvent un ancien délinquant qui trouve enfin dans le « djihad » un sens à sa vie et un moyen de racheter ses « péchés ») et communautarisme arabo-musulman.

2/ Même si peu de politiques énoncent le problème comme je viens de le faire ci-dessus, la plupart sont néanmoins conscients de sa gravité et certains le reconnaissent en privé.

Mais à ce problème, ils apportent de mauvaises solutions.

Depuis que le communautarisme musulman a pris de l’ampleur (en pratique, surtout depuis le début des années 2000), nos dirigeants ont cherché à minimiser le problème, à le circonscrire à une question classique de délinquance sans jamais faire le lien avec le phénomène communautaire (le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, vient encore, à propos de Viry-Châtillon, de parler de « sauvageons », mot un peu rétro pour qualifier des « mauvais garçons » turbulents, alors qu’on a affaire à des criminels mus non seulement par l’appât du gain facile par la drogue, mais aussi par la haine de la France et de ses valeurs concrétisées par ces policiers qu’ils ont voulu tuer.

Quant au « mal-être » des populations des « quartiers », la société s’est auto-stigmatisée. Ces populations seraient « abandonnées », « parquées » dans des cités où elles seraient « recluses ».

Alors, on a lancé à grands frais des politiques « de la ville », des rénovations de cités. On a subventionné des associations, parfois islamistes, pour faire de l’ « accompagnement social » et, pour permettre à la quasi-totalité des classes d’âge de poursuivre des études longues, on s’est mis à leur niveau en baissant celui de l’enseignement afin que tous aient le bac. Et ce bac en poche, avec un niveau inférieur à celui du « certif » d’autrefois, on a culpabilisé les employeurs, coupables de faire des discriminations à l’embauche à l’encontre de nos « pauvres » concitoyens issus de l’immigration (en oubliant qu’un employeur cherche son profit et que, s’il n’emploie pas certaines catégories de travailleurs, c’est sans doute parce que, statistiquement, la probabilité qu’il lui donne satisfaction est plus faible qu’avec d’autres catégories ; c’est comme les contrôles de police au « faciès » : on va là où on a le plus de probabilité de trouver des délinquants. Cela n’a rien à voir avec de soit disant racisme, « islamophobie » et encore moins « xénophobie » : on n’a pas besoin de contrôler les Asiatiques, ils sont honnêtes !).

Parallèlement, on a fait du « social ». On a ainsi cru acheter la « paix sociale », qu’il vaudrait mieux appeler de son vrai nom, la « paix ethnique », en multipliant quasiment sans contrôle les allocations en tous genres, le rsa (« revenu social d’insertion » - laquelle ? -), le logement social en HLM, à tel point que nombre de ceux qui ne travaillent pas gagnent plus par les allocations que les travailleurs avec leur salaire, surtout quand les allocataires « arrondissent » les fins de mois avec le travail au noir et les trafics en tous genres, à commencer par celui de la drogue ; il en est même qui n’habitent plus en France et n’y viennent régulièrement que pour toucher les « allocs ». Il est vrai que ceux-là sont un moindre mal : ils nous coûtent cher, mais, au moins, ne nous dérangent pas au quotidien !). Cette politique n’est pas une « dérive ». Elle est voulue. Les capitalistes y trouvent leur compte : ils vendent des produits aux titulaires d’ « allocs » payées par les impôts des classes moyennes.

Et ce n’est pas fini. La « révolte des banlieues » de 2005, au cours de laquelle nombre de cités se sont embrasées, a traumatisé nos dirigeants. Surtout, tout faire pour qu’elle ne recommence pas. Alors, nos policiers ont une instruction permanente non écrite : pas de provocation ! C’est la peur absolue de la « bavure » qui mettrait le feu aux poudres. Les enseignants n’ont pas d’instruction, mais ils ont l’esprit de survie : rarement soutenus par la hiérarchie quand ils sont en conflit avec des voyous dans leurs classes, surtout « ne pas faire de vagues » ; celui qui en ferait serait mal vu de la hiérarchie (les « bons » établissements ne sont pas ceux qui ont les meilleures notes, mais ceux dont on ne parle pas !) et risquerait de voir ses pneus crevés sur le parking du collège, voire de se faire « cogner ».

La justice est allée dans le même sens avec l’idée simple, et même simpliste, qu’envoyer un délinquant en prison, c’est l’ « école du crime », c’est en faire un « martyr ». Alors, un simple « rappel à la loi » vaut mieux qu’une peine de prison, d’autant qu’il n’y pas assez de place en prison.

3/ Le résultat de trente ans de ce laxisme est tout simplement catastrophique.

Il s’est développé un tel sentiment d’impunité chez les délinquants avérés ou en puissance, qu’ils en ont perdu jusqu’à la notion de bien et de mal (il n’y a pas si longtemps, des « jeunes » ont même arrêté un TGV dans une banlieue marseillaise pour « s’amuser » et pour filmer leur « exploit ». Leurs intentions ne pouvaient pas être mauvaises puisqu’ils n’ont même pas pensé à dévaliser les voyageurs !).

Si encore les délinquants et leurs familles éprouvaient des sentiments de gratitude envers une société si généreuse et compréhensive à leur endroit (ce dont ils ont parfaitement conscience car ils se permettent ici ce qu’ils ne feraient pas au Maroc, lorsqu’ils y vont en vacances, où la moindre incartade entraine, dans le meilleur des cas, des coups de matraques et, souvent, des années de prison), ce serait un moindre mal. On pourrait alors parler de démagogie. Mais c’est le résultat inverse qui est obtenu. Dans une société machiste, où la virilité est une vertu et où la violence se vit au quotidien, le laxisme de la justice, de la police, des enseignants et de la société dans son ensemble est vu comme de la faiblesse et dans ce genre de société, on n’a que mépris pour les faibles. Exactement comme un prof chahuté : les chahuteurs le méprisent.

Dans un tel contexte, il n’y a plus de respect pour l’autorité et donc pour la société. L’absence de sanction est vécue comme une absence de règles et, comme la nature a horreur du vide, la démission de la société laisse place à la loi du milieu, celle de la cité, de la communauté et, de plus en plus, de la charia. La France a démissionné. A leurs yeux, elle n’a pas plus d’existence et de légitimité qu’in distributeur automatique de billets : on l’utilise par pragmatisme et intérêt, mais il est insignifiant.

4/ Renforcer les effectifs de police serait certes utile. Dans la ville de 30 000 habitants où j’habite, il n’y a plus que 20 fonctionnaires de police nationale (et pas de municipale), contre 70 il y a vingt ans. Sarkozy, désormais champion en paroles du tout sécuritaire, en avait supprimé 10 000 et Hollande se vante d’avoir enrayé la chute, ce qui ne signifie pas retour à la situation ex ante.

Mais cela ne suffirait pas. Lorsqu’on a des moyens qu’on s’interdit d’utiliser, c’est comme la dissuasion nucléaire. Une bombe atomique suffit si l’agresseur est convaincu qu’on l’utilisera en cas d’attaque. Cela ne servirait à rien d’en avoir 100 si on a indiqué auparavant qu’on ne les utiliserait jamais. Nos policiers sont armés, mais ceux qui sont en face ont la conviction que les armes ne seront jamais utilisées et même que les matraques sont exclues. En fait, les policiers s’interdisent d’utiliser des armes parce que cela serait contraire aux instructions et que, si par malheur il y avait un décès chez les agresseurs, le fonctionnaire aurait à s’en expliquer et même qu’il risquerait un procès de la part de la famille du criminel (cela s’est vu), soutenue par une batterie d’associations « droits-de- l’hommistes ».

5/ Les vraies solutions, pourtant, existent :

a/ la police est là pour maintenir l’ordre républicain et pour faire appliquer les lois, pas pour se protéger sans réagir de coups portés par des assaillants. J’ai des sentiments de compassion pour ces policiers apeurés prêts à tout, y compris à prendre des coups sans réagir et à s’enfuir s’ils le peuvent, afin d’éviter à tout prix le risque d’une bavure. J’ai en même temps un sentiment de honte pour mon pays. Cette image qui a fait le tour du monde d’un policier tentant d’esquiver les coups d’un casseur pendant que sa voiture brulait, m’obsède et m’anéantit, et je ne suis pas le seul.

Nous ne voulons plus les voir. Nous ne voulons plus de cette humiliation.

Si un policier armé doit utiliser son arme pour maintenir l’ordre et se protéger lui-même, qu’il le fasse. En l’occurrence à Viry-Châtillon, un voyou blessé (et même plus) par le tir d’un policier aurait probablement suffi à faire fuir les agresseurs et à sauver son collègue qui lutte aujourd’hui entre la vie et la mort. Cela aurait entrainé des émeutes ? Et alors ? Aux Etats-Unis, il a des émeutes après des décès de délinquants. Elles ne durent jamais longtemps. Si le dilemme doit être un criminel mort ou un policier mort, je choisi sans hésiter le premier. Le comportement des policiers américains est sans doute excessif, mais, à tout prendre, il vaut mieux que celui de notre police : la peur doit changer de camp et, après tout, un malfrat qui s’attaque à un policier doit savoir le risque qu’il encourt, celui de se faire descendre.

Les bavures avérées doivent évidemment être sanctionnées, mais il ne devrait appartenir qu’à la hiérarchie (et, à travers elle, au pouvoir politique) de le faire, pas à la justice. Je suis indigné de ces policiers poursuivis en justice (et le plus souvent acquittés après des mois traumatisants de procédure) par des familles de délinquants. Que la justice s’occupe des délinquants, pas de ceux qui les combattent !

b/ les simples gardes statiques et les voitures de policiers qui foncent sans jamais s’arrêter et dont les sirènes font fuir les délinquants avant même qu’elles arrivent doivent laisser la place à la traque systématique des voyous et de tous leurs complices. Des fouilles systématiques au milieu de la nuit (l’ « état d’urgence » le permet) d’appartements dans les cités, voire le stationnement au milieu de la cité de voitures blindées, devraient être destinées à rendre la vie impossible dans les quartiers où le communautarisme s’est érigé en loi. A leurs habitants de choisir : « couvrir » les délinquants ou coopérer avec la République. Je ne doute pas que cela entrainerait peut-être dans un premier temps des révoltes, mais dans un deuxième temps une meilleure coopération afin, en éradiquant les délinquants, d’avoir la « paix ». La plupart des habitants de ces cités sont plus intelligents que ce que croient nos dirigeants. Ils savent ce qu’ils ont de ce côté de la Méditerranée et ils savent ce qu’il y a de l’autre côté. Ils savent que la France est beaucoup mieux et s’il y avait une menace sérieuse d’y renvoyer les binationaux qui se comportent mal, sans doute se comporteraient-ils mieux.

c/ le laxisme de la justice est un réel problème, mais c’est en grande partie un faux problème. Les juges sont là pour appliquer les lois. Si les sanctions prévues dans le code pénal sont trop faible, le code peut être changé par la loi.

Mais il y a plus. En dépit de leur indépendance, les juges sont tout de même influencés par la société. C’est la société laxiste qui fait la justice laxiste. Je prends un exemple : la pédophilie est maintenant insupportable à la société, ce qui a non seulement conduit à durcir les lois mais aussi à considérablement durcir la jurisprudence (les délinquants sexuels sont presque toujours lourdement condamnés).

Si la société et nos dirigeants exigeaient des peines sévères pour l’ensemble de la délinquance, les juges suivraient. A cet égard, le traitement avec rigueur de la récidive devrait être une priorité. J’en ai assez d’entendre aux informations que tel délinquant ou terroriste était « connu des services de police ». S’ils le sont, qu’on les mette hors d’état de nuire avant qu’ils sévissent. On peut avoir droit à l’erreur, mais quand on commet pour la cinquième fois le même délit, il n’y a aucune possibilité de changement de comportement et il faut enfermer. C’est eux ou nous. Ce doit être eux.

XXX

L’état de droit, c’est défendre les libertés. La première des libertés est de vivre en sécurité. Quand ce droit élémentaire n’est même plus assuré pour les policiers (5274 d’entre eux ont été blessés ou agressés en 2015), il l’est encore moins pour les citoyens. Les policiers ont peur. Leurs représentants le disent aujourd’hui (ils sont appelés à faire une grève du zèle et à se rassembler devant les commissariats) : la police n’a plus les moyens de faire son travail parce qu’elle n’est pas respectée. Dans la zone pavillonnaire en bordure d’une cité HLM pourtant pas spécialement « difficile » (plutôt tranquille en fait) où je vis je le vois souvent : les policiers se font insulter par des petits « merdeux » qui mériteraient une bonne paire de claques et quand une voiture de police passe, les sifflets fusent des fenêtres. Menacer d’appeler la police quand on a un conflit avec un de ces énergumènes les fait rire.

Ça suffit. Nous demandons que l’Etat et la police se donnent les moyens et la volonté de se faire respecter et de faire respecter les lois de la République. Nous demandons aux parlementaires de durcir les lois et aux juges de les appliquer sans laxisme ni faiblesse.

Un Etat qui ne se défend pas est un Etat qui ne défend pas ses citoyens. Faudra-t-il créer des milices privées armées pour assurer notre tranquillité ?

Chaque jour qui passe montre que tous les ingrédients d’une guerre civile se mettent en place. Un délinquant isolé peut facilement être mis hors d’état de nuire. Un délinquant protégé par une « communauté » de plusieurs millions de personnes est bien plus dangereux.

Délinquance, terrorisme et communautarisme sont liés. Ils se nourrissent mutuellement. Pour s’attaquer et éradiquer ces trois fléaux de la France d’aujourd’hui, il faut les combattre simultanément. Et pour cela, il faut nommer un chat un chat. Le « politiquement correct », ça suffit. Il a déjà fait assez de mal comme cela.

Je n’ai rien contre les gens qui sont nés ailleurs et qui ont une autre religion. A condition, qu’ils aient la volonté de s’assimiler comme l’ont fait des générations d’immigrés avant eux et qu’ils aient le désir de respecter les lois de la République, pas celle de la charia.

S’ils ne le peuvent pas ou ne le veulent pas, ils n’ont rien à faire chez nous.

Et s’ils y restent parce que, par laxisme de la République, ils en ont les « papiers » et en mesurent les avantages matériels, ils doivent se préparer à subit toute la rigueur de la loi. Et si cette loi ne leur plait pas, ceux qui sont binationaux peuvent partir. On ne les retient pas. Moi, je ne suis que Français. Je veux vivre dans mon pays en sécurité et je n’admets pas que nos policiers, qui gagnent en un mois, ce qu’un petit dealer accumule souvent en quelques jours, voire quelques heures, soient ridiculisés par des petits moins que rien et que leur vie soit mise en danger.

Trop c’est trop. Si le crime de Viry-Châtillon réveille la conscience de nos concitoyens endormis, ce sera un bon début.

Mais il reste encore beaucoup à faire pour que la « doulce France » le redevienne.

Je ne veux pas être condamné à l’exil pour fuir un pays devenu barbare.

Yves Barelli, 11 octobre 2016

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Published by Yves Barelli - dans Société
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