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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 18:40

Il ne faut pas attendre de miracle de la « COP 21 » qui s’est ouverte à Paris le 30 novembre. Mais la participation de 150 chefs d’Etat et de gouvernement est le signe qu’il existe une réelle prise de conscience mondiale, y compris, et c’est essentiel, entre les principaux pays pollueurs de la planète. Le chemin sera encore long mais Paris est un point de départ et cela est important.

1/ Les experts ne sont pas unanimes sur les causes du réchauffement climatique. Certaines sont peut-être naturelles : la planète est soumise depuis qu’elle existe à des alternances de refroidissements et de réchauffements. Mais l’action de l’homme est la cause majeure du réchauffement actuel et, en tout cas, de son inquiétante accélération. Bien que je n’aie aucun moyen de le vérifier, je suis convaincu que ceux qui prétendent le contraire ne sont pas sérieux ou, pis, ne sont que les porte-paroles de certains « lobbies » qui entendent poursuivre des activités lucratives en dépit de leurs effets néfastes sur le climat.

Certains sont tentés, même s’ils ne nient pas le réchauffement, d’en minimiser les conséquences négatives, voire catastrophiques. Après tout, disent-t-ils, deux ou trois degrés de plus seraient supportables : moins de ski l’hiver et plus de baignades en automne, davantage de déserts mais la possibilité de mettre en valeur et de peupler le nord canadien et la Sibérie, voire de retrouver un Groenland vert ou de coloniser une partie de l’Antarctique.

Ils se trompent sans doute. Pas seulement parce que la montée du niveau des océans va inonder beaucoup de terres littorales, mais aussi parce que la hausse de la température ne sera pas uniforme, qu’on risque des inversions des courants marins qui régulent le climat (il ne serait pas impossible que le « Gulf Stream » s’inverse, entrainant alors un grave refroidissement du nord de l’Europe et une désertification des Antilles) et que tout cela est largement imprévisible en dépit des modèles mathématiques mis au point par les météorologues (on ne peut même pas expliquer le mécanisme du « niño », cette inversion de courants dans le Pacifique qui se produit en moyenne tous les dix ans et qui se traduit par des pluies catastrophiques dans les zones habituellement arides et par la sécheresse dans les régions habituellement très arrosées ; ceci sur toute la bande équatoriale). Il faut y ajouter le manque d’eau induit par la disparition des glaciers et les effets sur les écosystèmes qui résultent de la pollution, de la déforestation et de l’augmentation de la population.

Certains optimistes estiment que nous arriverons toujours, grâce au progrès technique et au génie de l’homme, à compenser les évolutions négatives du climat, y compris causées par les activités humaines désordonnées. Il en est même qui disent que la réparation des dégâts causés à la nature créera des activités nouvelles, et donc des emplois, et que, en définitive, le résultat sera moins négatif que ce que prédisent les cassandres.

Ceux qui tiennent ce langage sont des rêveurs, des inconscients ou des imposteurs, des apprentis-sorciers. Quand bien même aurions-nous la possibilité de compenser l’évolution négative du climat et les conséquences négatives des activités humaines, leur raisonnement est absurde : quelle civilisation nous proposent-t-il qui consisterait à travailler essentiellement pour réparer les dégâts causés par le travail ? On tournerait en rond pour le plus grand malheur de la majorité des terriens, mais aussi pour le profit financier de quelques-uns.

Et c’est bien là que le bât blesse. Certains ont intérêt à ce que le massacre de la nature continue. C’est le « système » qui produit la destruction de la planète. La destruction in fine du système mondialisé aussi. Mais à terme seulement. En attendant, certains ont encore du « fric » à faire. Ils comptent pour cela sur la complicité, active parfois mais passive le plus souvent, de l’ensemble des terriens auxquels on a réussi à faire croire que leur bonheur personnel passait par toujours plus de croissance, toujours plus de consommation de produits à l’utilité nulle ou faible, notamment des produits industriels (je ne parle même pas des « produits » financiers, parfaitement inutiles et même nuisibles parce que dangereux) transportés d’un bout à l’autre de la planète et dont la courte durée de vie est sciemment calculée pour nous obliger à les renouveler plus souvent.

2/ Les conséquences prévisibles et déjà visibles du réchauffement et de la pollution sont tels que les pays les plus pollueurs commencent à en prendre conscience.

Depuis deux siècles, les Américains ont vécu sur la fiction que les ressources de leur immense pays étaient infinies et qu’ils pouvaient donc s’adonner sans limites aux plaisirs de la consommation. Cela cadrait avec le caractère optimiste du peuple américain, convaincu que son système était le meilleur et, cerise sur le gâteau, qu’il était adoubé par la providence divine. Les Américains commencent à comprendre que cette marche en avant vers une « frontière » toujours reculée ne sera sans doute pas éternelle.

L’idéologie communiste a longtemps fonctionné sur les mêmes bases : le progrès technique était illimité et on ne pouvait qu’aller vers des lendemains qui chantent. On sait ce qu’il est advenu.

La Chine a allié l’optimisme communiste à l’optimisme capitaliste et à la confiance millénaire dans l’homme chinois, à l’avant-garde de l’humanité depuis toujours à l’exception de la minuscule période, à l’échelle du temps, de la suprématie occidentale des deux siècles qui touchent aujourd’hui à leur fin. La Chine a eu l’intelligence de limiter sa croissance démographique grâce à la politique de l’enfant unique, mais elle constate aujourd’hui qu’elle paye au prix fort la recherche d’une croissance économique maximale sans freins ni précaution. Aujourd’hui, le territoire de l’ « empire du Milieu » est proche du désastre écologique. L’atmosphère des grandes villes est devenue irrespirable au point d’inverser la courbe de baisse de la mortalité. Là aussi, il y a prise de conscience.

L’Inde part de plus bas. Même avec un niveau de développement encore très bas, les dégâts causés à la nature sont déjà considérables. J’ai vécu en Inde ; j’y ai constaté que même les routes reculées ne sont que succession de sacs plastiques accrochés aux branches des arbres, décharges à ciel ouvert, rivières empoisonnées par les déchets chimiques ; comme en Chine les exemples de désastres écologiques sont de plus en plus nombreux, tuant au mercure ou à l’amiante des milliers de personnes, rendant la vie impossible à des dizaines de millions d’autres. On commence à en prendre conscience à Delhi et à Bombay.

Ces trois pays sont en tête de la pollution et de la production de gaz à effet de serre.

Il se pourrait qu’ils prennent la tête de la « croisade » mondiale pour sauver la planète. S’ils le font, ils seront sans doute plus crédibles que les pays européens, à la croissance économique proche de zéro (ce qui serait bien si cette stagnation s’accompagnait d’une baisse du temps de travail et d’une meilleure répartition des revenus et des patrimoines) et auxquels les pays du tiers-monde disent, à juste titre, « vous nous reprochez de polluer alors que vos entreprises polluent chez nous par leurs délocalisations et que, ayant atteint un haut niveau de vie par vos pollutions passées et présentes, vous êtes mal placés pour nous reprocher, maintenant, de nous développer ».

De ce qui précède, on l’a compris, il résulte qu’il sera bien difficile à la « communauté internationale » de parvenir à un consensus allant au-delà des bonnes intentions, chacun se renvoyant la balle des responsabilités et du financement des mesures à prendre.

Mais il y a une prise de conscience. Cela est positif et nouveau.

Sans doute les « décisions » de la conférence de Paris seront-elles essentiellement symboliques. Mais les symboles ont leur importance. « Ce n’est un début, continuons le combat », comme disaient les étudiants de mai 1968 qui avaient au moins compris deux choses : le « système » est responsable et la « société de consommation » ne saurait être une fin en soi. Nous étions peut-être pour la plupart des fils de «bourgeois » d’autant plus à l’aise pour critiquer la consommation que nous ne manquions de rien, mais les mots d’ordre de cette révolution mentale me paraissent aujourd’hui prémonitoires : « dessous les pavés, la plage » et « faites l’amour, pas la guerre ». Si l’humanité se contentait de faire l’amour sur la plage (sans oublier la « pilule » pour éviter la croissance démographique), nous serions plus tranquilles, plus heureux et moins pollués.

Quelques décisions vont sans doute sortir de la conférence de Paris. On parle par exemple d’une « taxe carbone » qui serait payée par les pollueurs. Le principe me parait contestable : payer pour avoir le droit de polluer est malsain parce qu’immoral. Je préfèrerais une planification mondiale et des mesures plus coercitives. Mais ce serait mieux que rien.

3/ Dans cet environnement de bonnes intentions et cette recherche du consensus à tout prix du genre « tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil, parce que nous aimons tous notre planète », je crains qu’on se trompe de cible.

Je n’aime pas ces « spots » à la télévision qui tendent à tous nous culpabiliser. Nous produirions trop d’ordures, nous serions responsables, tous, de la prolifération de sacs plastiques non dégradables, de la saleté des mers, de la déforestation de l’Amazonie, de la fonte des glaciers, de la disparition des espèces animales et autres méfaits du réchauffement et de la transformation de la planète en une gigantesque poubelle.

A voir ces « spots », quand j’utilise ma voiture, quand je prends l’avion, quand je dois me munir d’une paire de ciseaux pour décortiquer l’emballage plastique de nombreux produits achetés (avons-nous le choix ?), je suis responsable. Si je les écoutais, j’aurais à m’excuser pour l’air que je respire ou pour l’eau que je bois !

Je ne suis pas d’accord pour cette culpabilisation en permanence. J’ai comme l’impression qu’il y a des arrière-pensées politiques là-dessous destinées, entre autres, à nous faire accepter sans rechigner les absurdes plans d’austérité que nous imposent (avec la complicité de nos gouvernants) la Commission européenne (avec des salaires de plus de 30 000€ par mois, les « commissaires » sont, eux, à l’abri de l’austérité !).

Je note au passage que le langage qu’on nous sert n’est pas à l’abri de contradictions. Ainsi, après nous avoir fait acheter pendant des décennies des voitures au moteurs diésel sensées avoir un meilleur rendement (donc plus économes en pétrole), on nous dit aujourd’hui qu’elles polluent. Il faudrait les remplacer par des voitures électriques. Mais j’entendais l’autre jour à la radio que le bilan carbone de la voiture électrique était loin d’être bon et que, à moins de 100 000 km par an, il était pire que le moteur classique. Des experts disent qu’il en va de même pour les éoliennes. A entendre les « écolos » qui en ont fait un dogme (l’autre étant l’anti-« bagnole »), le nucléaire est le mal absolu. D’autres disent que, pour la production de gaz à effet de serre, le nucléaire est ce qu’il y a de mieux.

Qui croire ? Je me méfie des vérités « révélées » qui se contredisent l’une l’autre au fil du temps et parfais en même temps.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire. Mais je crois qu’un véritable débat démocratique serait le bienvenu pour enfin prendre les bonnes décisions, ou, au moins, les moins mauvaises.

J’ai surtout peur que les intérêts économiques priment une fois de plus l’intérêt général. Après nous avoir fait acheter des Diesel pour engraisser Peugeot, faut-il passer à l’électrique pour plaire à Renault ? Les écologistes mettent en avant l’immense champ de croissance économique qu’il y aurait dans le développement des énergies nouvelles. C’est bien ce qui m’inquiète. Une fois de plus on va se lancer dans les éoliennes « pour créer des emplois » et je ne serais pas étonné que dans vingt ans on les voue aux gémonies comme le diesel aujourd’hui pour les remplacer par autre chose, encore plus « créateur d’emplois ».

4/ Ce qui me gêne dans le discours de nos écologistes et de nos dirigeants, c’est qu’ils ne remettent pas en cause le système capitaliste mondialisé qui nous dirige de manière de plus en plus « totalitaire ».

Je ne dis pas que chacun, on ne doive pas faire un effort. Si j’ai des bons mollets et si c’est pas trop loin, c’est effectivement mieux de marcher ou d’aller à vélo plutôt qu’en voiture. C’est mieux pour l’environnement et c’est mieux pour notre santé. Dans ce cas, qu’on interdise les publicités à la télévision pour les voitures. Elles reviennent tous les quarts d’heure, en alternance avec les pubs de parfums. Sommes-nous collectivement squizophrénes ? On veut notre bien et on nous fait acheter ce qui nous fait mal.

Mais je voudrais encore davantage qu’on identifie mieux les responsabilités. On culpabilise l’automobiliste pour son Diesel et on ne dit rien des camions : 92% de la production de particules fines sont produites par les poids-lourds et les porte-conteneurs.

Certes, plutôt que de prendre la voiture, il vaudrait mieux utiliser les transports en commun. A condition qu’ils existent. On pourrait davantage transporter les marchandises en train qu’en camion. Encore faudrait-il l’organiser et l’imposer. Ce n’est pas le cas.

Mais il y a plus. Quelle logique économique y a-t-il à acheter une voiture coréenne à Sochaux, des tee-shirts chinois à Troyes et du raisin chilien en Languedoc? Aucune, autre que la différence de salaires, de conditions sociales ou de respect de l’environnement entre les pays. Et encore, ces exemples se voient. Il y a aussi la face cachée de la mondialisation : le tronçonnage des fabrications aux quatre coins du monde. Ainsi, on produit le lin en Normandie, on le travaille en Chine, au Maroc, encore je ne sais où et on revend les vêtements de lin sur les marchés de Rouen. Vous trouvez cela normal ? Moi non.

La mondialisation a été une vaste supercherie qui a fait croire aux gens qu’il était rationnel de fabriquer là où c’était le plus « rentable » et que cela était profitable à tous. D’où l’ouverture des frontières et vive le commerce international, principal facteur, nous a-t-on dit, de croissance économique.

Lisez l’excellent livre de François Lenglet (le chroniqueur de France 2, donc pas vraiment un dangereux révolutionnaire) « la fin de la mondialisation » et vous comprendrez qu’on nous a raconté des salades.

La réalité est que nos capitalistes ont joué sur tous les tableaux pour maximiser leurs profits. Autrefois, il fallait mieux payer les salariés pour qu’ils consomment (comme disait Ford, « je paye mes ouvriers pour qu’ils m’achètent des voitures »). Depuis l’ouverture des frontières, si « leurs » ouvriers ne consomment plus assez parce qu’on les paye moins, on va vendre ailleurs et si, en dépit des baisses des salaires (le salaire réel des Européens et des Américains a baissé depuis trente ans), le « coût du travail », comme on dit, est trop élevé, on fabrique ailleurs ce qu’on continue à vendre ici. « Bénéf » sur tous les tableaux, sauf que, maintenant, c’est un pouvoir d’achat insuffisant à l’échelle mondiale qu’on constate. Alors, on a multiplié les crédits consentis à ceux qui ne peuvent plus suffisamment payer (d’où la crise des « subprimes » commencée en 2008 et qui n’est pas finie). On compte aussi sur le progrès technique, mais, même la « révolution du numérique » a ses limites (lisez le dernier livre de Daniel Lévy).

Ce système est dans l’impasse. Il faudrait toujours plus de croissance pour qu’il se maintienne. Mais elle s’essouffle, même en Chine ou au Brésil, et ses effets négatifs tendent de plus en plus à l’emporter sur les effets positifs.

D’où, enfin, cette prise de conscience planétaire qui se traduit par la présence aujourd’hui à Paris de 150 chefs d’Etat et de gouvernements.

Mais ne nous berçons pas d’illusions. Tant qu’on collera au système capitaliste mondialisé, on pourra être sceptique sur les progrès réels à attendre dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Sans donner un catalogue de ce qu’il faudrait faire (je ne suis pas un « expert », ce qui est sans doute mieux car la plupart sont stipendiés par les groupes capitalistes ou les gouvernements, ce qui revient au même ; les solutions doivent être recherchées collectivement), voici quelques pistes qui me paraissent dignes d’intérêt :

a/ la croissance sans fin n’est plus la solution mais le problème.

b/ la « mondialisation » est nuisible. Il faut revenir aux frontières nationales protégées (y compris des terroristes). Le principe devrait être qu’il est ridicule et nuisible d’importer ce qui pourrait être produit sur place. Il est faux de dire que le commerce international est un facteur de croissance. C’est plutôt un facteur de nuisances : oui à la mondialisation de la culture (ce qui ne signifie pas « world culture », en fait américaine, mais échange entre cultures nationales, régionales et locales à protéger et à promouvoir), non à celle des marchandises.

c/ le développement de gigantesques mégapoles est une catastrophe. Celles du tiers-monde sont devenues des fabriques de pollution, d’embouteilles, de stress et, plus encore, de déculturation, de perte d’identité et donc de misère et de délinquance. Il vaut mieux rechercher à disséminer les activités par un développement régional harmonieux.

d/ un aspect capital du dérèglement de la planète est dû à la croissance démographique excessive de nombreux pays du tiers-monde. Cela est passé totalement sous silence à la conférence de Paris par pure démagogie pour ne pas « stigmatiser » ces pays. Pourtant les effets écologiques mais aussi économiques et donc politiques sont catastrophiques. J’ai eu l’occasion de le vérifier en m’occupant d’un programme de coopération avec l’Afrique dans le domaine de l’éducation. Quand un pays voit sa population doubler en moins de vingt ans (cas de la quasi-totalité des pays d’Afrique noire), il ne peut suivre pour construire les écoles, les centres de santé, les logements ou les transports, surtout quand cela est groupé avec l’exode rural, ce qui met en danger son développement.

Le développement favorise certes la décélération de la croissance démographique (en permettant le passage d’un équilibre ancien, fondé sur des natalités et mortalités fortes, à un équilibre nouveau, avec les deux faibles), mais il faut du temps pour passer d’un équilibre à l’autre car l’inertie démographique est une réalité.

Jointe au réchauffement, à la raréfaction de l’eau et de la nourriture, à l’urbanisation incontrôlable, l’explosion démographique est en train de créer toutes les conditions d’un chaos généralisé en Afrique.

Aussi, ne devrait-on plus laisser faire la « nature », souvent confortée par les préjugés sociaux et religieux. Il est impératif de limiter la croissance démographique. La politique chinoise de l’enfant unique est la seule solution. Dans trente ans, il y aura 500 millions d’habitants au Nigeria. Quid quand il y en aura un milliard ? Sans doute un terrain fertile pour des migrations de grande ampleur et des dérives de type « Boko Haram ».

XXX

Ne pas s’en remettre aux lois du marché, planifier à l’échelle mondiale, rechercher des solutions alternatives à la croissance économique (et démographique) sans fin.

Pour cela, il faudrait que l’intérêt général, qui n’est pas la somme des intérêts particuliers, prime ces intérêts-là.

Un gouvernement à l’échelle mondiale serait une utopie. Quand on voit le désastre de l’Union européenne, cela n’est pas souhaitable. Rien ne remplacera les Etats. Tout ce qui s’y substitue va à l’encontre de la démocratie, y compris, évidemment la dictature des grandes multinationales (je ne veux pas d’un gouvernement de Google et d’Apple).

La solution la plus raisonnable serait plutôt une concertation, une entente si possible, entre les grandes puissances. Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité paraissent les plus à même de jouer les premiers rôles dans la prise des décisions nécessaires. Ils doivent évidemment y associer d’autres pays clef comme l’Inde, le Japon, l’Allemagne ou le Brésil.

Pas seulement pour le réchauffement climatique et l’environnement. Tout est lié : paix et sécurité militaire, sécurité alimentaire, sécurité démographique, sécurité médicale, etc.

Il reste encore beaucoup de chemin à faire.

Mais la prise de conscience que l’on constate aujourd’hui à Washington ou à Pékin s’agissant du réchauffement climatique peut rendre plus optimiste. Enfin, moins pessimiste !

Yves Barelli, 30 novembre 2015

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